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    Afrique

    Les conséquences de la crise politique sur l’économie nationale

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    Les conséquences de la longue crise politique à Madagascar commencent à se faire sentir. En effet les Etats-Unis ont suspendu l’application de l’accord AGOA (African Growth and Opportunity Act), qui permet à certains produits africains d’aller sur le marché américain sans taxes douanières. La filière du textile est durement frappée par la situation. Avec cette suspension, l’île de Madagascar n’est plus concurrentielle. Des milliers d’emplois, dans les zones franches textiles, qui travaillaient en majorité pour le marché américain, sont touchés.

    Les commandes risquent de disparaître, et très vite, ce sont les usines qui vont fermer. Exemple en périphérie d’Antananarivo, où Radha Fashion a mis ses 850 employés au chômage technique. Chef de chaîne dans une usine Radha Fashion depuis trois ans Alain est allé ce 29 janvier 2010 chercher son dernier salaire avant longtemps. Il sait que son sort est lié à la suspension de l’Agoa (African Growth and Opportunity Act), mais il n’a aucune visibilité sur son avenir. « On a commencé à nous envoyer au conseil annuel et après en rentrant on repasse ici. Ils ont dit qu’on est au chômage, chômage technique c’est-à-dire qu'on reste à la maison, et qu'on ne nous paie rien. D’après notre responsable, ça va durer longtemps ».

    Si l’on se fie aux informations affichées à l’entrée de l’usine, l’activité devrait cesser pendant au moins deux mois. La direction refuse de communiquer, même si un responsable lâche à la sauvette que « c’est désormais le marché européen qui va être visé ».

    Mais pour le moment, il n’y a plus de commandes. Alors les employés ont décidé de manifester et Louvatine, une employée, assure qu’ils ne céderont en rien : « Nous venons ici tous les jours, du matin jusqu’au soir. Nous demandons donc notre préavis, nos congés et nos droits. Tous nos droits ».

    Une quête est faite pour les frais de transport des délégués qui, mardi, vont aller plaider la cause des salariés à l’inspection du travail en centre-ville d’Antananarivo, en espérant être entendus aussi par les politiques de tout bord dont les chamailleries ont conduit à cette impasse économique.

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