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République centrafricaine - 
Article publié le : mardi 02 février 2010 - Dernière modification le : mardi 02 février 2010

L'opposition exige la démission du président de la CEI

Par RFI

En Centrafrique, François Bozizé a ordonné le 30 janvier la dissolution de comités locaux de la Commission électorale indépendante. C'était l'une des revendications de l'opposition qui boycotte la CEI depuis mi-janvier. Réunis lundi 1er février la quasi totalité des partis politiques d'opposition, ainsi que l'ex-rebelle Jean-Jacques Demafouth, maintiennent leurs exigences : la démission du président de la CEI, Joseph Binguimalé.

Les opposants n'ont pas de mots assez durs contre le pasteur Joseph Binguimalé. On lui reproche d'abord son « manque de sérieux », son « incompétence » et l'on va même jusqu'à mettre en doute « sa probité » : on rappelle ainsi la fameuse facture portant sur l'achat d'un lit à 6 millions de francs CFA (9 000 euros) et l'on dénonce aussi les manipulations en cours pour mettre en place la fraude électorale.

« Le plus grave pour nous,
explique Gabriel Edouard Koyambounou du MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain), c'est surtout son absence d'indépendance. Nous n'avons plus confiance en lui ».

De son côté, le pasteur Joseph Binguimalé proteste de sa bonne foi : « Je ne roule pour personne. Les allégations de détournements de fonds ne sont qu'un tissu de mensonges ».

Samedi, le président Bozizé a fait deux concessions : il a proposé la dissolution « des comités locaux de la Commission électorale d’où étaient chassés les partis d’opposition ainsi que la réalisation d'un audit sur les finances de la CEI », mais le chef de l'Etat a renouvelé son soutien au pasteur Binguimalé avec cet argument : « C'est un homme d'Eglise, il faut le respecter comme tel ». Le médiateur de la République est maintenant saisi.

tags: François Bozizé - République centrafricaine
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Commentaires (1)

DEMISSION du PRÈSIDENT DE LA CEI

Les politiques Centrafricains doivent coûte que coûte exiger la démission de ce faut pasteur. C'est un homme d'inégalité qu'il ne faudrait plus respecter. Les démocrates attendent voir des élections libres, transparentes et justes en Centrafrique.
Je leur souhaite beaucoup de courage.

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