Les Nations unies travaillent à redéfinir les missions de la Monuc

Selon une information RFI, les Nations unies réfléchissent à différents scénarii qui permettraient à la Monuc, sa mission en RDC, d'envisager son retrait dans les meilleures conditions. Le président Kabila a réclamé d'ici le mois de mai prochain un calendrier de départ précis et souhaite également que les missions de la Monuc soient redéfinies. Dans un document confidentiel, le Département des opérations de maintien de la paix (DPKO) de l'ONU propose plusieurs options.
Dans ce document, les experts de l'ONU évaluent les quatre ou cinq pistes possibles.
La première option envisage un redéploiement progressif de la Monuc dans les provinces de l'Est, qui s'effectuerait sur une période de 6 à 24 mois. La Monuc maintiendrait une présence réduite dans l'Ouest du congo avec des équipes pluridisciplinaires chargées d'un travail de consolidation de la paix. Le quartier général resterait a Kinshasa.
Deuxième option : la Monuc transfèrerait au gouvernement congolais toutes les missions de sécurisation qu'elle assume actuellement dans la partie Ouest du Congo. La mission serait alors scindée en deux : dans les provinces de l'Est, elle serait mandatée pour une opération « limitée de maintien de la paix » et pour aider à mettre sur pied d'une force de 15 a 20 000 militaires congolais capables de se substituer progressivement aux Casques bleus. Pour le reste du pays, la Monuc serait chargée d'une mission de reconstruction.
Autre scénario : le maintien de la configuration actuelle, la Monuc reste présente partout dans le pays y compris à Kinshasa, mais prévoit une réduction de ses effectifs militaires dont le nombre est à déterminer.
Deux autres formules proposent des variantes ou des combinaisons de ces options.
La Monuc devra donc maintenant discuter avec les autorités congolaises pour trouver le meilleur compromis. Les Nations unies souhaitent que les Casques bleus ne se retirent pas tant que le gouvernement de Kinshasa ne dispose pas d'une force armée capable d'assurer la paix et la stabilité dans tout le pays.

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Commentaires (4)
Bonjour, Je pense qu'après 11
Bonjour,
Je pense qu'après 11 ans bientôt, la Monuc a montré ses faiblesses et devrait partir. Il revient aux autorités congolaises de prendre à bras le corps les enjeux de la sécurité de notre pays et d'y faire face de façon responsable. Il est clair que des milliers des familles (surtout étrangères) vivent de la "manne" de la Monuc et dès lors son départ aura des "side-effects" négatifs. Mais quand même trop c'est trop. Cette mission reste peu claire sur ses ambitions et ses résultats sont là: depuis qu'elle est là que de négociations et le pays n'avance pas. Qu'elle parte, bien entendu après une définition claire des contours de ce départ avec le gouvernement congolais qui, cette fois-ci j'espère, fera montre de responsabilité.
La Monuque doit restée au Congo
Moi entant que Congolais qui suit très bien ce qui se passe au Congo, je vois que ça serrait une erreur de précipité le départ de la monuc, de un la RDC n'a pas d'armée, le FARDC n’est que le résultat d'un brassage de différant Groupe Rebelle et ces rebelles sont le même gens qui tuent les civils. La situation sécuritaire dans tout le territoire Congolais est vraiment critique, à l'est il y a le FDLR que l'armée congolaise a la difficulté de le métriser, au nord il y a encore une nouvelle rébellion qui est né, bref il y a l'insécurité total en RDC, même le Gouvernement Kabila le sait très bien mais ne veut pas l'admettre. Le départ de la monuc en RDC serra Comparable au sevrage d'un enfant malnutrie que l'on veut a peine de donner la nourriture.
Moi je pense qu'une femme doit prendre le pouvoir au Congo RDc pour mettre Fin à l'impunité et au violence faite à la Femme et la monuc doit attendre jusqu'à ce que cette femme prenne le pouvoir et l'aider a reconstituer une armée fort et puissant de l'Afrique central..
c'est trop tot
C'est vraiment trop tôt, si ils osent, le Congo va retombé dans une instabilité sans pareille. Il est temps que les gents deviennent pragmatique.
La Monuc s'accroche
Décidément, il n'y a qu'en RDC ou tout le monde veut s'accrocher a sa position malgré l'échec avère. Il est temps pour la Monuc de se retirer avec la petite dignité qui lui reste. Réfléchir sur des scenarios tels qu'exposes dans cet article cache mal une volonté de gagner du temps pour rester encore quelques années. On dirait que cette mission d'imposition de la paix, qui a échoué, se complait à faire un décompte macabre des victimes civiles au lieu de les protéger. La Monuc s'est disqualifiée depuis les événements de Bukavu en 2004 ou elle a affiché une attitude jugée pour le moins complice devant les crimes perpétrés par les hommes de Mutebutsi et Nkundabatware contre la population congolaise non Tutsi.
Il est temps que le gouvernement de Kabila prenne enfin ses responsabilités et sorte de la honteuse dépendance multiforme dans laquelle le pays est maintenu. Cette dépendance revet plusieurs formes:
1) Dépendance militaire : sans la ration de la Monuc les militaires mourraient de faim au front.
2) Dépendance économique et financière : sans le secours des bailleurs des fonds les caisses de l'Etat sonnent creux et la monnaie nationale ne ressemblerait qu'a du simple papier.
3) Dépendance humanitaire et sociale : sans la compassion des humanitaires tous les déplaces et refugier seraient voues a l'hécatombe.
Un tel tableau, même partiel, résume l'irresponsabilité du gouvernement et l'absence de l'Etat la ou on l'attend, c a d dans la résolution des problèmes de ses citoyens. Monuc et Pouvoir Kabila égal a l'inefficacité.
Demander le départ de la Monuc est une chose, prendre ses responsabilité en tant que Chef d'un Etat indépendant et souverain est une autre. Autrement dit, cette soudaine arrogance vis a vis de ceux qui le protège étonne. Disons le nous bien que sans la Monuc, Joseph Kabila ne serait resté aussi longtemps au pouvoir.
Que la Monuc parte, elle ne sert pas les intérêts du peuple congolais mais ses propres intérêts et ceux de Joseph Kabila. Adieu
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