| Dernières infos |
Grèce : le gouvernement approuve le plan d'austérité exigé par l'UE et le FMI |
|
26 commissaires en attente du vote du Parlement européen

Les 26 prétendants au titre de commissaire européen ont-ils réussi leur audition? Le Parlement tranchera la question mardi 9 février. Chaque candidat a déjà été auditionné individuellement par les eurodéputés. Les choix du président de la Commission devraient donc être approuvés sans surprise. Après trois mois de flottement, cette nouvelle équipe accompagnera José Manuel Barroso pour son deuxième mandat comme chef de l'Exécutif communautaire.
Trop libéral. Tel est le principal reproche adressé à José Manuel Barroso par ses détracteurs, à la suite de son premier mandat. Le président de la Commission européenne, reconduit dans ses fonctions, s'engage à faire mentir les critiques.
La sortie de crise est donc l'objectif principal des cinq années à venir, avec l'ambition de s'affranchir davantage du poids des grands pays au sein de l'Union. Quatre commissaires seront aux avant-postes pour répondre à cette demande, à commencer par Michel Barnier.
L'ancien ministre français de l'Agriculture s'occupera du marché intérieur et des services financiers de l'Europe. L’Espagnol Joaquim Almunia aura en charge la Concurrence, les Affaires économiques seront attribuées au Finlandais Olli Rehn, quant au Commerce, il reviendra au Belge Karel De Gucht. Autant de postes pour tenter d'enrayer la crise économique qui a largement touché l'Europe.
Le président Barroso se dit même très optimiste : « Dans cinq ans, je veux que cette Commission ait joué un rôle-clé pour faire passer l'Europe de la crise à une économie compétitive qui fournisse croissance durable et prospérité à tous nos citoyens ».
Nouvelle donne avec le traité de Lisbonne
Le Portugais Barroso promet une Union forte, mais avec l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, le 1er décembre 2009, la donne change. Jusqu'à présent José Manuel Barroso était l'homme le plus puissant de l'Union européenne. Or, les pouvoirs du président de la Commission se voient amoindris. Il faudra désormais partager avec les autres responsables de l'Union. Un partage à négocier notamment avec Herman Van Rompuy. Le président du Conseil européen organise jeudi un sommet avec les vingt-sept dirigeants sur la crise économique. Difficile donc pour le chef de l'exécutif communautaire de délimiter sa marge de manoeuvre. Mais à la différence de ses collègues, José Manuel Barroso bénéficie de l'expérience des sommets européens. Cette ancienneté lui donne plus de visibilité et devrait l'aider à s'affirmer davantage face aux états membres.
Prévenir le réchauffement climatique
Après trois mois hésitants, les nouveaux commissaires ne devraient en tout cas pas manquer de travail. De fait, la nouvelle équipe a dû attendre l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne pour prendre ses fonctions.
Avec l'action climatique comme nouveau portefeuille, l'environnement est élevé au rang des priorités. Cependant, après les négociations décevantes du sommet de Copenhague sur le climat, la tâche va être rude pour le Slovène Janez Potocnik, commissaire à l'Environnement et pour sa consoeur danoise chargée de l'action en faveur du climat, Connie Hedegaard.
Dans la continuité de la Commission Barroso I
Avec quatorze nouveaux visages sur les vingt-sept que compte la Commission européenne, la politique de José Manuel Barroso devrait toutefois rester semblable à celle menée de 2004 à 2009. En effet, treize commissaires sont reconduits mais à des portefeuilles différents.
Le passage de la crise économique insufflera sans doute un penchant plus social à la Commission, mais l'ancien Premier ministre portugais est profondément libéral. Vingt représentants sont d'ailleurs conservateurs ou libéraux. Une position renforcée par l'orientation plutôt à droite des vingt-sept gouvernements des Etats membres.

Delicious
Digg
Facebook
Twitter
Yahoo!
Technorati














Commentaires (1)
Nouvelle Commission et gouvernance européenne
Je n'ai qu'une confiance très limitée en cette Commission. Barroso en a fait jusqu'ici un secrétariat du Conseil alors que J. Monet comme J. Delors ont voulu en faire le centre de la construction européenne. Ce dernier en s'attachant à proposer systématiquement au Conseil, avec chaque solution de compromis entre nations membre de l'Union, des avancées de l'ensemble communautaire.
Or il va être rapidement évident que l'Europe ne survivra que plus proche d'une fédération de nations solidaires que d'un ensemble tiraillé d'États orgueilleux tirant la couverture à eux.
Et les problèmes actuels de la zone euro ne sont qu'un début de ce que l'Europe va devoir affronter!
Réagissez à cet article