
Comme l'avait annoncé ce week-end le président Ahmadinejad, l’Iran a notifié officiellement lundi 8 février 2010 et par écrit à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sa décision de commencer à enrichir de l'uranium à 20%. La France et les Etats Unis jugent que la communauté internationale n'a d'autre choix que d'adopter de nouvelles sanctions contre de Téhéran.
Aujourd'hui, l'Iran revendique la capacité de le faire tout seul, ce qui reste quand même à prouver. Téhéran se défend aussi de toute ambition militaire et se prévaut d'un objectif sanitaire : fournir du combustible au réacteur de recherche médicale de Téhéran.
Légal ou illégal Avec notre correspondant à Vienne, Christian Fillitz Ali Asghar Soltaniyeh, l’ambassadeur d’Iran auprès de l’AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique), a expliqué la décision iranienne de commencer la production d’uranium enrichie à 20% par l’absence de réponse aux propositions de Téhéran depuis huit mois. « Un accord avec la communauté internationale est toujours possible », a-t-il ajouté. Il a ainsi repris les déclarations d’Ali Akbar Salehi, le patron de l’Organisation nucléaire iranienne, selon lesquelles l’Iran arrêterait cette production dès qu’il pourrait importer cet uranium des grandes puissances. « Cet uranium servirait de combustible à un réacteur de recherche médicale, a précisé l’ambassadeur d’Iran auprès de l’AIEA. En même temps, a-t-il déclaré à la presse, dans cette lettre remise à l’AIEA, les inspecteurs de l’agence de Vienne sont invités à surveiller le processus sur le site de Natanz ». Et dans ce contexte, un haut diplomate de l’AIEA a déclaré que « l’enrichissement d’uranium à 20% était légal dans le contexte du Traité de non-prolifération nucléaire ». |

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