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Blaise Compaoré appelé au chevet de la Côte d’Ivoire

Après trois jours passés à Ouagadougou, Guillaume Soro, le Premier ministre ivoirien doit rentrer ce lundi 8 février 2010 à Abidjan. Au Burkina Faso, il a sollicité l'aide du médiateur Blaise Compaoré dans la crise autour de la Commission électorale indépendante ivoirienne. Les ténors du camp présidentiel en premier, puis le procureur d'Abidjan ont accusé le président de la CEI d'avoir voulu incorporer frauduleusement plus de 429 000 noms dans le fichier électoral. Le président burkinabé devrait répondre à l'appel de Guillaume Soro car cette crise retarde, une fois de plus, l'échéance électorale ivoirienne.
Blaise Compaoré devrait s’impliquer dans le dossier dès le milieu de cette semaine. Les représentants des différentes parties de la crise ivoirienne sont attendus à Ouagadougou mercredi 10 février ou jeudi 11 février, selon une source proche du dossier.
D’abord ceux du pouvoir et ensuite le RHDP, le Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix, qui regroupe l’opposition. Selon une méthode classique, Compaoré va écouter chaque cas avant de faire une proposition pour sortir de cette crise de la CEI, la Commission électorale indépendante.
La médiation burkinabé est très préoccupée par cette nouvelle crise dans la crise. Il faut agir vite pour sauver le processus électoral. Même sentiment exprimé par le Premier ministre Guillaume Soro à son arrivée à Ouagadougou vendredi 5 février : « A chaque jour suffit sa peine. Nous sommes en train de régler le problème. On ne va pas anticiper sur une date. Je crois que l’essentiel pour les Ivoiriens, c’est moins une date que de régler les problèmes à la satisfaction de tous et surtout à privilégier le dialogue, la réconciliation et la paix en Côte d’Ivoire. Le reste se fera en temps voulu ».
On a compris, il faut d’abord sauver l’accord de Ouagadougou sérieusement menacé avant de parler des dates d’élection.

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Commentaires (2)
Le panier de crabes...
La crise ivoirienne ne va pas se régler car les principaux protagonistes ne jouent pas leur rôle.
- Laurent Gbagbo, déjà mal élu en 2000, a réussi à faire un deuxième mandat sans être passé devant les électeurs. Il sait qu’il ne sera pas élu. Il fait donc le nécessaire pour effectuer un troisième mandat, toujours sans élection.
- Le président burkinabé, médiateur pour la Côte d’Ivoire, a été celui qui a mis l’instabilité dans la région. Entre 1995 et 2005, il a soutenu et armé les mouvements rebelles au Libéria, en Sierra Léone, en Côte d’Ivoire et même en Guinée. Il a ainsi réussi à affaiblir durablement la Côte d’Ivoire. C’était son objectif. Pourquoi aiderait-il ce pays à se redresser ?
- Le PDCI et le RDR sont trop divisés pour espérer reprendre le pouvoir. Tant qu’ils n’auront pas un candidat commun, crédible et dynamique, pouvant unir l’opposition et s’opposer à Laurent Gbagbo, ils n’apparaîtront pas comme une alternative sérieuse.
La situation est donc bloquée pour le plus grand plaisir de Laurent Gbagbo et Blaise Compaoré. Malheureusement, comme d’habitude, c’est le peuple qui paie et qui subit.
Côte d'Ivoire YAKO!!!!
Ce que nos "politisimples" sont tombés sur la tête.
Faut retourner voir le parrain Blaise pour savoir comment gérer la fameuse liste des 429 000 cas litigieux sur la liste électorale? Le pays d'Houphouët est tombé si bas.
Il n'y a plus d'intelligence dans la politique Ivoirienne à moins que ce soit de la mauvaise foi pour dilapider l'argent du contribuable Ivoirien.
Le temps que vous finissiez de papoter, le pays sera plongé dans les ténèbres.
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