lundi 08 février 2010
A la Une : le processus électoral en Côte d’Ivoire plus que jamais au point mort

La partie de bras-de-fer se poursuit entre le pouvoir et le président de la CEI, la Commission électorale indépendante. Robert Beugré Mambé est accusé, rappelons-le, d’avoir voulu incorporer frauduleusement dans le fichier électoral plus de 400.000 personnes. Des accusations relayées par la justice ivoirienne. L’intéressé clame son innocence. Et la presse d’opposition fait feu de tout bois pour défendre la CEI et son président. Ainsi, le quotidien Le Mandat estime que Robert Beugré fait figure dans cette affaire de « bouc émissaire. (…) Dans le fond, affirme le journal, le vrai problème c’est que le camp présidentiel, qui ne veut pas aller aux élections, est parvenu à trouver un responsable de sa lâcheté. Avec ce nouveau décor du paysage politique ivoirien, poursuit Le Mandat, il est fort certain que les élections ne sont pas pour maintenant, car selon la logique du camp présidentiel, il va falloir reprendre tout le contentieux avec une nouvelle équipe, et cela va sûrement prendre beaucoup de temps. »

« Cette élection aura-t-elle lieu un jour ? »

Ce week-end, le Premier ministre ivoirien, Guillaume Soro, s’est rendu à Ouagadougou afin de solliciter les conseils du facilitateur Blaise Compaoré. Celui-ci devrait recevoir pour la énième fois les différentes parties ivoiriennes. Et en attendant, la presse burkinabé affiche son pessimisme… « Cette élection en Côte d’Ivoire aura-t-elle lieu un jour ? », s’interroge L’Observateur . L’Observateur qui estime qu’il « urge de clarifier la situation pour ramener la sérénité dans les différents états-majors politiques et de la CEI, et de baliser le boulevard qui mènera au plus vite les Ivoiriens aux urnes. »
Mais, déplore le quotidien burkinabé, « le constat est clair que l’édifice électoral est en train de s’effondrer et qu’on risque de revenir au point de départ. A bien y voir, il est à se demander si, en vérité, les 'Eléphants' qui se disputent la scène politique en Côte d’Ivoire veulent de cette élection-là et y croient, tant chacun semble se satisfaire du statu quo. »
Le Pays , autre quotidien burkinabé, n’y croit plus : « l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire au premier trimestre de 2010 n’est plus qu’une utopie, affirme-t-il. Au regard notamment des difficultés liées à la révision de la liste électorale. » Et Le Pays  de s’en prendre au président Gbagbo et au parti présidentiel : « qui dit que le FPI n’a pas travaillé en sous-main pour discréditer la CEI, histoire, comme l’en accuse d’ailleurs l’opposition ivoirienne, de retarder le processus électoral ? Qui dit que le parti ne s’est pas employé à piéger Robert Beugré Mambé (…) ? A qui profite le crime dont on accuse la CEI ? A qui profite cette tambouille qui risque de mener la Côte d’Ivoire très loin ? », s’interroge encore Le Pays qui estime que « Laurent Gbagbo a peut-être un agenda caché, ce qui pourrait l’amener à faire feu de tout bois pour parvenir à ses fins. » C'est-à-dire rester au pouvoir le plus longtemps possible…

Eau… rage et désespoir !

Coup de gueule ce 8 février du quotidien camerounais Mutations… Coup de gueule à propos du manque chronique d’eau potable dans les grandes villes du pays. Mutations rappelle les promesses gouvernementales du début de l’année, notamment, écrit-il, « les projets de réhabilitation et d'extension des adductions d'eau de Douala, Yaoundé, et de plusieurs autres villes et localités à travers l'ensemble du territoire national. » Or, relève le quotidien camerounais, toujours rien… « Combien de fois et en quels termes les populations de la plupart des quartiers de Yaoundé et Douala notamment, vont-elles crier leur ras-le-bol et espérer se faire entendre ? (…) On peut pourtant lire, à longueur de semaine, poursuit Mutations, de nouvelles conventions qui sont signées, des appels d'offres qui sont lancés, d'énormes chiffres en termes de sommes d'argent qui sont avancés ; sans que, cependant, cela ne transforme le quotidien des Camerounais, en particulier ceux habitant dans les grandes métropoles. On peut aussi se souvenir, s’exclame le journal, que la question de l'eau, au même titre que celle de l'énergie, fait partie des préoccupations régulièrement rappelées par le chef de l'Etat. » Mais, relève Mutations, « va-t-on encore attendre que Paul Biya fasse signer un communiqué pour considérer enfin que la situation est grave et que, plus que jamais, l'eau c'est la vie ? »

Les entreprises françaises à l’offensive

Une visite remarquée dans la presse congolaise… Celle de la secrétaire d’Etat française au Commerce extérieur, Anne-Marie Idrac, qui entame ce lundi une tournée éclair qui l’amènera en RDC, mais aussi au Kenya et au Bénin. Le Potentiel remarque que la secrétaire d’Etat française conduira une importante délégation d’entrepreneurs : ADP, Alstom, Areva, Bolloré ou encore Lafarge… « Tous ces géants de l’économie française ont déjà pris pied dans le pays, souligne Le Potentiel, et il est du devoir du gouvernement français de consolider les acquis. D’ailleurs, poursuit le journal, la RDC offre tellement d’opportunités d’investissements que l’amélioration annoncée du climat des affaires devrait faciliter la tâche aux investisseurs étrangers, notamment français. »

Fiche Pays :

Commentaires (3)

élections présidentielles en cote d'ivoire

Gbagbo Laurent ne veut pas d'élections au Cote d'Ivoire. Il se contente d'organiser le cinquantenaire de l'indépendance et fait des projections pour 10 ans, comme s'il est assurer d'être toujours président. Il mène une politique de radiation sur la liste électoral. Avec Gbagbo, il faut s'attendre à des troubles, car il n'acceptera jamais une défaite, justifiant le vote des étrangers avec la complicité de Robert Beugré Mambé, président de la CEI.

ELECTIONS EN COTE D,IVOIRE

Laurent Gbagbo n’est pas un militaire qui a pris le pouvoir comme Blaise Compaore qui a tue Sankara son ami. Il ne pense pas rester au pouvoir longtemps comme vous le dite. Si Mr Soro est intelligent et le facilitateur est responsable, il aura vite les élections en c.i.que Beugre voyage a Ouaga et expliquez a blaise cette situation sur la cei. Je pense que les burkinabés sages et intelligents répondront très clairement s’il méritait d’être a la tête de la cei. Merci

Bagbo ne veut pas d'élection

Pas besoin d'être militaire en Afrique pour vouloir rester président à vie. Donc ne nous fait pas croire que Bagbo ne veut pas s'éterniser au pouvoir. Pour un pays riche comme la Côte d'Ivoire, ce ne sont pas de simples élections qui devraient être un casse-tête. La réalité est que Bagbo ne veut pas d'élection car sûrement il y a de fortes chances qu'il les perde. Il est vraiment grand temps qu'on débarrasse l'Afrique des présidents comme Bagbo, Tandja, Blaise, Kadafi, ect.

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