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A la Une, une astronaute japonaise qui ne veut plus qu’on l’appelle « super maman »
Elle fait régulièrement la couverture de la presse féminine au Japon et visiblement elle s’en passerait bien. La voici de retour ce lundi dans les pages du très sérieux Asahi Shimbun, Naoko Yamazaki. La jeune femme de 39 ans doit participer à une mission Discovery en mars prochain. Ce n’est ni le premier astronaute japonais qui effectue un tel vol en orbite, ni même la première Japonaise à s’envoler ainsi dans les hauteurs rappelle le quotidien à Tokyo. Et pourtant, et pourtant elle continue de faire la Une Naoko. Surtout depuis que nos confrères de l’Archipel ont découvert qu’elle avait une petite fille, Yuki 7 ans. L’astronaute est maman et oui, et cela à suffit à susciter un délire d’enthousiasme au Japon. Le problème c’est que Naoko préfèrerait qu’on parle d’autres choses : de l’enjeu scientifique de sa mission par exemple et pourquoi pas de ses compétences. Ne m’appelez plus jamais « super maman » demande cette brillante diplômée de l’Université de Tokyo. Son mari et sa fille l’ont suivi depuis leur maison de Sapporo jusqu’à la base de Houston aux Etats-Unis. La chose reste rare au Japon. « Mon mari a quitté son travail pour me suivre et s’occuper de notre fille d’abord en Russie pour un vol Soyuz, puis aujourd’hui à Houston. C’est à lui que je dois tout » dit-elle.
Course aux étoiles, course au nucléaire
C'est certainement l'un des signes de la tension qui monte en ce moment. Les pages de vos journaux en deviendraient presque radioactives tant les angoisses et les questions liées aux nucléaire y sont présentes ce 8 février. Le président Iranien a ordonné la production de nucléaire enrichi à 20 % et cela « ravive la dispute entre l'Iran et les Occidentaux» note le China Post. Beaucoup craignent que ce combustible ne serve à un programme militaire ; la production de nucléaire enrichi iranien devrait commencer dès mardi sur le site de Natanz précise le China Daily. Sans employer les mots de « dispute » ou même de « désaccord », l’agence semi officielle chinoise note toutefois, dans une manchette très diplomatique, des «réactions mitigées sur la question du nucléaire en Iran ». C'est vrai qu'on ne saurait faire plus mitigé quand on voit le grand écart fait par les uns et par les autres. La Chine s'oppose pour l'instant à des sanctions, quand au contraire les Etats-Unis tentent de convaincre les Européens de réclamer une résolution à l'ONU. Le China Daily ne préfère pas voir les désaccords et dans ce cas, que faire de mieux que de regarder ailleurs. Oh c'est toujours une affaire de nucléaire. Par ici, un autre missile ! La même Agence Chine Nouvelle tend l'index en direction de l'Inde cette fois et rappelle que New Delhi a procédé ce dimanche avec succès à un tir d'essai balistique. Le missile en question s'appelle Agni-III qui veut dire «le feu» en sanskrit. L'engin est capable de transporter une charge nucléaire avec une portée de 3000 kilomètres. On comprend mieux l'intérêt du China Daily vu que 3 000 km sont largement suffisants pour atteindre Shanghai.
Liaisons atomiques Iran / Corée du Nord
Pour le Choson Ilbo, il n’y a pas photo ! Le quotidien à Séoul a interrogé l'ancien président de l'Institut coréen de recherches aérospatiales. Ce dernier est formel : Dans le tir expérimental de mercredi dernier, le lanceur de satellite Kavoshgar-3 utilisé par l'Iran ressemble à s’y méprendre au missile Rodong nord-coréen. Je vous renvoie à l'article si cette question vous intéresse. Le journal rend compte avec précision, des similitudes entre les derniers missiles iraniens et les engins nord-coréens. Conclusion du Choson Ilbo : « Tout semble indiquer que la Corée du Nord a appris à fabriquer ses missiles en observant les scuds soviétiques, et l'Iran à ensuite tout appris de la Corée du Nord ». Au total, les ventes d'armes à l'Iran rapporteraient ainsi deux milliards de dollars par an à la Corée du Nord croit savoir le même journal.
Nucléaire toujours, un émissaire de Pékin est à Pyongyang
Et cela redonne le sourire au Korea Herald. « La visite de Wang redonne de l'espoir dans les négociations sur le nucléaire » titre le journal. Wang Jiarui dirige le bureau de liaison du parti communiste chinois et c’est en fait l’envoyé de Pékin à Pyongyang. L’émissaire chinois est depuis ce week-end en Corée du Nord, confirme Chine Nouvelle. Il doit remettre un message de Hu Jintao au leader nord coréen Kim jong-il estime la presse en Corée du Sud. Le China Daily, là encore, ne se mouille pas en écrivant : « Les médias en général perçoivent généralement cette visite comme un effort de Pékin pour persuader le régime nord coréen de revenir à la table des négociations sur le nucléaire ». Le Korea Times note de son côté que les signes se multiplient de cette éventuelle reprise des pourparlers à six sur la question. On se bouscule à Pyongyang ! Cette semaine, un envoyé spécial des Nations unies doit lui aussi se rendre en Corée du Nord.
L’Australie préfère les infirmières aux coiffeurs
On connaissait les quotas par nationalités, il y a aussi les quotas par métier. Le ministre australien de l'Immigration Chris Evans a dévoilé sa nouvelle politique raconte le Daily Telegraph. Dorénavant, une liste de 106 métiers servira de référence dans le choix des candidats. Les médecins étrangers, les infirmières et les professeurs d'écoles qui parlent un bon anglais seront choisis en priorité. Il s'agit d'encourager les candidats diplômés de l'enseignement supérieur et de dissuader les autres, cuisiniers, coiffeurs ou les comptables écrit le quotidien. Seulement la moitié des migrants sont employés dans leur champ de compétence, un 1/3 se retrouvent dans des emplois sans qualification, ou pire au chômage, indique encore le Daily Telegraph. 170 000 personnes ont posé leur candidature à l'immigration en Australie l'an passé. 20 000 candidats vont être affectés par ces nouvelles règles dont des Indiens affirme l’Hindustan Times. Rien n’est dit, en revanche, sur le métier de journaliste.

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