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Article publié le : lundi 08 février 2010 - Dernière modification le : lundi 08 février 2010

La ville de Jacmel s'organise après le séisme

Des enfants dans le camp de Jacmel.
Des enfants dans le camp de Jacmel.
Bertrand Haeckler/RFI

Par Bertrand Haeckler

Ce sont les fissures et les éboulements de pierre sur la route, qui ont coupé la ville de Jacmel du reste du pays pendant les jours qui suivirent le séisme. Située à une soixantaine de kilomètres de la capitale, cette petite ville de cinquante cinq mille habitants est réputée pour son calme, son patrimoine architectural et son carnaval annuel. C’est la ville basse, avec ses quartiers d’artisanat et ses maisons anciennes qui a été le plus touchée. Comme ailleurs, les gens se sont réfugiés dans des camps aménagés sur de grands terrains. Les conditions de vie y sont particulièrement difficiles, le manque d’hygiène évident et la promiscuité inévitable. Les organisations humanitaires font pourtant un effort considérable, d’autant qu’elles étaient déjà présentes avant la catastrophe dans le cadre d’un programme en prévention de la période cyclonique. Les autorités locales, soutenues par les militaires canadiens ont aussi contribué efficacement au travail, en organisant la distribution de tentes, de nourriture, d’eau potable et en gérant toute la partie logistique des opérations. Le marquage des bâtiments a été fait grâce à des signes de couleur. Le rouge, signifie à vérifier ou à démolir, le noir indique qu’il n’y a pas de fissures ou de risques d’effondrement.
 

La vie reprend doucement à Jacmel

tags: Tremblement de terre en Haïti
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