Zimbabwe - 
Article publié le : mardi 09 février 2010 - Dernière modification le : mardi 09 février 2010

Un an après la cohabitation, le Zimbabwe reste fragile

Le Premier ministre Morgan Tsvangirai (g) et le président du Zimbabwe Robert Mugabe, lors de la conférence internationale sur l'investissement, à Harare, le 9 juillet 2009.
Le Premier ministre Morgan Tsvangirai (g) et le président du Zimbabwe Robert Mugabe, lors de la conférence internationale sur l'investissement, à Harare, le 9 juillet 2009.
Reuters

Par RFI

Un an après la formation du gouvernement d’union au Zimbabwe, le pays se relève doucement. Mais les dissensions entre les deux hommes au pouvoir menacent cette fragile stabilité.

A bientôt 86 ans, le président Robert Mugabe refuse de lâcher du lest. Il a nommé seul de hauts responsables et ne peut s’empêcher de remettre en question chaque décision de son Premier ministre Morgan Tsvangirai. Voilà plus d’un an que les deux partis se partagent le pouvoir. Mais leurs accrochages se multiplient et menacent la fragile stabilité du pays.

En 2009, sous la médiation de l’Afrique du Sud, les deux hommes ont accepté un mariage forcé. Le président Robert Mugabe contrôle l’appareil sécuritaire et le Premier ministre Morgan Tsvangirai tient les cordons de la bourse. Aujourd’hui la situation économique se stabilise. Les magasins qui étaient vides il y a un an, se sont remplis. La croissance redémarre, les écoles et les hôpitaux ont repris leur activité.

Même s'il va mieux, le Zimbabwe reste fragile. Une nouvelle Constitution aurait du voir le jour, mais son élaboration a été suspendue. Les désaccords persistent entre les partis des deux dirigeants. Pourtant, la Constitution était un préalable indispensable à la tenue de nouvelles élections.

tags: Morgan Tsvangirai - Robert Mugabe - Zimbabwe
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Commentaires (2)

Situation au ZIMBABWE

L'on ne peut jamais comprendre comment une seule personne comme Robert MUGABE peut mettre la vie de tout un pays en péril et la communauté internationale est impuissante à régler une situation pareille. Ce type devrait se reposer pour permettre au plus jeunes de diriger ce pays et le revêtir de son image ancienne. Voilà mon opinion.

Oui mais, les enseignants

Oui mais, les enseignants menacent de faire grève car avec 160 dollars par mois, il ne reste plus rien après avoir payé juste le loyer et l'électricité. Les parents ne peuvent pas envoyer leurs enfants à l'école car ils n'ont pas les moyens d'en payer les frais, quant au différend entre Mugabe et Tsangerai, il serait plus juste de rappeler que "Oncle Bob" a dit et répété, moi vivant personne ne gouvernera ce pays et il continue à faire expulser les quelques fermiers qui restent et ce sont les caciques du parti qui se les approprient. Rappeler que l'audit qui a été demandé l'an dernier sur la base "one farm, one man" est passé à la trappe dans la mesure où Mugabe lui-même sa femme "lady Dis-Grace" et toute sa famille se sont attribués plusieurs fermes. Se rappeler du scandale fin 2009 au sujet de la ferme laiterie confisquée par mme Mugabe qui a puisé dans les caisses de la Banque Centrale pour la mettre aux normes européennes et vendre le lait à netslé plutôt qu'aux Zimbabwéens ainsi que de l'expulsion de plusieurs dizaines de familles noires des terres qu'elle convoitait pour rajouter 5000 ha au "game park" déjà confisqué à d'autres fermiers. Dire que les magasins sont pleins, c'est vrai, encore faut-il avoir les moyens d'acheter. En tout état de cause, le pays devra encore importer 500 000 tonnes de mais et devra bénéficier de l'aide alimentaire internationale encore pendant longtemps. Si les 250 000 dollars hebdomadaires retirés de l'exploitation des diamants était utilisée pour remettre en route la centrale thermique de Hwangue, acheter des semences, des engrais, du carburant, les produits de purification de l'eau au lieu de grossir encore plus les comptes en banque des afidés du Zanu-PF, le pays aurait une chance de s'en sortir. Je crains que ce ne soit pas demain la velle, hélas.

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