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Un pas de plus vers l’établissement des relations

La normalisation des liens entre la Turquie et l’Arménie a connu une nouvelle accélération. Le président arménien Serge Sarkissian a envoyé, vendredi 12 février, au Parlement les protocoles des accords signés en octobre 2009 avec la Turquie, en vue de leur ratification. Les protocoles prévoient l’établissement de relations diplomatiques et la réouverture de la frontière. Toutefois, la procédure est loin d’être simple et facile.
La Turquie a fermé sa frontière avec l’Arménie en 1993, en signe de solidarité avec son allié turcophone, l’Azerbaïdjan. Celui-ci était entré en conflit avec l’Arménie quand son armée a prêté main forte aux séparatistes arméniens, cherchant à obtenir par la force l’autonomie d’une province azérie, le Nagorny Karabakh, peuplé en majorité par les Arméniens.
Il n’y a pas de relations diplomatiques entre l’Arménie et la Turquie depuis que l’ancienne République socialiste soviétique d’Arménie a recouvré l’indépendance il y a dix-neuf ans. Ce sont les divergences sur la question des massacres d’Arméniens survenus dans l’Empire ottoman entre 1915 et 1917 qui constituent la principale raison du blocage.
Erevan parle d’un « génocide » en évoquant plus d’un million et demi de morts. Ankara rejette ce terme et ne parle « que » de trois à cinq cent mille victimes. Le refus turc de reconnaître le génocide suscite la colère des Arméniens. Le Parlement est obligé de le prendre en compte, or c’est lui qui décide de la ratification des accords.

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