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Article publié le : vendredi 12 février 2010 - Dernière modification le : vendredi 12 février 2010

Quinze ans de prison pour six Mauritaniens et un Français

Carte de la Mauritanie
Carte de la Mauritanie
RFI

Par RFI

La cour criminelle de Nouakchott a condamné jeudi à 15 ans de prison ferme six Mauritaniens et un Français, reconnus coupables de trafic international de cocaïne, lors du plus important procès de la drogue organisé dans le pays. Le parquet avait requis 30 ans de prison ferme -soit la peine maximale prévue par la législation mauritanienne- à l'encontre de 23 des 32 personnes jugées depuis le 31 janvier.

Ce procès se voulait un signe fort face au problème croissant du trafic de drogue en Mauritanie. Le parquet avait requis 30 ans de prison, la peine maximale contre 23 des 32 prévenus. Selon l’accusation, ce réseau international convoyait par bus de la cocaïne en provenance de Guinée et du Sénégal vers la Mauritanie avant de l’expédier par voie maritime vers l’Europe.

Deux cargaisons de 250 et 570 kilos auraient été saisies. La Cour criminelle a finalement condamné hier sept personnes à 15 ans de prison dont le Français Eric Walter Amegan désigné comme chef du réseau et défendu par l'avocat français Jacques Vergès. Sid’Ahmed Ould Taya, un des inculpés phare du dossier, en sa qualité d’inspecteur de police chargé de liaison avec Interpol, a été blanchi de trafic de drogue écopant de sept ans pour coups et blessures et non-dénonciation de crime.

Dix sept accusés ont, en revanche, été relaxés. Les avocats des condamnés ont décidé d’interjeter appel soulignant que l’absence de toute preuve matérielle imposait l’acquittement pour tous. Le parquet compte également interjeter appel contre les relaxes et des peines jugées trop légères.

En trois ans, c’est le troisième grand procès pour trafic de drogue que connaît la Mauritanie. Son vaste territoire difficilement contrôlable et sa position géographique, à quelque 1 000 kilomètres de l’Europe via les Canaries, en font une plaque tournante idéale. Les stupéfiants proviennent de Guinée, du Sénégal mais aussi d’Amérique du Sud. En mai 2007, 630 kilos de cocaïne avaient été saisis à Nouadhibou dans un petit avion venu du Venezuela.
 

tags: Drogue - Justice - Mauritanie
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