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    Asie-Pacifique

    A la une : les cinémas de Bombay comme des forteresses

    Depuis deux jours, les cinémas de Bombay sont sous haute surveillance.
    La police redoute des débordements alors que doit sortir ce vendredi 12 février sur les écrans de la capitale du Maharashtra le dernier blockbuster à la mode Bollywood : Mon nom est Khan.

    Il s'agit d'une histoire d'amour, comme il se doit, mais sur fond de racisme antimusulman après les attentats du 11 septembre 2001. Rassurez-vous, la trame respecte les règles du genre. Le gentil trouve l'amour à la fin. Mais alors pourquoi tant de haine ? « Ce long métrage est en fait au coeur d'une polémique », nous explique l'Indian Express.

    L'acteur principal du film, la superstar Shah Rukh Khan, est en effet accusé d'être pro-pakistanais par des militants hindous nationalistes. Ceux-ci reprochent à l'acteur de confession musulmane d’avoir regretté publiquement qu'il n'y ait pas de joueurs pakistanais dans la ligue indienne de cricket.

    L'affaire est prise très au sérieux. Et en deux jours, la police a arrêté plus de 1 800 activistes qui s'en sont pris à des cinémas et promettent d'en saccager de nouveaux si le film est à l'affiche ce vendredi.

    Du coup, le « Chief minister » du Maharashtra (l'équivalent du gouverneur local) a apporté son soutien à la vedette, dénonçant à l'envi extrémisme et intolérance, mamelles du jeu politique indien.

    La police assure protéger les 63 salles de Bombay. Mais ce vendredi 12 février, c'était la plus grande confusion : le Times of India annonçait que le film ne sortirait pas et parle « d'un camouflet pour la classe politique de l'Etat du Maharashtra ». Le Hindustantimes était moins catégorique, citant le producteur qui expliquait que son film serait bien distribué à Bombay. Quant à The Hindu, le quotidien titrait sur l'incertitude en donnant la parole au patron d'un multiplex. « On me dit que si je montre le film, je dois engager des vigiles. Pourquoi devrais-je payer pour ça ? Je préfère attendre », dit-il.

    En tous cas cette polémique assure une publicité sans pareille au film qui devrait connaître un énorme succès, dans un contexte où l'on reparle d'un possible rapprochement entre l'Inde et le Pakistan. Là, ce n'est pas gagné !

    Toyota bientôt interrogé par le Congrès américain

    Au Japon, Toyota et ses déboires continuent de faire la une de la presse. Le Japan Times explique comment le géant de l'automobile tente de regagner le terrain perdu aux Etats-Unis en diffusant des publicités rassurantes sur la marque. Car Toyota est inquiet à l’approche de l’audition de certains de ses dirigeants qui aura lieu devant une commission du Congrès américain les 24 et 25 février prochain. Alors un peu de lobbying en amont ne peut sûrement pas faire de mal.

    De son côté, l'Asahi note avec stupeur que les problèmes de Toyota risquent de rejaillir sur le « Made in Japan », c'est à dire sur la réputation des produits japonais.

    « Toyota représentait la conscience japonaise du monde. L'incarnation du sérieux et du travail bien fait », commente un éditorialiste du quotidien. « Un problème de confiance chez Toyota, écrit-il, et de fil en aiguille cela peut avoir des conséquences sur toutes nos industries ».

    Dans le Yomiuri en revanche, d'autre voix s'élèvent pour dire que le rappel par Toyota de millions de véhicules prouve que la société est honnête et responsable.

    Les Rajapakse en campagne

    Le président srilankais repart en campagne. Il a tenu jeudi 11 février son premier meeting électoral en vue de la prochaine élection législative. Celle-ci aura lieu dans deux mois. Et Mahinda Rajapakse ne veut rien laisser au hasard. Il était à Tangalle dans le sud du pays pour soutenir un jeune candidat, plein d'avenir, que le président souhaiterait voir entrer en politique. Son nom : Namal Rajapakse. C'est tout simplement son fils !

    Les Rajapakse sont une véritable une dynastie. Mahinda est chef de l'Etat, son frère, Gotabaya, est ministre de la Défense. Tous deux règnent en maître sur le Sri Lanka depuis cinq ans. Et voilà que la jeune garde veut aussi sa part du gâteau. Ce genre de commentaires vous ne les retrouverez pas dans la presse srilankaise, largement contrôlée par le pourvoir.

    Le Daily News, l'outil de propagande préféré des Rajapakse, préfère reprendre de larges extraits du discours du président de la République. « La politique, a expliqué Mahinda, ne doit pas reposer sur la violence ». Ce n'est pas faux. « Grâce à la dernière élection présidentielle, poursuit le chef de l'Etat, nous avons été capables d'éradiquer la politique de la terreur. En tant que président, je servirai de manière impartiale ».

    Allez dire ça à Salath Fonseka, le principal opposant politique au clan Rajapakse ! Allez dire ça à certains militants des droits de l'homme, ou à certains journalistes indépendants srilankais. Oui mais, pour leur parler, il vous faudra leur rendre visite en prison.

    De la fortune de Thaksin

    La commission anti-corruption thaïlandaise est bien partie pour saisir la fortune de Thaksin, l'ancien Premier ministre du royaume.

    Pour avoir menti sur l'état de ses biens et le montant de ses investissements privés alors qu'il était chef du gouvernement entre 2001 et 2006, Thaksin Shinawatra risque de voir s'envoler plus d'un milliard et demi d'euros de fortune familiale.

    Le Nation rapporte que la commission anti-corruption a déjà réuni de nombreuses pièces à charge. C'est le 26 février prochain que ses membres doivent rendre leur jugement. Si le gel des avoirs de l'ancien Premier ministre, qui vit en exil à Dubaï, est confirmé, Thaksin devra faire face à un nouveau procès au pénal.

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