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Article publié le : mercredi 17 février 2010 - Dernière modification le : mercredi 17 février 2010

Robert Ford probable futur ambassadeur des Etats-Unis en Syrie

Robert Ford, probable nouvel ambassadeur des Etats - Unis en Syrie. Le Sénat doit encore se prononcer.
Robert Ford, probable nouvel ambassadeur des Etats - Unis en Syrie. Le Sénat doit encore se prononcer.
algerie-dz.com

Par RFI

Le président Obama a désigné mardi 16 février 2010 Robert Ford comme futur ambassadeur américain à Damas. Les Etats-Unis avaient retiré leur précédent représentant en 2005, après l’assassinat du Premier ministre libanais Rafik Hariri. La nomination de Robert Ford, spécialiste du monde arabe, doit encore être confirmée par le Sénat.

Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

En nommant Robert Ford comme ambassadeur à Damas pour réchauffer les relations avec la Syrie, le président Obama a choisi un diplomate de carrière, excellent expert du monde arabe dont il parle la langue. Actuellement no 2 à l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad, Robert Ford a été ambassadeur en Algérie et a servi à Bahreïn et en Egypte. Les Syriens ont réagi très favorablement à cette nomination qui doit maintenant être approuvée par le Sénat.

La Syrie incontournable au Moyen-Orient

Après l’assassinat en 2005 du Premier ministre libanais, Rafik Hariri -qui aurait pu être ordonné par la Syrie-, l’administration Bush avait retiré son ambassadeur de Damas. Dans le cadre de sa politique de dialogue avec les adversaires des Etats-Unis, Barack Obama veut renouer avec le régime syrien, avec l’espoir qu’il contribuera notamment à trouver une solution au conflit israélo-palestinien.

Le sous-secrétaire d’Etat William Burns se rend dans les prochains jours en Syrie pour demander à ses dirigeants de ne pas laisser les insurgés utiliser sa frontière pour s’infiltrer en Irak, ce qui pourrait compliquer les élections législatives irakiennes du 7 mars. Un rapprochement avec la Syrie a aussi pour objet de montrer à l’Iran, son principal allié, que son refus de négocier ne fera qu’accentuer son isolement et renforcer les pressions internationales.

Des relations à éclipse

Avec notre envoyée spéciale à Damas, Diane Galliot

 Les relations entre les Etats-Unis et la Syrie sont extrêmement tendues, voire hostiles, depuis des années.

En 2004, George Bush avait fait voter des sanctions contre la Syrie accusant le régime de Damas de terrorisme. En 2005, Rafic Hariri, Premier ministre libanais, est tué dans un terrible attentat à Beyrouth et immédiatement plusieurs Etats occidentaux, les Etats-Unis en tête, accusent clairement le régime de Bachar el-Assad d’être impliqué dans cet attentat. Washington rappelle alors son ambassadeur à Damas.

Cette période glaciale dans les relations entre le régime de Bachar el-Assad et les pays occidentaux a coûté cher à la Syrie au moment où le pays ouvrait son économie vers un système plus libéral.

Mais depuis le voyage du président syrien à Paris en 2008, et avec le départ de George Bush et l’arrivée de Obama, le climat s’est tout doucement amélioré entre Damas et Washington. Cela fait un an déjà que, de part et d’autre, on évoquait clairement un nouvel échange d’ambassadeur.

Reste que le Congrès américain a revoté les sanctions contre la Syrie en mai dernier comme tous les ans. Leur effet le plus spectaculaire, c’est que la compagnie Syrian Airlines n’a plus de pièces de rechange pour ses avions. Le secteur bancaire est aussi largement handicapé par ces sanctions américaines qui vont sans doute être assouplies ou levées dans les semaines ou les mois qui viennent.

 

tags: Etats-Unis - Syrie
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