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Article publié le : jeudi 18 février 2010 - Dernière modification le : jeudi 18 février 2010

Stress au travail: la liste des bons et des mauvais élèves

Le ministre du Travail Xavier Darcos au palais de l'Elysée, le 6 novembre 2009.
Le ministre du Travail Xavier Darcos au palais de l'Elysée, le 6 novembre 2009.
AFP/Gérard Cerles

Par RFI

Après la vague de suicide qui a touché France Télécom, l'an passé, le ministre du Travail, Xavier Darcos avait demandé aux entreprises de plus de 1 000 salariés d'ouvrir des discussions sur le stress au travail. Un formulaire avait été envoyé aux entreprises afin d'évaluer les moyens mis en œuvre par ces dernières pour prévenir le stress. Au total 1 500 entreprises ont été interrogées, et le gouvernement vient de publier sur le site www.travailler-mieux.gouv.fr la liste des entreprises concernées et leur classement.

Il s'agit d'une première mouture, le gouvernement n'entend pas en rester là, puisqu'il publiera tous les mois une liste réactualisée. Sur les 1500 entreprises sollicitées, 900 ont répondu. La liste publiée est divisée en trois catégories :

En tête : les « feux verts », autrement dit les bons élèves, qui regroupent les entreprises qui ont déjà signé un accord de fond ou de méthode ou qui ont engagé un plan d'action avec les syndicats et les représentants du personnel. Elles sont 33%, parmi elles on retrouve des sociétés comme Yoplait, Areva, EDF, Eurodisney ou encore Thales.

La deuxième catégorie : « feu orange » regroupe les industries qui ont déjà entamé des discussions sans avoir signé un accord. Elles sont au total 55%, y figurent des sociétés comme Chanel, PSA ou Renault.

Enfin la troisième et dernière catégorie « les feux rouges » concentre les entreprises qui, soit n'ont rien entrepris, soit n'ont pas répondu a l'enquête. Parmi elles, Picard surgelés, KFC ou bien Bull.

Pour Xavier Darcos, inutile pour le moment de créer une taxe pour sanctionner les mauvais élèves. Le ministre compte sur la crainte du bonnet d'âne qui pourrait nuire à l'image des entreprises.

tags: France - Questions sociales
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Commentaires (1)

Ouf, on a eu chaud. Ceux qui

Ouf, on a eu chaud. Ceux qui souhaitaient qu'un psychiatre soit mis à disposition de chaque entreprise à risque n'ont pas été écoutés. On craignait en effet que les gens stressés soient considérés comme malades et donc soignés pour dépression ou autres. C'est justement ce qui est arrivé à certaines des personnes qui se sont suicidées chez France Télécom. Et quand on sait que certains antidépresseurs augmentent le risque de suicide, on comprend mieux certaines épidémies de suicides...

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