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Article publié le : lundi 22 février 2010 - Dernière modification le : lundi 22 février 2010

Total : rupture des négociations direction-syndicats

La raffinerie Total de Dunkerque, menacée de fermeture et dont le sort est à l'origine du conflit social.
La raffinerie Total de Dunkerque, menacée de fermeture et dont le sort est à l'origine du conflit social.
Reuters / P. Rossignol

Par RFI

Les négociations engagées dimanche 21 février 2010 entre la direction du groupe Total et les syndicats pour tenter de mettre un terme au mouvement de grève des raffineries ont tourné court. La CGT a rompu les négociations et a appelé à « durcir le mouvement ». Le conflit peut entraîner une pénurie d'essence s'il se prolonge.

La grève dans les six raffineries françaises du groupe Total va se poursuivre après la rupture des négociations avec la direction. La CGT, majoritaire, appelle même à une extension de la grève aux raffineries des autres groupes pétroliers installés en France.
Les deux raffineries Exxon Mobil se mettront en grève mardi.

David Calbet

Elu CGT au comité d'entreprise de la raffinerie Total de Dunkerque

Nous, ce qu'on voulait, c'était le redémarrage de la raffinerie.

 

22/02/2010 par Francine Quentin

Les syndicats de Total ont jugé inacceptables les propositions de la direction, notamment la confirmation que la raffinerie de Dunkerque ne transformerait plus de pétrole brut. Les syndicats demandent aussi l'avancée de la date du comité central d'entreprise consacré à l'avenir de la raffinerie de Dunkerque. Le risque de pénurie d'essence à la pompe augmente donc si le conflit se prolonge.

Christian Estrosi

Ministre de l'Industrie

Le site industriel Total des Flandres ne fermera pas.

 

22/02/2010 par Francine Quentin

Pourtant, plus tôt dans l'après-midi du dimanche 21 février, à l'issue d'une rencontre entre le PDG de Total, et le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi avait accueilli favorablement l'engagement du groupe de maintenir une activité industrielle sur le site de Dunkerque. Une activité industrielle, c'est-à dire pas nécessairement de raffinage, qui garantirait l'emploi des 370 salariés de la raffinerie, mais aussi celui des 400 salariés chez les sous-traitants de Total.

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Les propositions de la direction de Total :

La direction de Total a réaffirmé qu'il n'y aurait « aucun licenciement » à l'usine de raffinage de Dunkerque et qu'un emploi serait garanti dans le groupe à chaque salarié. Total s'est engagé à conserver une activité sur le site actuel de la raffinerie des Flandres et à demeurer un partenaire économique majeur de la région, notamment à l'égard de ses sous-traitants.

Par ailleurs, le groupe pétrolier est prêt à organiser ou participer à une série de tables rondes sur l'avenir du raffinage, à commencer le 4 mars par une réunion sur l'avenir de l'activité raffinage de Total en France. Le même exercice sera mené au niveau européen le 18 mars. Avec le préfet du Nord-Pas de Calais, Total est disposé à discuter des perspectives économiques de la région de Dunkerque.

Enfin, pour répondre aux inquiétudes soulevées ces derniers jours, Total confirme qu'au-delà de la situation de la raffinerie de Dunkerque il n'existe aucun projet de fermeture ni de cession de ses autres raffineries en France.

tags: France - Questions sociales
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