Rapport d’Amnesty International sur les massacres du 28-septembre

Amnesty International (AI) publie mercredi 24 février 2010 son rapport au sujet des massacres commis le 28 septembre 2009 à Conakry et affirme qu’il y a eu plus de 150 morts, 40 femmes violées et 1 500 blessés. L’organisation affirme également que la situation reste « critique » en Guinée et que le pays « risque d’entrer dans une nouvelle ère de violation des droits de l’homme ».
Amnesty International pointe du doigt plusieurs facteurs d’inquiétude. Il y a d’abord le maintien au pouvoir de militaires, acteurs du massacre du 28-septembre. Claude Pivi, ministre de la Sécurité présidentielle et Moussa Tiegboro Camara, chargé des services spéciaux, seraient impliqués dans des crimes.
L’organisation souligne également le rôle des pays étrangers. Ainsi, les armes utilisées lors des massacres auraient été fournies par l’Afrique du Sud et la France. Des gaz lacrymogènes, par exemple, auraient été exportés de France entre 2004 et 2008, à l’insu du Parlement. Selon AI, l’armée guinéenne aurait également été formée par la Chine, la France et d’autres pays, sans « garanties adéquates pour les droits de l’homme, malgré le passé de violations des droits de l'homme par ces unités depuis des décennies ».
Certes, la France a décidé de limiter sa coopération militaire à une simple assistance technique. Mais cette décision pourrait faire entorse à l’embargo sur les armes décidé par l’Union européenne en octobre dernier.
Amnesty International demande donc de vraies réformes des forces de sécurité guinéennes, à commencer par le jugement de responsables des événements du 28 septembre 2009. La communauté internationale doit aussi se limiter à assister ces reformes. Car pour l’heure, selon Amnesty International, « les gouvernements étrangers étaient plus soucieux de leurs propres intérêts que des droits du peuple guinéen ».
Le rapport affirme également que des compagnies privées et des personnes basées en Israël, dans les Emirats Arabes Unis et en Afrique du Sud ont été engagées pour fournir des services de sécurité au gouvernement guinéen en 2009. Ces compagnies et ces personnes on nié que leurs activités étaient illégales, mais on refusé de fournir des détails sur leurs actions en Guinée. Selon Amnesty International, plusieurs de ces personnes auraient été liées à la formation d’une nouvelle milice de jeunes guinéens, parmi lesquels se trouvent des enfants de moins de 18 ans, qui auraient reçu de l’entraînement de la part de Guinéens et d’étrangers, fin 2009.

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Commentaires (2)
Comme d'habitude
Ce rapport montre une fois de plus comment certaines compagnies privées utilisent la vulnérabilité des gouvernements et contribuent ainsi à la déstabilisation des pays. Pour avoir de juteux contrats miniers, ils sont prêts à tout faire, même à fournir des armes aux criminels voulant se maintenir au pouvoir. Il est donc temps que la gouvernance mondiale de l'économie change pour responsabiliser les Etats développés pour toute action négative entreprise dans les pays sous développés par les compagnies immatriculés chez eux. Cela doit doit être mentionné dans les contrats et aussi endossé par les institutions internationales.
desolant
On se demande ce que la France cherche finalement en Afrique principalement en Afrique de L'ouest ou l'enfant a grandi et il est temps de le laisser s'occupe de lui même. Pas de France jamais de guerre ni de conflit politique en Afrique francophone... Et après c'est pour rejeter ou discriminer contre les refuges noir en France sachant bien que vous êtes a la base de tout ceci. Le jour viendra ou nos dirigeants ignorant vont comprendre et on verra qui a besoin de qui? Tandis que la question des armes vendu par la France c'est désolant.............vous attraper la drogue qui viens de l'Afrique vers l'Europe mais jamais les armes qui quittent de l'Europe vers l'Afrique. what a world! Les ressources ne finiront pas mais la traite va prendre fin un jour.
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