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Article publié le : mercredi 24 février 2010 - Dernière modification le : mercredi 24 février 2010

Les syndicats suspendent la grève chez Total

Des manifestants du groupe Total à l'entrée de la raffinerie de Donges à proximité de Nantes, le 19 février 2010.
Des manifestants du groupe Total à l'entrée de la raffinerie de Donges à proximité de Nantes, le 19 février 2010.
Reuters/Stephane Mahe

Par RFI

Après une semaine de conflit dans les raffineries de Total, la CGT (Centrale générale des travailleurs), syndicat majoritaire dans le secteur, appelle à la suspension de la grève. Les salariés  doivent se réunir en assemblée générale ce 24 février 2010, pour se prononcer par vote sur cet appel.

Ce qui a convaincu les syndicats de lever le mot d’ordre de grève est sans doute l'assurance que le raffinage avait encore un avenir en France. La direction de Total s'est en effet engagée à ne fermer aucune nouvelle raffinerie dans les cinq ans, en dehors bien sûr de celle de Dunkerque dont le sort sera scellé le 8 mars prochain. Le groupe pétrolier s'est surtout engagé à présenter un plan d'investissement sur cette période avec notamment l'assurance qu'il n'y aura aucune réduction de capacités. Des concessions importantes pour Total qui perd en moyenne tous les mois quelque 100 millions d'euros dans ses activités de raffinage en France.

Les syndicats ont également obtenu du gouvernement qu'il organise au deuxième trimestre une table ronde sur l'avenir de l'énergie : « Il faut que Total et le gouvernement sachent que si les engagements ne sont pas tenus, s'ils trompent les salariés du raffinage dans ce pays, ce sera de nouveau la grève générale avec arrêt total des installations jusqu'à la pénurie de carburant », a d'ores et déjà menacé la CGT, le syndicat majoritaire.

Incertitude pour le site de Dunkerque

Le travail pourrait ne pas reprendre dans cette raffinerie menacée de fermeture même si Total a une nouvelle fois répété, le 23 février, qu'il garantirait à chacun des 380 salariés, un emploi au sein du groupe correspondant à ses compétences. La direction s'est également engagée à assurer la pérennité de cet établissement. Mais ces propositions, dont celle notamment de créer un centre de formation pour remplacer les activités de raffinage, n'ont pas convaincu les salariés. Des salariés qui réclament un projet industriel viable pour le site de Dunkerque.

Le sujet sera débattu le 8 mars 2010 lors du prochain comité central d'entreprise.

Ce qui a convaincu les syndicats

C'est sans aucun doute l'assurance que le raffinage avait encore un avenir en France qui a convaincu les syndicats de lever leur mot d'ordre de grève. La direction de Total s'est en effet engagée à ne fermer aucune nouvelle raffinerie dans les cinq ans, en dehors bien sûr de celle de Dunkerque dont le sort sera scellé le 8 mars prochain.

Le groupe pétrolier va donc présenter un plan d'investissement sur cette période avec notamment l'engagement qu'il n'y aura aucune réduction de capacité. Des concessions importantes pour Total qui perd en moyenne tous les mois 100 millions d'euros dans ces activités de raffinage en France. Les syndicats ont également obtenu du gouvernement qu'il organise au deuxième trimestre une table ronde sur l'avenir de l'énergie.

Mais rien de bien concret en revanche concernant l'avenir du site de Dunkerque menacé de fermeture. La direction a certes une nouvelle fois répété, mardi 23 février, qu'elle garantirait à chacun des 380 salariés un emploi au sein du groupe. Cela n'est pas jugé suffisant pour les syndicats qui réclament un projet industriel viable pour ce site. La salariés de Dunkerque ont voté la reconduction du mouvement

 

 

tags: Energies - France - Questions sociales
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Commentaires (2)

Total fait des promesses qui n'engagent que ceux qui y croient

5 ans c'est court, pour total qui dans tout les cas n'avait pas parlé de fermer autre chose que Dunkerque à court terme... Là, il est des fois où je me demande comment le gouvernement fait pression sur des syndicats pour qu'ils lachent du lest... Papy Pecho au moins, il se laisse pas faire lui, il part seul au combat contre total.

je trouve scandaleux que la

Je trouve scandaleux que la cgt a laisse tomber les copains de la raffinerie des Flandres attention cinq ans c'est vite passe. Cela veut dire que cette organisation syndicale est satisfaite d'une fermeture.

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