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Islande / Crise financière - 
Article publié le : vendredi 26 février 2010 - Dernière modification le : vendredi 26 février 2010

Echec des discussions sur Icesave, référendum le 6 mars

Discours télévisé du président islandais, Olafur Ragnar Grimsson, à Reykjavik, le 5 janvier 2010, où il annonce qu'il réglera la question de la dette de la banque Icesave par référendum.
Discours télévisé du président islandais, Olafur Ragnar Grimsson, à Reykjavik, le 5 janvier 2010, où il annonce qu'il réglera la question de la dette de la banque Icesave par référendum.
AFP/Halldor Kolbeins

Par RFI

Les discussions entre l'Islande, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas, destinées à trouver un accord pour le remboursement par Reykjavik de plus de 3 milliards et demi d'euros de dette ont tourné court jeudi soir 25 février. L'échec de ces discussions rend donc inévitable la tenue la semaine prochaine d'un référendum sur le remboursement ou non de cette dette.

Le dernier mot reviendra en effet le 6 mars prochain aux Islandais qui décideront si la loi Icesave, négociée l'été dernier avec Londres et La Haye, doit être ou non appliquée.

Ce texte, prévoit en effet le remboursement d'ici 2024 d'environ 3 milliards 800 millions d'euros avancés par le Royaume-Uni et les Pays-Bas pour indemniser plus de 320 000 de leurs citoyens lésés par la faillite de la banque en ligne Icesave.

Ce remboursement est très contesté en Islande, et la loi qui l'institue avait été votée le 31 décembre dernier à une très courte majorité.  Mais sous la pression populaire, le président islandais avait refusé de la promulguer et convoqué un référendum qui doit décider la semaine prochaine de l'entrée en vigueur ou de l'abandon de ce texte.

Les dernières discussions entre Reykjavik, Londres et La Haye portaient sur les modalités de remboursement de cette dette. La dernière offre proposait un taux variable plafonné à 2.75%. Elle a été refusée par l'Islande.

L'Islande qui avait pourtant le plus grand besoin de cet accord pour obtenir le déblocage d'aides financières internationales.

Douze mille euros par habitant

L'échec des négociations avec la Grande-Bretagne et les Pays-Bas met l'Islande dans l'embarras. Un compromis de dernière minute aurait éviter la tenue d'un référendum. Désormais, le vote populaire, prévu pour le 6 mars, est inévitable. Tous les sondages indiquent que les Islandais diront non à un remboursement d'ici 2024.

La dette s'élève à 3 milliards 800 millions d'euros, l'équivalent de 12 000 euros pour chacun des 317 000 habitants. Une somme injuste aux yeux des Islandais. Accablés par un taux de chômage qui a triplé depuis 2007, une baisse des salaires et la chute de leur pouvoir d'achat, ils se rebellent et refusent de payer pour les fautes commises par leurs banquiers.

Pourtant, un non pourrait sérieusement nuire à cette petite île, jadis l'un des pays les plus riches du monde. Tant que les Islandais n'ont pas fait preuve de leur bonne volonté, les aides internationales vont se faire attendre. Et, peut-être pire encore, la candidature du pays à l'Union européenne - en bonne voie selon Bruxelles - restera menacée par un véto des Britanniques, furieux que l'Islande n'honore pas ses promesses de remboursement.

tags: Finances - Islande - Union Européenne
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