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Chili / Tremblement de terre - 
Article publié le : dimanche 28 février 2010 - Dernière modification le : dimanche 28 février 2010

Les Chiliens découvrent l'ampleur du désastre

Une passerelle s'est effondrée sur l'Autoroute panaméricaine, suite au puissant séisme de Curico le 27 février 2010.
Une passerelle s'est effondrée sur l'Autoroute panaméricaine, suite au puissant séisme de Curico le 27 février 2010.
Reuters / I. Alvarado

Par RFI

Un peu plus de 24 heures après le terrible séisme qui a secoué leur pays, les Chiliens prennent la mesure des dégâts. Si le bilan officiel fait état d'au moins 300 morts et deux millions de sinistrés, notamment dans la région de Concepcion près de l'épicentre, la présidente chilienne Michelle Bachelet a prévenu ses concitoyens, en annonçant que «tous les dégâts ne peuvent pas encore être quantifiés».

La recherche des survivants se poursuit au Chili. Des recherches rendues difficiles évidemment par les destructions : des ponts coupés, des croiseurs d’autoroutes affaissés comme le montre la Une du quotidien chilien El Mostrador.

Image impressionnante encore dans le quotidien La Cuarta. La photo a été prise dans la région de Maule, où toutes les petites maisons en bois sont par terre. Un paysage de débris, d'autos et de constructions enchevêtrés. A cela s’ajoutent les difficultés de communications. Beaucoup de Chiliens se sont rués sur les réseaux sociaux, Twitter et Facebook, pour donner des nouvelles à leurs proches. Samedi 27 février, une de nos consœurs de la section Amériques latine de RFI a ainsi passé sa journée sur le net pour s’assurer que tout allait bien dans sa famille.

Mais internet ne fonctionne pas partout. Il est toujours extrêmement difficile de joindre Concepcion dans le sud du pays nous racontait notre correspondante Claire Martin tout à l’heure. Beaucoup d’habitants de la deuxième ville du pays la plus touchée par le séisme ont passé la nuit dehors, dans la rue, la peur au ventre, car la terre a continué de trembler avec de nombreuses mini-répliques. Près de 90 % du centre historique de Curico, une ville tout au sud est ainsi détruite, même si Bruno, l’institut géologique américain, attribue le bilan relativement limité des dégâts à la qualité des constructions antisismiques au Chili.

Alertes au tsunami au Japon, aux Philippines et en Russie

« Nous ne sommes plus rien », dit un habitant des îles Juan Fernandez dans la presse ce matin. Des vagues de plus de 2 m 34 de haut ont frappé les côtes sud du Chili.

Des images, ici, non plus de voitures mais de bateaux renversés dans La Cuarta. Des navires qui avaient pourtant été rappelés d’urgence dans les ports. Et là encore le bilan est très imprécis du fait des difficultés de communication.

Pour le reste, le Pacifique ressemblait cette nuit à une immense bassine secouée de milliers de vaguelettes et de vagues plus importantes sur les photos satellites publiées dans les journaux. D’où les mesures d’urgence prises un peu partout, du Japon aux Philippines en passant par la Russie.

Claire Martin, journaliste de RFI, en direct du Chili

« Les gens ont peur qu’une réplique assez forte ne les réveille encore cette nuit. Une angoisse également car beaucoup de gens n’ont pas encore de nouvelles de leur famille. »

 

28/02/2010 par Claire Martin

tags: Chili
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