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    Afrique

    Agathe Habyarimana, veuve de l'ex-président rwandais, libérée sous contrôle judiciaire

    media Agathe Habyarimana, veuve du président rwandais Juvenal Habyarimana, le 14 avril 1977 à Paris. AFP

    Agathe Habyarimana, veuve du président rwandais assassiné en avril 1994, a été libérée sous contrôle judiciaire après avoir été interpellée en France mardi 2 mars, à la demande du Rwanda. Kigali l'accuse d'être impliquée dans la planification du génocide rwandais. Les autorités rwandaises ont salué cette interpellation.

    Agathe Habyarimana doit dorénavant être présentée « dans un délai de dix jours ouvrables » devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris qui donnera ou non son aval à la demande d'extradition formulée par Kigali. Agée 67 ans, Agathe Habyarimana est accusée par le Rwanda d'avoir participé à la planification et à l'organisation du génocide. Les massacres avaient débuté après l'attentat de 1994 contre l'avion de l'ex-président Juvénal Habyarimana.

    Il y a deux thèses autour de cet attentat. L'une défendue notamment par le juge français Jean-Louis Bruguière. Ce dernier accuse l'actuel chef d'Etat rwandais, Paul Kagamé, et son entourage, d'avoir créé un commando chargé de tirer sur l'avion.

    Le dossier est totalement vide (...), quand je dis ça c'est véritablement au sens propre qu'il faut l'entendre.

    Maître Philippe Meilhac

    Avocat d'Agathe Habyarimana

    03/03/2010 - par Sébastien Nemeth
    Pour l'avocat, le dossier est complètement vide, ça a été confirmé par le parquet général. Là précisément, on a rigoureusement rien, on a que des accusations. On sait qu'on nous accuse mais on ne sait pas de quoi, on ne sait pas quand. Ce n'est pas comme ça qu'on peut procéder, en tout cas pas en France.
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    Les indices obtenus ici au Rwanda sont assez pour justifier les accusations.

    Tharcisse Karugarama

    Ministre rwandais de la Justice

    03/03/2010 - par Marie-Pierre Olphand
    Le ministre rwandais de la Justice dit que les indices obtenus au Rwanda sont assez pour justifier les accusations. Si l'avocat pense que la participation à la planification du génocide nécessitait d'aller dans les rues avec des machettes, il se trompe. Il y a des indices sérieux de ce qui se passait derrière les rideaux dans les maisons. C'est sur cette base qu'on a lancé le mandat d'arrêt contre la femme là. Mais c'est le juge qui dira si elle est coupable ou pas. On ne peut pas faire la spéculation.
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    Une autre thèse, défendue notamment par des organisations de victimes est celle du complot de l'Akazu. En Kinyarwanda, Akazu veut dire « petite maison » Il s'agit d'une organisation informelle, qui gravitait autour du président Habyarimana. Elle aurait préparé l'attentat et le génocide. L'Akazu aurait compté, parmi ses membres, des personnalités haut placées du pouvoir et des proches du chef de l'Etat, comme Agathe Habyarimana.

    Une arrestation politique ?

    Il y a deux procédures judiciaires contre la veuve qui sont en cours. L'une lancée par Kigali, qui a pour conséquence l'arrestation de ce matin, et une autre, en France, déclenchée le 13 février 2007 par le Collectif des parties civiles pour le Rwanda.

    Mais cette arrestation intervient, quand même, moins d'une semaine après la visite du président français à Kigali. Lors d'une conférence de presse, le président français avait promis que Paris arrêterait « tous les génocidaires, où qu'ils se trouvent ». Et il avait fait allusion à Agathe Habyarimana, sans la nommer. Il avait dit : « nous venons de refuser l'asile politique à l'une des personnes concernées ».

    Or la veuve du chef de l'Etat rwandais a déposé une demande d'asile en France. Demande refusée par le Conseil d'Etat en octobre dernier. Maintenant qu'est-ce qui va se passer pour elle ? Elle peut être extradée au Rwanda. Mais ce serait une première. Paris a déjà refusé par trois fois de renvoyer des présumés génocidaires vers Kigali. Elle pourrait aussi être jugée en France, suite à la plainte des familles de victimes.

    Le gouvernement de Kigali a salué mercredi 2 mars, dans l’après-midi, l’interpellation de la veuve de l’ex-président. « Je félicite la justice française. C’est toujours une bonne chose lorsque le processus judiciaire est engagé », a déclaré le ministre rwandais de la Justice, Tharcisse Karugarama, interrogé par l’AFP. Agathe Habyarimana a toujours nié être membre du premier cercle du pouvoir qui a fomenté le génocide.

    Selon les Nations unies, le génocide rwandais a fait environ 800 000 morts, pour la plupart des Tutsi. Ces massacres sont intervenus à la suite de l’attentat contre l’avion qui transportait le président Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994.
     

    Alain Gauthier, président du collectif des parties civiles 02/03/2010 - par Sébastien Nemeth
    « Agathe Habyarimana a joué un rôle occulte avant, pendant et après le génocide. »
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