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Article publié le : mardi 02 mars 2010 - Dernière modification le : mardi 02 mars 2010

Cristina Kirchner puise dans les réserves de la Banque centrale

La présidente argentine, Cristina Kirchner, durant une conférence de presse au palais présidentiel à Buenos Aires, le 1er mars 2010.
La présidente argentine, Cristina Kirchner, durant une conférence de presse au palais présidentiel à Buenos Aires, le 1er mars 2010.
Reuters / Marcos Brindicci

Par RFI

La présidente argentine Cristina Kirchner a illustré lundi 1er mars la façon dont elle entend désormais gouverner, en puisant dans les réserves de la Banque centrale pour payer la dette à l'aide d'un nouveau décret malgré l'interdiction de la justice et l'opposition d'une majorité au Congrès.

Avec notre correspondante à Buenos Aires, Jean-Louis Buchet

Le fonds du bicentenaire est mort, mais la présidente a mis la main sur les réserves. Pour éviter un rejet par un Parlement où elle n’a plus la majorité, Cristina Fernández de Kirchner a annulé le décret suspendu par la justice par lequel elle créait un fonds destiné à payer les échéances de la dette avec des avoirs de la Banque centrale.

Mais elle l’a remplacé par deux autres décrets : l’un concernant les paiements aux institutions multilatérales, l’autre les créances détenues par les investisseurs privés pour le même montant au total que l’ancien fonds du bicentenaire : 6,5 milliards de dollars avec l’avantage cette fois-ci de compter avec une Banque centrale obéissante.

Cette dernière n’est plus présidée par Martin Redrado qui s’était opposé à cette utilisation des réserves, mais par Mercedes Marco del Pont, nommée par la chef de l’Etat et proche de cette dernière, si proche qu’elle a pris des dispositions pour transférer les 6,5 milliards de dollars au Trésor avant même que les décrets aient été publiés au Journal officiel. Du jamais vu.

Annoncée lors de l’ouverture de la session législative, la décision de Christina Fernández de Kirchner a été dénoncée comme un nouvel empiètement sur les prérogatives du Parlement et de la justice. Mais c’est aussi un aveu de faiblesse d’un Exécutif incapable de négocier avec les ceux autres pouvoirs.

tags: Argentine - Cristina Kirchner - Finances
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