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A la Une : le Chili lance un appel à l’aide internationale
Le Chili s'est résolu hier à solliciter l'aide internationale après le séisme et les vagues géantes qui ont balayé une partie des côtes, tuant plus de 720 personnes.
Et selon le Miami Herald, les organisations humanitaires sont prêtes à envoyer cette aide dans les plus brefs délais. Car le gouvernement chilien est « extrêmement bien organisé » et « était capable de formuler des besoins précis » à l'adresse de la communauté internationale, comme par exemple des ponts mobiles, des téléphones satellites ou encore des générateurs électriques. Les grands organismes internationaux se disent d'ailleurs confiants de pouvoir sans problème venir en aide et aux sinistrés haïtiens et aux sinistrés chiliens.
« On ne constate pas de lassitude chez les donateurs », explique une porte-parole de l'organisation World Vision dans les colonnes du Miami Herald. « Nous avons déjà récolté plusieurs centaines de milliers de dollars pour les victimes du séisme au Chili ».
Les membres de Médecins sans frontières (MSF) ont déjà préparé une intervention dans les zones dévastées. Il ne manquait plus que le feu vert du gouvernement chilien. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a quant à lui 30 tonnes de nourriture prêtes à l'envoi depuis l'Equateur pour venir en aide aux Chiliens.
« La comparaison entre la gestion du désastre en Haïti et celui au Chili s’impose ». C'est en tout cas l'opinion du Washington Post qui écrit aujourd'hui: « La capacité d'une société à affronter une catastrophe naturelle reflète beaucoup de sa culture politique et économique. Il y aura dans les prochains jours des pillages au Chili, mais la situation sera prise en charge par l'armée et la police chilienne et non par les Marines américains.»
Des maisons fissurées vont encore s'effondrer au Chili, mais il y aura des inspecteurs qui décideront lesquelles pourront être sauvées. Enfin, les sinistrés chiliens ont d'ores et déjà annoncé qu'ils porteront plainte contre les constructeurs de certains bâtiments qui n'ont pas tenu le choc du séisme. Ce qui implique qu'il y a un système légal et judiciaire qui fonctionne. Et enfin, remarque le Washington Post, « le Chili est une démocratie opérationnelle. Les Haïtiens, eux, n'ont rien de tout cela ».
Argentine : Cristina Kirchner « tente le tout pour le tout »
En Argentine, la présidente Cristina Kirchner a réussi, lundi 1er mars, à faire transférer 6,5 milliards de dollars des réserves de la Banque Centrale pour payer la dette de 2010, au risque de relancer une grave crise institutionnelle.
Car la majorité du Congrès et la justice s'étaient opposées à un décret présidentiel et avaient interdit à Cristina Kirchner de puiser dans les caisses de la Banque centrale. Finalement la présidente a effectué un véritable tour de passe-passe, lundi devant le Congrès argentin. A l'occasion de l'ouverture de la session annuelle, la chef d'Etat a annoncé avoir annulé le décret bloqué par la justice et en avoir signé deux nouveaux afin de passer outre l'interdiction judiciaire.
« Le décret est mort, vive le décret », titre aujourd'hui ironiquement Pagina 12. Selon le journal, Cristina Kirchner a défendu son action controversée avec sa volonté de sauvegarder un maximum d'emplois en pleine crise économique. Crise, qui jusqu'à preuve du contraire, a été plutôt bien gérée par son gouvernement, estime la présidente. Et Pagina 12 la cite avec ces mots : « Apparemment il y a deux pays : l'un, le vrai, qui bat tous les records de consommation, et l'autre, le pays médiatique, où tout va mal ».
Les journalistes de Clarin sont visiblement stupéfaits : alors que la présidente argentine s'exprimait encore devant le Congrès, le virement des 6,5 milliards de dollars était déjà fait, comme l'annoncera un peu plus tard le directeur de la Banque Centrale, ce que Clarin qualifie de « manœuvre présidentielle ».
Enfin, le journal Àmbito financiero critique, lui aussi, la manière de procéder de Cristina Kirchner: « Le gouvernement s'accapare des réserves et déclare la guerre politique », peut-on lire dans les colonnes du journal économique. Face au manque d'union au sein de l'opposition, la présidente tente le tout pour le tout.

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