Le Congrès comorien proroge de 18 mois le mandat du président Sambi

Le mandat du président comorien est prolongé d'un an et demi. C’est le Congrès qui a décidé ainsi. Ahmed Abdallah Sambi a modifié la Constitution en mai dernier pour confier l’harmonisation des élections au Congrès dont son parti est majoritaire. L’harmonisation aura lieu en novembre 2011. Une opération qui a débouché sur la prolongation de son mandat, qui devait pourtant se terminer le 26 mai prochain. Le Congrès s’est déroulé sous haute tension. Une bonne partie des élus de Mohéli qui devait hériter de la présidence tournante en 2010 et ceux de l’opposition ont boycotté cette rencontre qui a rassemblé les députés et les conseillers des îles.
Avec notre correspondant à Moroni, Ahmed Abdallah Mgueni
Le président Ahmed Abdallah Sambi va rester au pouvoir jusqu’en novembre 2011. Ainsi en a décidé le Congrès.
Conséquence : l'île de Mohéli ne pourra pas diriger le pays en 2010 comme le prévoit la Constitution de consensus de 2001. Cette Constitution prévoit une présidence tournante où chaque île va régner pendant quatre ans.
Ces tournantes ont commencé en 2002 avec Ngazidja qui a cédé la place en juin 2006, mais Sambi, originaire d’Anjouan, en fin de mandat change de Constitution pour introduire le principe d’harmonisation des élections. La révision constitutionnelle donne aux conseillers des îles et aux députés la responsabilité de trouver une date commune pour les élections de président de la République et de gouverneurs des îles.
Deux chefs des exécutifs des îles sur les trois étaient prêts à écourter leur mandat pour permettre l’harmonisation en 2010. Mais le président Sambi a refusé. Le Congrès s’est donc réuni en l’absence de la plupart des élus de Mohéli et ceux de l’opposition de Ngazidja qui ont boycotté ces assises.
Les Mohéliens évoquent le manque de garanties quant à la tournante même en novembre 2011. Rien n’empêche une autre révision constitutionnelle pour rester encore au pouvoir.

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Commentaires (6)
reaction suite à cette decision
La decision du parlement comorien visant à prolonger le mandat de Sambi, est à nos yeux irresponsable.Cependant, nous la respectons totalement dans ce sens où, elle émane de nos parlementaires, ceux qui élaborent nos lois, des normes dont personne n'est au dessus. On est donc deçu, car, une telle décision ne servirait qu'à semer le trouble au sein du pays, dans la mesure où,la constitution comorienne exige une tournente en ce qui concerne la présidence du pays.Il est donc évident, que les Mohéliens se manifestent, pour contester une telle décision. Mais, quand est ce que nos élus se soucieront du peuple et de sa stabilité? Il est temps que les politiciens comoriens pensent un peu à leurs pays au lieu de faire de notre nation un instrument d'enrichissement personnel.
Un jamais vu
Moi je pense que Sambi est qu'a même le meilleur président d’union des Comores car on voit bien ce qu'il a commencé à réaliser. Je donne raison aux Mohéliens car c’est eux qui doit prendre la présidence mais mes cher,regarder bien la situation aux Comores tous les personnes qui hausse ouvrir leur grand bouche sont de personnes en double nationalité ce des gents qui ne se préoccupent pas des Comores car s'il y a problème ils peuvent aller dans un autre pays car ils sont connu la bas Comores des enfants des ce pays. Je suis et je saurais toujours avec Sambi.
Les accords de Fomboni !
En tant que Comorien de la petite île de Mohéli, j'appelle au respect des accords de Fomboni. Je sens que le gouvernement comorien entraine l'île de Mohéli à renouer avec le séparatisme. Vous la communauté internationale n'attendez pas la date du 26 mai pour réagir, ça sera trop tard, me semble-il !
Sambi doit respecter la
Sambi doit respecter la constitution avant tout chose, je vous signale que même la loi référendaire ne lui donne pas l'autorisation. Il y a la non rétroactivité de la loi. Dans cette loi référendaire aucun article ne lui donne pas l'autorisation de présider le pays pendant une phase de transition.
La honte d'un pays
Je suis très choqué de la prolongation de 18 mois du mandat du président Sambi par le congrès comorien. C’est la dignité des Mohéliens qui est atteinte, face à l'égoïsme d'une minorité des personnes assoiffées de pouvoir. C'est une honte pour la nation, car encore une fois et pour toujours, le pays a raté un grand rendez-vous de son histoire vis à vis du monde. C'est aussi une honte, pour un président qu'on sait qu'il est l'un des instigateurs du séparatisme anjouanais. Aujourd'hui le peuple comorien se bat pour renforcer l'unité nationale et essayer d'effacer les stigmates de la division du pays, alors que derrière, une minorité des gens de mauvaise foi, insoucieux du mal qui frappe le pays, tentent de virer la nation dans un autre cauchemar de guerre civile. Je crois que Sambi commets la même erreur, qui a fini par couter la vie à l'ancien président Ahmed Abdallah Abdérémane, lors qu'il a voulu s'autoproclamer président à vie par référendum en 1989.
Prise de conscience
Etant moi même comorien, j'embrasse la révision de cette constitution et est pour le maintien de Sambi au pouvoir. Les comores ont toujours été le théatre d'une instabilité politique favorisée par la soif de la part de certaines d'accéder à tout prix au pouvoir. Ce désir de pouvoir n'est pas mauvais, c'est plutôt l'usage qu'on en fait qu'il faut réprimer. Si le président actuel est à même d'instaurer la stabilité et booster l'économie en attirant, comme c'est déjà le cas, les invéstisseurs étrangers, le peuple comorien devra le maintenir. Car depuis l'acquisition de son indépendance, les comores n'a pas encore connu un dirigeant qui soit comparable à Sambi en actes. Je pense qu'il est temps pour les comoriens de se prononcer et dire réellement ce qu'ils attendent d'un président.
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