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    Amériques

    Cristina Kirchner perd sa majorité au Congrès

    media Cristina Kirchner, présidente argentine, lors d'un discours au palais présidentiel à Buenos Aires, le 4 mars 2010. AFP / Alejandro Pagni

    C’est un coup dur pour la présidente argentine Cristina Kirchner : son gouvernement a perdu mercredi 3 mars 2010 la majorité absolue au Sénat et donc au Congrès puisqu'il était déjà en minorité à l'Assemblée nationale. Pour la première fois depuis 2005, c’est une opposition divisée qui règne sur les deux chambres. Une cohabitation « à l’argentine », qui ne facilitera pas la gouvernance de Kirchner, déjà ébranlée par plusieurs scandales.

    C'est une première pour le péronisme en Argentine. Jamais un gouvernement péroniste n’a cédé le contrôle sur les deux chambres. Kirchner misait en effet sur la division de l’opposition, traditionnellement très hétérogène. Mais les anti-péronistes ont réussi à réunir un quorum de 37 sénateurs et se sont octroyé la présidence de 13 des 25 commissions permanentes du Sénat. Le contrôle de ces commissions constitue un facteur décisif pour diriger tout le processus législatif.

    La figure-clé dans ce « coup politique » s’appelle Carlos Menem (1989-1999), ancien président argentin de 1989 à 1999, et enemi juré du clan Kirchner. Grâce à sa présence le 3 mars, aux côtés de l’opposition, il a contribué à faire basculer le pouvoir du parti péroniste vers l’opposition. La semaine dernière encore, c’était justement son absence lors du vote en séance, qui a avait fait échouer la prise de contrôle du Sénat par l'opposition.

    Cohabitation à l’argentine

    Une opposition qui s’est montrée jusqu’au 3 mars, très désunie face aux nombreux scandales de corruption et de népotisme qui ont ébranlé la présidence Kirchner. Mais la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’était sa décision de payer la dette de 2010 en puisant dans les réserves de la Banque centrale, ce qui est interdit par la loi argentine. Or, Kirchner a voulu passer outre cet obstacle constitutionnel à l’aide d’un décret, qui a finalement été rejeté par la nouvelle majorité de gauche au Sénat.

    L’Argentine entre donc pour la deuxième fois depuis le rétablissement de la démocratie en 1983, en période de cohabitation. Ce changement institutionnel pourrait faire émerger une nouvelle culture politique du pays, estime l’historienne argentine Diana Quattrocchi-Woisson, directrice de La Nouvelle Revue Argentine :

    « Il va y avoir un bras de fer entre les pouvoirs exécutif, législatif et judicaire.
    Ces trois pouvoirs doivent maintenant négocier ensemble. Il est clair qu’un gouvernement qui a perdu sa majorité ne peut plus gouverner avec des décrets 
    ».

    Quel avenir pour le « Kirchnerisme » ?

    Selon Diana Quattrocchi-Woisson, ces soubresauts pourraient aussi sonner le glas du vieux système politique dominé par le péronisme. Le couple Kirchner serait, dans ce cas, le représentant d’un régime de transition qui accouchera éventuellement d’une nouvelle forme de gouvernance. Laquelle? La réponse sera peut-être connue après l' élection présidentielle, l’an prochain.
     

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