Le Fespaco lance son festival de cinéma féminin

Cette 1ère édition des «Journées cinématographiques de la femme africaine de l’image» est organisée par le festival africain le plus renommé du continent. 37 films réalisés par des Africaines sont projetés. Des réalisatrices indiennes et une Japonaise sont également invitées.
Les journées cinématographiques de la femme africaine de l’image (JCFA) sont organisées par le Fespaco. Vous savez que ce grand rendez-vous du cinéma africain a lieu tous les 2 ans. Depuis plusieurs années, les organisateurs réfléchissent à un Fespaco annuel. Evidemment, on évoque le manque de moyens pour réaliser un tel projet. Les JCFA apparaissent alors comme une façon pour le Fespaco de marquer sa présence. Une façon d’exister entre les deux années où se déroule le grand rendez-vous de Ouagadougou. « Elles (Les JCFA) sont une continuité du Fespaco », a indiqué Michel Ouedraogo, le délégué général du festival, à l’ouverture de ces journées, le 3 mars au soir.
Les femmes dans le cinéma africain
Ces journées sont un hommage à toutes les femmes qui se battent pour le cinéma africain : réalisatrices, comédiennes, scénaristes ou encore monteuses. « La femme est présente dans tous les secteurs de la production cinématographique, mais son rôle n’est pas suffisamment mis en exergue », explique Michel Ouedraogo. Vous connaissez, par ailleurs, les problèmes généraux du cinéma africain, les problèmes de production, les problèmes de promotion, ou encore les problèmes de distribution.
Les films africains sont très peu vus, et ces journées du cinéma de la femme africaine offrent une vitrine à des productions du continent, leur permettent d’être vues et d’avoir un cadre de promotion. D’ailleurs, comme pour le Fespaco, s’est ouvert en marge de ces journées un MICA, le Marché international du cinéma africain, spécifiquement réservé cette fois aux productions des femmes. Le MICA, de plus, ne propose que des films de réalisatrices burkinabès, « compte-tenu de nos moyens limités, a encore expliqué le délégué général du Fespaco, mais dans les années à venir, les autres pays seront représentés ».
Des cinéastes connues et la relève
38 films qui sont programmés, des films qui viennent d’un peu partout, environ 11 pays, donc une bonne dizaine de réalisatrices. Il y a autant de longs métrages que de courts métrages, des documentaires, des séries télévisées, des films à la fois du continent et également de la diaspora. Cinq films réalisés par des Indiennes et une oeuvre japonaise font également partie de la sélection.
Parmi les réalisatrices présentes, Leïla Kilani du Maroc, Jihan El Tahri d’Egypte,
Kadiatou Konaté du Mali, Kaltoum Bornaz et Nadia Touijer de Tunisie, ou encore Maïmouna N'Diaye et Valérie Kaboré, du Burkina Faso. Il s’agit des grandes, connues à l’international. Elles ont déjà faits des films et des documentaires. Les autres invitées représentent très probablement la relève du cinéma africain.
En plus des projections, des débats sont organisés avec des représentantes des métiers du cinéma sur différents thèmes comme : monter un projet documentaire, du scénario à la recherche du financement ou encore : direction artistique, l'actrice face à la caméra.

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