La reconstruction du Chili devrait prendre quatre à cinq ans
Les opérations de déblaiement ont débuté à Concepcion, l’une des villes les plus touchées par le séisme et le tsunami du samedi 27 février 2010. Un ballet de pelleteuses, alors que les chances de retrouver des survivants se font de plus en plus rares. Michelle Bachelet, la présidente en exercice, y a effectué une visite. Elle a parlé de mise à l’épreuve et de plusieurs années de reconstruction nécessaires. Les habitants commencent tout doucement à y reprendre vie. Au moins 802 personnes ont trouvé la mort dans la catastrophe.
Avec notre envoyée spéciale à Concepcion, Claire Martin
Un début, un petit début de normalité commence à apparaître à Concepcion où le premier supermarché a rouvert dans cette agglomération qui compte près d’un million d’habitants. Les gens peuvent faire de nouveau, pour la première fois, des emplettes. Mais ils n’ont droit qu’à trois sacs par personne. Ils sont autorisés à y mettre tout ce qu'ils veulent mais n'ont droit qu'à trois sacs pour qu’il y ait suffisamment de marchandises pour tout le monde.
La présidente Michelle Bachelet a parlé de « véritable mise à l’épreuve ». Elle a expliqué que la moitié du pays et de la population sont affectés par le séisme, c’est énorme. Elle explique également que l’ampleur du désastre est encore inconnue. On a parlé de la côte, de la ville de Concepcion, de la région du Maule... mais on se rend compte de plus en plus que dans le centre du pays également il y a énormément de gens sinistrés. Les maisons, le plus souvent en torchis, se sont effondrées dans ces zones touchées par le séisme.
La présidente du Chili estime qu’il faudra de quatre à cinq ans pour pouvoir reconstruire le pays, reconstruire cette région. C'est à peu près la durée du mandat du futur président Sebastian Pinera, qui entrera en fonction le 11 mars prochain.
L’aide s’organise Elle est acheminée grâce à neuf bateaux de la Marine, trente avions des Forces de l’air, des hélicoptères et des camions, selon la présidente Michelle Bachelet. Les routes principales sont de nouveau praticables et des ponts flottants ont été mis en place. Le Chili demande des hélicoptères à la communauté internationale car c’est le seul moyen de transport qui permette d’atteindre les zones les plus isolées, les petits villages de la côte surtout. |

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