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Article publié le : samedi 06 mars 2010 - Dernière modification le : samedi 06 mars 2010

Sarkozy assure les agriculteurs de son soutien

Le président français, Nicolas Sarkozy, au salon de l’'Agriculture à Paris, le 6 mars 2010.
Le président français, Nicolas Sarkozy, au salon de l’'Agriculture à Paris, le 6 mars 2010.
REUTERS/Remy de la Mauviniere/Pool

Par RFI

Le président Nicolas Sarkozy a tenté de calmer la colère des agriculteurs en crise à une semaine des élections régionales. A la veille de la fermeture du Salon de l'agriculture, Nicolas Sarkozy a annoncé une augmentation de 800 millions d'euros de prêts bonifiés des banques en faveur des agriculteurs en difficulté. L'Etat prendra en charge 50 millions d'euros d'intérêts.

Nicolas Sarkozy et les agriculteurs
 

06/03/2010 par Valérie Gas

Je remercie les syndicats qui ont accepté ce plan. Parce que, si le plan avait été mauvais, pourquoi les agriculteurs seraient-ils venus au guichet ?...

Il sera finalement venu au Salon de l’agriculture, passage obligé pour tout président de la République qui se respecte. Après avoir été particulièrement critiqué parce qu’il ne s’était pas rendu à l’ouverture, Nicolas Sarkozy fait donc la fermeture et tente de calmer les agriculteurs en crise et en colère.

Nicolas Sarkozy est venu plus tôt que prévu ce samedi matin, 6 mars, une demi-heure avant l'ouverture au public. Mais peu à peu le Salon s’est rempli et la foule était quand même importante sur le passage du président de la République qui est apparu souriant et disponible.

Nicolas Sarkozy a dit beaucoup bonjour, a serré beaucoup de mains, s’est fait prendre en photo. Il a aussi dégusté quelques spécialités. Des pommes notamment, apportées sur un petit plateau apporté par un producteur. Mais dans ce domaine, c’est sûr, Nicolas Sarkozy ne rivalise pas avec son prédécesseur Jacques Chirac qui a fait sa réputation au salon, en goûtant tous les produits.

Mais au-delà du côté convivial de cette visite, qui s’est transformée en bain de foule, Nicolas Sarkozy était venu pour délivrer un message aux

agriculteurs. Et après plus de deux heures de pérégrination dans les allées, entre les vaches, les cochons, les poules et les chevaux, le président a participé à une table ronde, en présence des représentants du secteur agricole. Il a répondu à leurs questions et il a notamment annoncé le renforcement du plan de soutien au financement de l’agriculture frappée par la crise qui va passer de 1 à 1,8 milliards d’euros.

Nicolas Sarkozy a également demandé de changer les méthodes de mise en œuvre des mesures environnementales dans l’agriculture. « Je crois à l’agriculture durable » a lancé le président français. 

Philippe Collin
 

Porte-parole de la Confédération paysanne

06/03/2010
par Francine Quentin
 
 
Laisser croire que les paysans seraient en difficulté à cause des mesures liées au Grenelle de l’environnement, est une supercherie…
Les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy aux agriculteurs

Aux agriculteurs inquiets de la baisse de leurs revenus, le président Nicolas Sarkozy est venu apporter plus de soutien financier et l'assurance de les défendre au niveau européen.

 
Afin de traverser la crise qui a vu la baisse de 30% des revenus agricoles en 2009 et même jusqu'à 50% pour les producteurs laitiers, Nicolas Sarkozy a annoncé une rallonge de 800 millions d'euros de prêts bonifiés, soit 1,8 milliard d’euros au total, et 50 millions de plus pour les agriculteurs très endettés.
 
Les sinistrés de la tempête Xynthia ne seront pas non plus oubliés. Répondant à une demande de la FNSEA, le président de la République a évoqué un allégement des contraintes environnementales qui pèsent sur l'agriculture afin de rétablir la concurrence avec d'autres pays jugés moins regardants.
 
Enfin Nicolas Sarkozy a rappelé que l'agriculture est un secteur stratégique de l'économie française. Et, à ce titre, il entend la défendre personnellement lors des négociations sur la future politique agricole commune. La France est prête a accepter une réduction des dépenses agricoles directement financées par le budget européen. A condition qu'en contrepartie on instaure une préférence communautaire pour les produits agricoles issus des pays membres de l'Union européenne.

 

tags: Agriculture et Pêche - France - Nicolas Sarkozy
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