En Algérie, le gouvernement hausse le ton face aux enseignants grévistes

La grève des enseignants du primaire, du secondaire et de la formation professionnelle, qui dure depuis quelques semaines, tourne au bras de fer avec le ministère de l’Education. Selon la tutelle, le travail a repris hier à 85 % et elle lance un ultimatum. Le gouvernement menace ceux qui ne rejoignent pas leurs postes, dans les 48 h, d’être radiés de la fonction publique.
Si 48 heures, après une mise en demeure, le gréviste n’a pas rejoint son poste, il est révoqué. Le délai court à partir de ce dimanche. Le ministère de tutelle a fait savoir samedi 6 mars 2010, en fin de journée, que 85% des enseignants ont déjà rejoint leurs postes.
Le ministère de l’Education, qui emploie les grands moyens, annonce également la création de 50 000 nouveaux postes d'enseignants diplômés, sans concours préalable. Un des deux principaux syndicats autonomes qui animent cette grève, l’UNPEF (Union nationale des professeurs de l’éducation et de la formation) a appelé à la reprise.
Reste notamment l’autre syndicat, le CNAPEST, le Conseil national autonome des professeurs de l'enseignement du secondaire et du technique, qui doit, lui, se prononcer ce dimanche.
Ces syndicats ont notamment obtenu une revalorisation d’environ 30% du régime indemnitaire. Ils revendiquent l’accès à la médecine du travail et au budget des œuvres sociales, un budget monopolisé par le syndicat UGTA. Sur ces deux points, ils n’ont rien obtenu. La poursuite de la grève risque fort de mener à l’année blanche. C’est la crainte des parents d’élèves.

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