Nigeria - 
Article publié le : lundi 08 mars 2010 à 05:46 - Dernière modification le : lundi 08 mars 2010 à 15:25

Fin de semaine meurtrière à Jos au Nigeria

Un agent de santé examine à la mosquée centrale de Jos, une femme blessée lors des violences inter-religieuses de janvier 2010.
Un agent de santé examine à la mosquée centrale de Jos, une femme blessée lors des violences inter-religieuses de janvier 2010.
AFP/ Pius Utomi Ekpei

Par RFI

La ville de Jos dans le centre du Nigeria a de nouveau été le théâtre d’affrontements intercommunautaires ce dimanche. Au moins 200 personnes auraient été tuées. A la mi-janvier déjà, la capitale de l’Etat du Plateau et ses environs s'étaient embrasés. Le couvre-feu en vigueur depuis n'a pas empêché ces nouveaux massacres. Le président nigérian par intérim, Goodluck Jonathan, a ordonné que les forces de sécurité soient placées en état d'alerte.

 

Les attaques se sont déroulées dans la nuit de samedi 6 au dimanche 7 mars 2010 aux alentours de trois heures du matin et simultanément dans trois villages situés à la périphérie sud de Jos. Selon plusieurs témoignages recueillis par RFI plus d'une centaine de personnes auraient été tuées, majoritairement des femmes et des enfants. Leurs corps ont été retrouvés, lacérés à la machette ou brûlés. D’après des sources concordantes il s'agirait d'attaques de représailles menées par des pasteurs de l'ethnie Fulani généralement nomades contre des populations d’ethnie Berom, sédentaires.

Le récit des attaques :

Shamaki Gad Peter, responsable de la Ligue des droits de l'homme à Jos

Trois villages ont été attaqués, Dogo Nahawa, Zot et Raslat. Selon les témoignages que nous avons recueillis sur place, vers deux-trois heures du matin, des tirs ont retentis un peu partout, des maisons ont été brûlées. Les villageois sont alors sortis de chez eux. Les assaillants qui étaient de l'ethnie Fulani leur ont tiré dessus et les ont découpés à coup de machette. Beaucoup de femmes, d'enfant et même de bébés ont été massacrés ainsi. Il y a eu beaucoup de victimes. Personnellement, j'en ai compté 80. Mais je pense que sur l'ensemble des villages, il y a à peu près 200 morts. Tous sont de l'ethnie Berom. Ce sont des chrétiens à 90 pour cent. Le gouvernement a demandé à la population de rester calme et des forces de sécurité doivent être déployées dans la zone pour éviter de nouveaux incidents.

 

08/03/2010 par Catherine Ninin

Il y a quinze jours déjà des affrontements similaires entre les deux ethnies avaient fait quatre morts parmi les pasteurs. Joint par RFI, un habitant de Jos qui a tenu à garder l'anonymat s'est dit surpris par ces violences. «Depuis les massacres du mois de janvier le couvre-feu est en vigueur», a-t-il dit. «Les militaires sont censés assurer notre sécurité dans la ville et autour, cela n'aurait jamais dû arriver », a-t-il ajouté. Ce dimanche dans la soirée pour éviter tout débordement du conflit, le président en exercice du Nigeria Goodluck Jonathan a placé toutes les forces de sécurité du Plateau et des Etats voisins en alerte maximum.
 

tags: Nigeria
Fiche Pays :
Sur le même sujet :
Réagissez à cet article
Commentez cet article en tapant votre message dans la zone de texte. Le nombre de caractères est limité à 1500 ou moins.
(3) Réactions

la religion est la pire

La religion est la pire invention de l'homme. Dans sa grotte l'homme des cavernes avait déjà des croyances. Si on veut se prétendre civilisé il faut rejeter toute forme de croyance. Ceux qui défendent encore aujourd'hui la religion sont les pires abrutis de ce monde, des obscurantistes incapables de penser par eux-mêmes.

violences au Nigeria

Quand religion et ethnie se mêle, c'est la catastrophe! Beaucoup de guerres les plus meurtrières ont eu ces deux éléments pour pilier. Et il est difficile d'affirmer avec certitude qu'il s'agit seulement d'une rivalité ethnique. À moins que d'autres causes comme la propriété de la terre soit associé. Il y a donc besoin de plus d'information pour convaincre sur les causes. Mais dans tout ça, que fait l'état pour la prévention?

Désolé

Je suis désolé d'entendre une telle animosité religieuse. Dieu est Amour. Si ses lois étaient faites pour semer les troubles et les mésententes entre les Hommes, la religion serait en elle même une pure et semble malédiction. Qui tue au nom de la religion est élite de l'enfer.

Fermer