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Article publié le : lundi 08 mars 2010 - Dernière modification le : mardi 09 mars 2010

Funérailles des victimes des violences de Jos

Une fosse commune au village de Dogo Nahawa, à environ 15 km de Jos, au centre du Nigeria, le 8 mars 2010.
Une fosse commune au village de Dogo Nahawa, à environ 15 km de Jos, au centre du Nigeria, le 8 mars 2010.

Par RFI

Le secrétaire général de l'ONU se dit préoccupé après les nouvelles violences près de Jos, dans le centre du Nigeria. Ban Ki-moon et la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton appellent toutes les parties à la retenue. Le Vatican exprime sa « douleur ». A Dogo Nahawa, le village le plus touché, les habitants enterrent leurs morts. Le bilan des tueries perpétrées dans trois villages près de Jos, dans le centre du Nigeria, dans la nuit du 6 au 7 mars 2010 varie entre 55 et 500 morts selon les sources.

Avec notre envoyée spéciale à Dogo Nahawa,

Environ 500 personnes, des villageois mais aussi des habitants de Jos étaient réunis lundi après-midi à Dogo Nahawa pour enterrer leurs morts. La scène s’est déroulée un peu à l’écart du centre du village où une grande fosse a été creusée.

Pendant plus de deux heures, des volontaires qui portaient un masque sur le bas du visage ont sorti un à un les corps des victimes tout juste enveloppés dans des pagnes. Soit au total 61 corps dont 32 enfants, certains à peine âgés d’un an, tailladés à la machette ou brûlés vifs dans leur sommeil.

Autant dire que beaucoup d’habitants avaient du mal à retenir leurs larmes. Les personnes que j’ai rencontrées sont tout simplement sous le choc. L’attaque de dimanche a été très violente, selon leurs dires, et aurait duré environ deux heures. Depuis, les habitants qui n’ont aucun endroit où fuir sont restés dans leurs maisons et ils craignent bien sûr qu’un nouveau massacre ne se reproduise. Certains n’hésitent d’ailleurs pas à parler de « génocide » orchestré par les populations fulani, nomades musulmans, à l’encontre de l’ethnie berom généralement chrétienne.

Calme relatif à Jos

A Jos, des dizaines d’étudiants ont manifesté lundi 8 mars pour protester contre ces tueries. Un calme apparent est revenu car il n’y a pas eu d’affrontements à proprement parler lundi. Selon un cadre de la police qui a tenu à garder l’anonymat la situation était « sous contrôle » mais que la tension est palpable dans les rues de Jos et très peu de personnes y circulaient lundi. Les chars ont refait leur apparition et des militaires sont stationnés quasiment à tous les carrefours où ils arrêtent les véhicules et parfois les fouillent au cas où des armes seraient transportées.

Le bilan reste flou

En ce qui concerne le bilan de l’attaque de dimanche, c’est toujours le flou. Le porte-parole de l’Etat du Plateau avance le chiffre de plus de 500 morts. De son côté, la police parle de 55 morts. Quant à plusieurs ONG nigérianes interrogées par RFI, elles disent avoir comptabilisé environ 200 victimes. Mais ce bilan pourrait encore s’alourdir car de nombreuses familles sont encore sans nouvelles de leurs proches.
 

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Commentaires (2)

tuerie barbare

Toutes le religions prônent la démocratie. Mais qu'elle est celle la qui a comme code de conduite "la violance". Les gens érigent leurs ambitions en lois divine pour accomplir leur sale besogne. Que Dieu préserve l'Afrique de cette barbarie. On en a marre.

Que ce soit en islam ou en

Que ce soit en islam ou en christianisme nos violence doivent épargner nos enfants et ceux qui ne respectent pas la parole de DIEU lui rendront compte. Ce qui c'est passée n'est que de la pure sauvagerie.
Que Dieu pardonne a tous ces enfants.

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