Lors de son engagement, le tirailleur reçoit une chéchia, un turban de toile blanche, un manteau avec capuchon, une veste et un gilet turc en drap bleu roi, bordé de jaune, deux pantalons turcs sans soutache, en cotonnade bleue dite guinée et un pantalon turc en toile blanche.
Le premier uniforme donné aux tirailleurs sénégalais en 1857 lors de la création du corps est une tenue à l'orientale comme en portent alors les zouaves et les tirailleurs algériens. La coiffure qui l'accompagne est une chéchia et un turban.
À l’origine simple sous-vêtement utilisé par tous les soldats, portée de façon apparente dans l’infanterie d’Afrique, la ceinture est de diverses couleurs. Une répartition est peu à peu adoptée puis réglementée.
La tenue portée aux colonies avant 1914 est de couleur bleu marine, les tresses des manches, du col et les passepoils jonquille, les galons de grade rouge ou or. Au col, deux écussons de drap noir fixés par des agrafes portent les lettres TS (TH ou TM) en drap rouge.
Sur la tenue modèle 1889, les tirailleurs portent des écussons de drap bleu foncé sur lesquelles deux lettres en drap écarlate découpées à l’emporte-pièce identifient leur unité.
Cette tenue, composée des « effets spéciaux aux militaires sénégalais de l’Afrique du Nord », comprend un paletot croisé et une culotte en molleton bleu foncé, un collet à capuchon du modèle des zouaves en drap ...
Le drap de couleur kaki est introduit par la décision du 31 août 1915 qui réserve un cinquième des fournitures mensuelles de drap kaki « aux ateliers des dépôts des troupes coloniales de la métropole (habillement des Sénégalais) ».
Avec la tenue américaine modèle 1943, les tirailleurs conservent la chéchia de tradition. Le gilet de sauvetage est porté au cours des opérations de débarquement en Provence.
Le barda
Pour la vie en campagne, les tirailleurs utilisent le barda sénégalais, fait d’une toile de tente enveloppant le paquetage et porté aux épaules. Un sac ou une musette fantoches (modèles particuliers de confection non réglementaire) se substituent parfois à l’ancien barda.