France - 
Article publié le : mercredi 10 mars 2010 - Dernière modification le : mercredi 10 mars 2010

Total: les raffineurs de Dunkerque envisagent une nouvelle grève nationale

Même si elle était attendue, la décision de Total a suscité une vive protestation du personnel et des partis de gauche. Des incidents ont même éclaté au pied de la tour du groupe située dans le quartier d'affaires de La Défense, près de Paris.
Même si elle était attendue, la décision de Total a suscité une vive protestation du personnel et des partis de gauche. Des incidents ont même éclaté au pied de la tour du groupe située dans le quartier d'affaires de La Défense, près de Paris.
Reuters / Charles Platiau

Par RFI

En France, la « bataille » de Dunkerque n’est toujours pas terminée. Les salariés des raffineries de Total n'acceptent pas la fermeture du site, confirmée lundi 8 mars par la direction du groupe. Ils pourraient se remettre en grève dès ce mercredi 10 mars.

C’est une journée charnière pour les salariés des Flandres touchés par la fermeture de la raffinerie, qu’ils soient employés par Total ou par les sous-traitants du groupe, mais aussi pour la direction de la compagnie.

Les salariés qui veulent à tout prix éviter la fermeture ou, à tout le moins, préserver l’emploi dans la région, poursuivent leurs consultations. Ils réfléchissent à une action en justice, et envisagent bien sûr de reprendre la grève. Le risque d’une éventuelle pénurie d’essence à la veille des élections régionales est une menace que les salariés de Total entendent bien utiliser dans leur combat.

De son côté, la direction cherche à calmer le jeu. Elle promet des mesures spéciales pour aider les sous-traitants à réorienter leur activité. Les deux parties se retrouveront ce mercredi 10 mars lors d'une table ronde organisée à Dunkerque par les pouvoirs publics. La direction de Total dévoilera alors les mesures promises aux sous-traitants. Les organisations syndicales ont déjà prévu de demander la nomination d’un médiateur.

tags: Energies - France - Questions sociales
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Commentaires (1)

On ne négocie pas sous la menace permanente

Les syndicats ne doivent pas jouer avec le feu. Ils risquent de tout perdre : les projets proposés par les sociétés, le départ pur et simple des investisseurs et les faillites d'entreprises qui subiront le contre coup de leurs actions en matière d'approvisionnement.

A force de jouer à "je n'en n'ai plus rien à foutre" c'est toute l'industrialisation en France qui s'en ressentira.
Le fait de se trouver à une échéance électorale (une de plus car nous sommes en situation d'élection permanente !) et de vouloir politiser tous les débats, aucune entreprise ne voudra plus prendre le risque de s'installer en France. Or c'est avec nos impôts que l'on paie le chômage et les aides aux entreprises. Mais si en contrepartie on pense nous faire vivre sous la terreur, certains voteront extrême droite.
Les prises d'otages des chefs d'entreprises, les menaces de faire exploser les usines, le blocage des services publics et aujourd'hui les blocages dans les approvisionnements ne font qu'aggraver les conséquences de la crise mondiale. C'est une forme d'extrémisme que l'on ne peut tolérer pour nos emplois, nos entreprises.
Oui, il faut chercher des solutions mais il ne faut pas s'imaginer que les solutions se dégageront sous la menace et les politiques politiciennes de certaines organisations syndicales gauchistes.
Les allemands qui savent, eux, négocier réussissent mieux à sauver leurs entreprises. Ils continuent même (ils sont les seuls en Europe) à exporter. Et ils s'impliquent directement dans la gestion des entreprises, pas pour les casser mais pour veiller à leur bonne gestion.

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