Le bataillon d’Afrique créé en avril 1763 ayant été décimé par la maladie, le gouverneur de Mesnager lève en 1765 un corps permanent africain pour la défense de l’île de Gorée et de ses dépendances, où servent Blancs, Noirs et mulâtres.
Deux personnages se rejoignent dans l'histoire à Saint-Louis et dans l'île de Gorée : les signares, concubines locales des Européens et les soldats du bataillon sénégalais du 16e Léger, disparus dans le naufrage d'un des bateaux les plus célèbres, La Méduse.
Diverses traditions rapportent l’existence de ces femmes guerrières qui se brûlent, dit-on, ou se compriment dès l’enfance le sein droit, afin de tirer à l’arc avec plus de facilité.
Un des privilèges dont bénéficièrent les tirailleurs sénégalais est d’être autorisés à se faire accompagner par leurs femmes et leurs enfants, non seulement dans les cantonnements occupés au gré de leur affectation, mais aussi en campagne.
Dès le 7 août 1914, des forces franco-britanniques s’attaquent aux colonies allemandes du Togo et du Cameroun. Si au Togo, 1 000 tirailleurs viennent rapidement à bout de l’ennemi, au Cameroun, il faut attendre février 1916 pour que les Allemands cèdent.
Dans cette nouvelle forme de guerre totale qu’est la Grande Guerre, qui mobilise toutes les forces de la nation en premières lignes comme à l’arrière, près de 300 000 travailleurs sont recrutés aux colonies.
Pendant toute la Première Guerre mondiale, les contacts entre les soldats originaires d’Afrique cantonnés en métropole et les populations civiles françaises sont limités.
Avant même le début de la Première Guerre mondiale, la perspective d’un engagement de troupes noires sur le continent provoque l’indignation en Allemagne.
Faute de sources fiables, le chiffre des tirailleurs africains faits prisonniers en 1940 est évalué par un rapport de l’époque à 49 500 Africains et 9 000 Malgaches, et selon une étude plus récente à 28 000 tirailleurs.
Lorsque le transport de troupe (ex-paquebot) Sequana est torpillé par un submersible allemand à quelques miles dans le sud de l’île d’Yeu, le 8 juin 1917, 198 tirailleurs africains embarqués à Dakar périssent (sur 206 victimes), soit la moitié des effectifs.