Nigeria - 
Article publié le : mercredi 10 mars 2010 à 07:23 - Dernière modification le : mercredi 10 mars 2010 à 07:43

Nigeria : la tension reste très vive dans la région de Jos

Un instant de répit pour la ville de Jos, quelques heures avant la fusillade, le 9 mars 2010.
Un instant de répit pour la ville de Jos, quelques heures avant la fusillade, le 9 mars 2010.
AFP

Par RFI

Au Nigeria, des coups de feu ont éclaté mardi 9 mars au soir dans un quartier chrétien de la périphérie de Jos, dans le centre du pays, poussant des habitants à se réfugier dans une caserne de police, selon des témoins. La tension est extrêmement vive dans la région, où l'armée a été accusée par le gouverneur local d'avoir ignoré des avertissements sur les tueries qui ont fait des centaines de morts.

Jos : témoignages

Les coups de feu ont duré dix minutes. Des minutes suffisamment intenses pour créer un mouvement de panique.

 

10/03/2010 par Julie Vandal

Les coups de feu ont éclaté à 21 heures locales, ce mardi 9 mars 2010. Des tirs à l’arme automatique intenses qui ont duré environ une petite dizaine de minutes. Selon des sources policières et militaires, cela s’est déroulé à Jos, dans la partie nord de la ville, très exactement dans le quartier de Toudounwada.

Un cadre de la police, qui a tenu à garder l’anonymat, a indiqué à RFI que les militaires étaient descendus dans la zone pour ramener le calme. « Les habitants craignaient encore des représailles », a-t-il déclaré. Ils suspectaient un camion d’être rentré dans le quartier avec des Fulani à son bord. « Cela a commencé à s’agiter alors les militaires ont tiré en l’air pour que les gens rentrent chez eux », a-t-il ajouté.

Pour l’heure, il est impossible de savoir si des personnes ont été tuées, mais le calme est revenu en fin de soirée. Les familles qui s’étaient réfugiées à l’école de police de Jos ou dans les cours des différents bâtiments surveillés sont progressivement rentrées dans leur maison.

Malgré tout, la tension reste très vive, d’autant plus que ce mardi 9 mars, l’armée a été accusée par le gouverneur Jonah Jang d’avoir ignoré ses avertissements sur les tueries qui se préparaient dans la nuit de samedi à dimanche.

Yahya Lawal, directeur des Affaires africaines de l'Organisation de la conférence islamique (OCI)

Il faut que la loi s'applique. L'impunité ne doit pas être tolérée.

 

10/03/2010 par Sarah Tisseyre

tags: Nigeria - Questions sociales - Religion
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