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    France

    A la une : la grogne du monde judiciaire

    Plusieurs milliers d’avocats, de magistrats ou de personnels pénitentiaires ont manifesté hier à Bordeaux, Marseille ou encore Paris. A l’origine de cette grogne : la baisse des budgets mais aussi et surtout le projet de réforme pénale défendu par la garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie. « La réforme à étouffer les affaires », titre Libération en une. Libération qui consacre son dossier du jour aux bouleversements attendus dans le système judicaire français, notamment la fin du juge d’instruction ou encore la modification des délais de prescription. Pour Libération, « le sens de la réforme n’est pas douteux : il s’agit bien de tarir la source des affaires politico-financières et de donner à l’exécutif les moyens de contrôler beaucoup plus étroitement les enquêtes qui pourraient l’embarrasser, lui ou ses amis. » Libération qui affirme que « ce bouleversement de la procédure (…) débouche sur une régression démocratique grave. »

    La République des Pyrénées s’intéresse de près à cette modification des délais de prescription : « le nouveau code de procédure prévoirait, précise-t-il, que tout délit serait prescrit six ans après la date où l'infraction a été commise, et ce ' quelle que soit la date à laquelle elle a été constatée '. Si ce point était adopté, ce serait un changement scandaleux, s’insurge le quotidien béarnais. (…) Car les délits financiers ne sont souvent découverts que de longues années après les faits. » Et La République des Pyrénées de s’interroger : « Serons-nous le seul pays dans l'Europe démocratique à ne pas couper le cordon ombilical entre le pouvoir politique et la justice ? »

    Regrettera-t-on les juges ?

    Pour ce qui de la suppression du juge d’instruction, les avis sont plus nuancés. Exemple : La Voix du Nord remarque que la Cour européenne des droits de l’homme avait souligné en 2008 le manque d’indépendance des procureurs, censés désormais mener les enquêtes. Cela n’avait pas empêché Nicolas Sarkozy d’annoncer la réforme…
    Pour autant, estime L’Est Républicain, « la suppression du juge d'instruction mérite toutefois d'être soumis à examen. L'inquisition à la française a entraîné quelques fiascos qui autorisent à la mettre en cause. A charge pour tous les intervenants de réfléchir aux modalités de son remplacement. »
    Mais, reconnaît le quotidien lorrain, « c'est mal parti. A l'heure du soupçon généralisé, la raison n'a plus ses droits. Tant pis pour les justiciables ! »

    Le Figaro rappelle pour sa part que le juge d’instruction n’est saisi que dans 3% des dossiers. « On ne regrettera pas celui ou celle qui était à la fois Maigret et Salomon, dans un rôle schizophrénique. A quelques conditions, tempère le journal, sur lesquelles il convient précisément de débattre pour encadrer l’action du ministère public. »
    Mais plus globalement pour Le Figaro, cette réforme de la justice en France est nécessaire. Et, affirme-t-il, « il y a une dose de mauvaise foi, autant que d’opportunisme politique, dans la fronde que mènent la gauche et les personnels judiciaires contre le gouvernement. »

    Sarko dans l’arène

    Nicolas Sarkozy s’implique-t-il trop dans la campagne électorale pour les régionales ? La question fait débat dans les journaux. Et les commentateurs répondent plutôt par l’affirmative… « Ce n'est pas à 55 ans que l'on vous change un homme, et notre président ne peut pas s'empêcher de descendre dans l'arène électorale, s’exclame Sud-Ouest. Quand il ne reçoit pas à l'Elysée les chefs de la campagne UMP en Ile-de-France, il donne (pour samedi) une interview au Figaro Magazine. Quand il n'arpente pas nos provinces, il sillonne l'outre-mer. (…) Et comme par hasard, les régions visitées sont celles qu'espère vaguement reconquérir (ou conserver) l'UMP. »

    « Le chef de l'État descend lui-même dans l'arène, sans aucun complexe, mais aussi sans vergogne, déplore Le Courrier Picard. Son déplacement hier en Franche-Comté a été à ce titre totalement caricatural. Au point qu'on se serait cru dans un débat télévisé. Incontestablement, Nicolas Sarkozy a eu totalement tort, estime le quotidien picard. D'abord parce qu'il prête le flanc à ceux qui l'accusent d'être juge et partie, d'utiliser les moyens financiers de la présidence de la République pour faire campagne. Mais aussi, et peut-être surtout, poursuit le journal, parce que, en entrant totalement dans le débat régional, il dévalorise sa fonction. Et qu'il prend le risque de porter encore plus la responsabilité d'une défaite qui n'est désormais plus éventuelle. »

    Match capital pour Lyon

    « L’immense défi des Lyonnais » : même titre pour L’Equipe et Le Parisien. Il s’agit bien sûr de football avec ce soir Lyon-Real Madrid, match retour des 8e de finale de la Ligue des champions. « Vainqueur 1 à 0 à l’aller, l’OL rêve d’accéder aux quarts de finale, souligne Le Parisien. Pour cela, il faut tenir tête aux stars du Real. Suspense garanti. »
    « Ce serait un exploit galactique », s’exclame L’Equipe qui souligne que « Lyon n’a jamais encore éliminé un grand d’Europe. »
    Rien n’est joué en effet, renchérit Libération qui décroche la palme du meilleur calembour avec ce titre de saison : « A Madrid, gare au retour de l’Ibère ».

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