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A la une : la junte birmane dévoile son plan pour les élections, l’opposition réagit
C’est dans la presse dissidente en ligne que l’on peut lire les réactions de l’opposition birmane à la publication par la junte de la loi sur la commission électorale.
Même si l'on ignore toujours la date du scrutin prévu courant 2010 - les premières élections organisées dans ce pays depuis vingt ans - la junte commence à dévoiler peu à peu le cadre dans lequel le scrutin devrait se tenir. Rien de réjouissant pour l'opposition, car la junte qui s'arroge le droit de nommer tous les membres de la commission électorale, conserve un contrôle total des opérations de vote.
Mais surtout, ce que dénotent les articles publiés ce mercredi dans les journaux dissidents, Irrawaddy et Mizzima News, c'est encore l'incertitude qui domine dans les milieux de l'opposition quant à leur participation au scrutin.
A lire les déclarations de Win Tin, l'un des anciens bras droits de Aung San Suu Kyi et membre fondateur de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie, l'on se dirigerait plutôt vers un boycott du scrutin. Ce que dit aujourd'hui Win Tin, c'est qu'il faut s'en tenir à la déclaration de Shegondaing, ce qui signifie continuer de réclamer la reconnaissance par la junte du résultat des élections de 1990, à savoir la victoire de la LND, réclamer aussi la libération de tous les prisonniers politiques, l'ouverture d'un dialogue avec l'opposition et enfin, la révision de la Constitution de 2008.
Autant dire que l'on en prend pas le chemin. Comme le souligne le journal Irrawaddy (qui a obtenu une copie de la loi sur l'enregistrement des partis sur le point d'être publiée), la LND et tous les autres partis auront soixante jours pour dire s'ils acceptent les termes fixés par les autorités. Si tel n'est pas le cas, faute d'enregistrement, ils seront automatiquement dissouts.
Barrages sur le Mékong, la Chine répond aux critiques
La presse thaïlandaise s'intéresse à l'invitation lancée par le gouvernement chinois aux représentants des pays que traversent le fleuve : Cambodge, Laos, Vietnam et Thaïlande, à venir voir le barrage de Jinghong, l'un des quatre grands ouvrages mis en place par les Chinois en amont du Mékong. La visite devrait avoir lieu au cours de ce mois, pour apaiser les critiques des voisins de la Chine, qui se plaignent à la fois de phénomènes d'inondations ponctuels et d'une aggravation de la sécheresse.
Est-ce que les autorités chinoises parviendront à rassurer les gouvernements de la région ? L'éditorialiste du Bangkok Post se montre perplexe à ce sujet. Il déplore le manque de transparence de Pékin au sujet de la gestion des ressources hydriques. La plupart des demandes d'information formulées par la commission du fleuve Mékong auprès des autorités chinoises sont rejetées. Les localités qui se trouvent en aval de ce barrage, situé à 280 km de la province thaïlandaise de Chiang Rai, s'apprêtent à déposer une série de pétitions et demande l'aide de la communauté internationale pour obtenir des garanties de la Chine afin de sauvegarder l'équilibre de ce bassin fluviale, l'une des plus grandes réserves d'eau de la planète. Ce lieu est aussi un vaste carrefour pour les trafiquants de drogue qui passent de la Thaïlande au Laos, au nord de ces deux pays, aux confins de la Chine.
Le long voyage des déchets nucléaires japonais
Le cargo britannique transportant 14 tonnes de déchets nucléaires vitrifiés est arrivé au port de Rokkasho, dans le nord du Japon, après un long périple. Il est en photo dans toute la presse. Le Japan Times rappelle à quel point justement les activistes anti-nucléaires s'inquiètent des risques que comporte un tel chargement. Il faut dire que le voyage a été long pour ces déchets radioactifs, car ils proviennent des centrales nucléaires japonaises, ils ont donc fait l'aller et le retour après transformation. Mais aucune préfecture au Japon ne s'est encore déclarée volontaire pour accueillir ces déchets de façon permanente.
Leur stockage dans la préfecture d'Aomori, où se trouve tout un complexe nucléaire, est donc pour l'instant une étape provisoire. Les activistes japonais échaudés par un certain nombre d'accidents et par le manque d'information sur l'évolution de la filière sont donc très remontés à l'arrivée de ce premier convoi en provenance de Grande-Bretagne. Ils demandent que cela s'arrête, en même temps, l'article ne dit pas quelle solution ils proposent.
Cri d’alarme de députés chinois : « Halte à l’invasion de l’anglais »
De plus en plus de publications mélangent terminologie chinoise et anglaise, il faut prendre des mesures contre ce que certains appréhendent déjà comme une invasion de l'anglais en Chine. Le Global Times, un journal chinois anglophone, se fait néanmoins l'écho de ce débat qui a animé les députés de l'Assemblée consultative mardi 9 mars. Il y a des domaines, comme l'économie par exemple où les termes anglais sont désormais monnaie courante. Le « GDP », prononcé à l’anglaise par les Chinois pour parler du produit intérieur brut , en anglais « Gross Domestic Product », en est un exemple. Certains députés souhaitent légiférer pour interdire ce recours à des mots d'origine étrangère en lieu et place de termes « purement chinois ». A noter que le Japon voisin n'a aucun problème à intégrer l'anglais, dans son vocabulaire, et que la langue japonaise ne semble pas pour autant menacée...

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