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Article publié le : jeudi 11 mars 2010 - Dernière modification le : jeudi 11 mars 2010

Le FMI conditionne son soutien financier au Zimbabwe

Le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn.
Le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn.
Reuters

Par RFI

Le Fonds monétaire international (FMI) n'accordera pas de prêt au Zimbabwe tant que la situation politique ne se sera pas améliorée, a déclaré mercredi 10 mars son directeur exécutif Dominique Strauss-Khan. « Nous serions très heureux de venir en aide aussi vite que possible au Zimbabwe (...) mais à l'heure actuelle, il est impossible de reprendre les prêts », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Johannesburg.

Avec notre correspondant à Johannesburg, Nicolas Champeaux

Les droits de vote du gouvernement zimbabwéen au sein des instances du FMI (Fonds monétaire international) avaient été suspendus. Ils ont été rétablis il y a quelques semaines.

Par ailleurs, le FMI fournit une importante assistance technique pour aider Harare à définir une politique monétaire et à adopter des orientations budgétaires. Mais en l’état actuel des choses, regrette Dominique Strauss-Kahn, le FMI ne peut pas faire plus pour le Zimbabwe : « Nous sommes toujours préoccupés surtout par les problèmes de gouvernance au sein de la Banque centrale, mais aussi par le récent budget. Nous sommes prêts à aider mais il nous faut aussi respecter nos règles en termes d’arriérés et en termes de gouvernance. Il nous est très difficile de faire plus ».

Dominique Strauss-Kahn semble pessimiste à court terme pour ce qui est du redressement économique du Zimbabwe. Le gouvernement d’union, entré en fonction il y a treize mois, n’a pas mis fin aux tensions politiques du pays : « Le problème n’est pas seulement un problème économique. C’est davantage un problème politique. Donc on peut toujours essayer d’améliorer les choses. Mais c’est sûr, on ne pourra pas poser les fondations d’une croissance durable tant que les tensions politiques n’auront pas été apaisées ».

Le président Robert Mugabe s’obstine à maintenir son ami, Gideon Gono, au poste de gouverneur de la Banque centrale alors que son Premier ministre, Morgan Tsvangirai, et la communauté internationale réclament sa démission depuis des mois.
 

tags: Dominique Strauss-Kahn - FMI - Morgan Tsvangirai - Robert Mugabe - Zimbabwe
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Commentaires (1)

Gono

Il est évident que Mugabe le maintient à son poste si non Lady "dis" Grace a ça femme va lui faire une tête au carré. Quand Madame a besoin de menus subsides pour mettre aux normes européennes des fermes qu'elle a usurpées, l'ami Gideon ouvre les cordons de la bourse de la Banque Centrale sans se faire prier. Imaginez Mme Sarkozy allant demander au président de la banque de France des "sous-sous" pour son prochain album ? Et oui, c'est aussi ça l'Afrique.
Bizarre d'ailleurs que Mugabe n'ait pas accusé l'Occident en général à cause des sanctions et le Royaume uni en particulier pour la faillite totale et complète du système éducatif. Dommage, c'était un si beau pays !

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