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    Asie-Pacifique

    La tension n’en finit pas de monter entre Pékin et Washington

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    Le département d'Etat américain a publié jeudi 11 mars son rapport annuel sur les droits de l'homme dans le monde. Un rapport accablant pour la Chine, qui a réagi très vivement : Washington « se pose comme le juge mondial en matière de droits de l'homme », estime Pékin qui ajoute que les Américains utilisent cette question comme un instrument politique.

    Avec notre correspondant à Pékin, Marc Lebeaupin

    Alors que le N° 2 du département d’Etat américain vient à peine de quitter Pékin, on a vu ce vendredi 12 mars ressurgir les griefs entre Washington et Pékin, deux capitales qui ne font même plus l’effort de dissimuler leur profond antagonisme.

    Au lendemain de la publication du rapport annuel américain sur les droits de l’homme, qui s’inquiète de la situation au Tibet et au Xinjiang et dénonce les emprisonnements et la torture en Chine, le gouvernement chinois n’a pas manqué de réagir.

    Le « contre rapport », publié ce vendredi matin à Pékin, accuse l’Amérique de se considérer comme le seul juge de la planète, et de se servir des droits de l’homme pour salir l’image des autres. La presse chinoise pointe du doigt à son tour l’arsenal sécuritaire américain, et la liberté « très relative » de la presse américaine.

    Mais il n’y a pas que les droits de l’homme. Pékin hausse le ton également à propos des pressions américaines sur le yuan. Les Etats-Unis ne doivent pas compter sur la Chine pour régler le problème de leur déficit commercial, affirme le N° 2 de la Banque centrale chinoise.

    Et ce n’est pas tout : après l’attaque frontale de Google contre la censure imposée par Pékin, le gouvernement chinois semble au bord de la crise de nerfs, et le ministre chargé des nouvelles technologies a averti Google qu’une « violation de la loi serait irresponsable ». La tendance n'est pas à l'apaisement entre Pékin et Washington.

    A quoi sert le rapport américain sur les droits de l’homme

    C'est la loi qui l'impose : chaque année, le département d'Etat américain est tenu de présenter au Congrès un état des lieux des droits de l'homme dans le monde. Un exercice de routine, puisque le premier rapport du genre a été publié en 1977.

    Cette recherche porte sur plus de 190 pays, tous passés au crible. Y a-t-il eu des disparitions forcées, où en est la liberté de la presse, quel est l'état des prisons, du système judiciaire ? Le rapport s'efforce de répondre à ce type de questions en s'appuyant sur les informations récoltées par les ambassades américaines à l'étranger, les témoignages des ONG ou de journalistes.

    Ce document se conçoit donc comme une base de données au service de la diplomatie américaine. Hillary Clinton reconnait d'ailleurs « La promotion des droits de l'homme est un élément essentiel de notre politique étrangère », mais la secrétaire d'Etat ajoute qu'il ne s'agit en aucun cas d'une ingérence dans les affaires intérieures des autres pays. Et les alliés des Américains ne sont pas épargnés. Pour autant, le rapport est étatique et donc sujet à caution d'autant plus qu'il occulte totalement la situation aux Etats-Unis.

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