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Revue de presse Asie - 
Article publié le : vendredi 12 mars 2010 - Dernière modification le : vendredi 12 mars 2010

A la une : le retour des manifestations prévues pour ce week-end en Thaïlande

Par Stéphane Lagarde

 

Ils sont partis quelque milliers, combien seront-ils à l'arrivée ? 100 000 tout au plus dit le gouvernement ? 600 000 peut-être ? Peut-être même un million de manifestants comme lors du dernier défilé anti-gouvernemental en Thaïlande, c'est en tous cas ce qu'espèrent les « rouges », les partisans de Thaksin Shinawatra. Condamné pour corruption, l'ancien Premier ministre n'a pas renoncé au pouvoir et appellent ses fidèles à manifester en nombre dimanche. Et The Nation de nous raconter comment tous ces manifestants sont mobilisés pour venir à la capitale.

Car pour la plupart, les « chemises rouges » ne sont pas de Bangkok mais viennent de province et précisément du Nord et du Nord-est du pays, nous dit le journal. Les responsables locaux de l'Alliance contre la dictature - mouvement pro-Thaksin -, tous ces responsables battent ainsi la campagne depuis quelques jours pour faire monter les militants dans les bus. Les premiers rassemblements sont prévus pour ce vendredi. Des militants motivés puisque formés sur les bancs d’écoles spéciales ; les « écoles des chemises rouges » comme les appelle The Nation.
Il y aurait près de 500 écoles de ce type dans toute la Thaïlande : plus de 100 au Nord-est, 100 dans le Nord, 80 au Centre, 14 dans le Sud et près de 160 dans la capitale. Des écoles « politiques » où l'on apprend à s’asseoir sur la chaussée, à mettre un bandeau rouge sur la tête et à tendre le poing en chantant des slogans. En face, autre chorale : c'est une armée de renforts qui les attend. 50 000 renforts ont été mobilisés et des barrages filtrants aux entrées de la capitale.
 
Ambulanciers bénévoles en Australie
 
Des bénévoles pour conduire les ambulances. L'histoire se passe en Nouvelle Galle du Sud et ne fait pas sourire tout le monde à commencer par le Daily Telegraph. Cela fait partie d'un plan de réduction des coûts mis en place par le gouvernement régional. La Hunter Valley en Nouvelle Galle du Sud, à 160 kilomètres de Syndey, pourrait bientôt se retrouver dans cette situation si le plan était définitivement adopté. Désormais, un infirmier professionnel et un volontaire feront les permanences en attendant les urgences. Cela fait évidemment beaucoup de bruit.

Des associations se mobilisent contre ce plan. « A Sydney, si vous avez un infarctus, deux ambulanciers entraînés viennent vous chercher, explique un habitant mécontent au Daily Telegraph. Il n'y en aura bientôt plus qu'un pour nous accompagner de son chauffeur bénévole qui, lui, ne disposera que d'un brevet des premiers secours (…) C'est une claque infligée à la population et aux malades », dit-il.
 
Fuite des cerveaux et des stéthoscopes en Corée du Sud
 
De nombreux médecins Coréens préfèrent aller exercer aux Etats-Unis. C'est peut-être une question de salaires, c’est aussi une question de confort de travail, affirme le Korea Times. D’autant que bon nombre d'hôpitaux en Corée du Sud exigent que leurs docteurs disposent d’un diplôme validé aux Etats-Unis avant d’exercer, précise le journal. Ils seraient donc de plus en plus nombreux à aller tenter leur chance « outre pacifique » ces jeunes médecins coréens. Avec cet autre argument de poids : en Corée, les médecins réputés voient en moyenne 100 patients par jour.

Aux Etats-Unis, les mêmes en reçoivent à peine 20 dans leurs consultations quotidiennes et souvent pour un meilleur revenu. C’est ce qui s’appelle travailler moins pour gagner plus.
 
Manque de militants pour les bureaux de l’opposition en Birmanie
 
En Birmanie, le parti d'Aung San Su Kyi peut rouvrir ses bureaux régionaux fermés depuis 2003. Ce qui sur le papier pourrait être applaudi des deux mains, laisse l'Irrawaddy News – le journal des opposants en exil - plus que sceptique. Et vous allez comprendre tout de suite pourquoi : « C'est très bien, explique un responsable de la LND au journal. C’est très bien de pouvoir ouvrir de nouveau notre local mais le problème c'est que nos militants sont en prison et que nous avons personne pour tenir la permanence »

Eh oui c’est tout le paradoxe, tout le cynisme, diront certains, de ces premières élections législatives depuis vingt ans promises pour l’automne prochain par la junte. Il y a trois jours, le texte de la nouvelle loi électorale expliquait par exemple que tous les prisonniers politiques devaient être radiés des instances des partis sous peine de voir ces mêmes partis politiques abolis.

En clair, la LND peut aller aux élections mais sans son chef de file, sans le Prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi. L’Irrawaddy News rappelle encore que 300 bureaux de la LND en province ont été fermés en 2003. Une centaine de ces bureaux ont déjà rouvert, explique le Bangkok Post, mais des militants manquent à l'appel.   
 
Avis de « Forte tempête » au Tibet
 
Traditionnellement le mois mars - et particulièrement le 10 du mois - est source d’inquiétude pour les autorités à Pékin. Depuis l'insurrection antichinoise de 1959, des manifestations se tiennent régulièrement à cette période au Tibet. Les dernières remontent à il y a deux ans, elles ont fait entre 22 et 200 morts à Lhassa, selon les sources. D’où cette campagne lancée par les autorités et baptisée « Forte tempête ».

Le 3 mars dernier, au moins 1500 membres des forces de l'ordre ont été déployés en renfort et plus de 4000 domiciles ont été fouillés, affirme le quotidien Lhassa Evening News. Au moins 400 personnes ont été interpellées. Des hôtels ont cessé de prendre des réservations jusqu'à « au moins la semaine prochaine », souligne encore Tibet Info. « C'est un peu tendu, déclare l'une des employées à l'accueil de l'un de ces hôtels.  Il y a des patrouilles chaque jour et deux ou trois membres de la police armée en faction à chaque carrefour ». Le dispositif de sécurité devrait rester en place jusqu’à la fin du mois.
 
Le journaliste font parfois le « show » en Chine
 
Parfois, le « show c'est nous », dit la légende à la photo du China Daily. Elle est étonnante cette image prise lors des débats de l’Assemblée nationale populaire. Elle révèle les conflits d'intérêts ou en tous cas d’opinions qui  peuvent exister entre les journalistes et les politiques. Sur la photo du China Daily, on voit un cameraman venu filmer le Parlement et les 3 000 délégués communistes venus prendre part au débat.

La photo est prise de profil. Clic Clac ! Il a les cheveux rasés de près notre journaliste reporter d’image et un dessin à la tondeuse sur le crâne. C'est ce qu'on appelle afficher ses convictions. Le cameraman a demandé à ce que son coiffeur lui dessine… une faucille et un marteau sur la tête, sur le crane juste au-dessus du cerveau.      

 

tags: Revue de presse

Commentaires (1)

MANIFESTATIONS

Surpris par votre article qui parle de mobilisation pour le week-end alors que Bangkok et bouclée depuis plus d'une semaine et que chaque jour on dénombre des attentats dans des quartiers populaires. Pour ce qui est des "chemises rouges", il faut savoir que ces gens sont défrayés à la journée pour tout mélanger....

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