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Article publié le : samedi 13 mars 2010 - Dernière modification le : dimanche 14 mars 2010

Manifestation à Rome contre Silvio Berlusconi

Manifestation de l'opposition contre le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, place du Peuple, au centre de Rome, le 13 mars 2010.
Manifestation de l'opposition contre le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, place du Peuple, au centre de Rome, le 13 mars 2010.
AFP / Andreas Solaro

Par RFI

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Rome samedi 13 mars 2010 à l'appel des partis de l'opposition contre le chef du gouvernement Silvio Berlusconi. Le gouvernement avait promulgué un décret pour permettre l'enregistrement de listes du parti de Silvio Berlusconi pour les élections régionales des 28 et 29 mars 2010, rejetés en raison de retards ou d'irrégularités lors de leur dépôt, dans le Latium et en Lombardie. 
 

 Avec notre correspondante à Rome, Anne Le Nir 

C’est une foule multicolore composée autant de jeunes que de retraités qui a envahi la célèbre place du Peuple, au cœur de Rome, pour manifester non pas tant contre le gouvernement mais plutôt contre son chef, Silvio Berlusconi, accusé directement par le leader du parti démocrate, Pier Luigi Bersani, de faire adopter des lois uniquement pour lui et pour les siens, que ce soit sur le domaine de la Justice, de la fiscalité ou encore de la communication.
 
Pour l’occasion tous les partis de centre-gauche se sont réunis aux côté du syndicat CGIL et du Mouvement des citoyens, n’appartenant à aucune formation politique, les fameux « violets », qui se reconnaissent au premier coup d’œil parce qu’ils portent tous un pull ou une écharpe de cette couleur.
 
« Oui aux règles, non aux combines ! », « Nous voulons une Italie libre », tels étaient les principaux slogans de cette manifestation qui n’a pas du tout plu au Cavaliere Berlusconi. Il l’a qualifiée de grotesque et a affirmé : « La liberté c’est notre parti qui l’a dans son nom et dans son camp ». Pour le nom, rien à dire, le parti s’appelant Peuple de la liberté.    

 

L'ancien juge anti-corruption Antonio Di Pietro, chef du parti "Italie des Valeurs", était parmi les manifestants

Nous sommes là pour informer les citoyens et leur dire que nous sommes prêts à construire une alternative, une alliance de partis démocratiques afin d’assumer la responsabilité de mettre un terme à la crise de démocratie de notre pays…

 

14/03/2010 par Anne Le Nir

tags: Italie - Silvio Berlusconi
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