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Thaïlande : les « chemises rouges » veulent faire tomber le gouvernement

En Thaïlande, des dizaines de milliers d’opposants au gouvernement, les « chemises rouges », se rassemblent dans la capitale Bangkok. Ils sont venus de toutes les provinces du pays avec pour objectif de provoquer la dissolution du Parlement et la convocation de nouvelles élections.
Avec notre correspondant à Bangkok, Arnaud Dubus
Habillée en rouge des pieds à la tête, Sumalai Panya, enseignante à la retraite, est venue, comme des dizaines de milliers d’autres, manifester contre le gouvernement à Bangkok.
Son combat, dit-elle, ne se limite pas à défendre Thaksin Shinawatra, l’ancien Premier ministre condamné pour corruption et exilé depuis 2008. Avant tout, Sumalai Panya dit lutter contre l’injustice sociale.
« Je suis venue manifester parce que dans ce pays, il y deux poids deux mesures. Un certain groupe de personnes bénéficie de beaucoup de droits spéciaux. Quoiqu’ils fassent, ils ne sont pas en tort. La dernière fois, ils ont occupé l’aéroport, ils ont occupé le siège du gouvernement pendant trois mois, mais on ne leur a pas donné tort. Ils n'ont pas à comparaître devant le tribunal. Mais pour notre groupe, nous avons légèrement enfreint les règles, nous n’avons pas commis de crime, mais seulement dérogé aux règles et la répression contre nous a été sévère ».
Sumalai fait allusion aux « chemises jaunes », les militants anti-Thaksin, qui avaient bloqué fin 2008 l’aéroport de Bangkok. Ceux-ci, appuyés par l’armée et l’élite conservatrice, n’ont jamais été inquiétés pour les troubles qu’ils avaient causés. Une immunité considérée comme inacceptable par les « chemises rouges ».
La Thaïlande traverse de très vives tensions politiques C'est une sorte de veillée d'armes. Les « chemises rouges » de l'ancien Premier ministre déchu Thaksin Shinawatra vont se compter dans les rues de Bangkok, et en conséquence, elles vont mesurer leur poids politique. Les organisateurs du rassemblement veulent que cette manifestation soit « la marche d'un million d'hommes ». Ils veulent ébranler le régime et provoquer une dissolution de l'Assemblée qui ouvrirait à des élections générales anticipées. Il n'est pas sûr qu'ils y parviennent. Les autorités ont mobilisé un gros dispositif pour assurer la sécurité des institutions. Elles savent que la violence n'est pas une simple hypothèse d'école. Elles savent d'expérience qu'elles font face à des gens déterminés, qui peuvent profondément perturber la vie publique et l'activité économique. Dimanche 14 mars 2010, est donc une journée à haut risque pour la Thaïlande. Mais, ce samedi, ce sont des dizaines de milliers de gens qui ont convergé vers Bangkok, pas des centaines de milliers et le raz-de-marée humain attendu n'aura peut-être pas lieu. Pour autant rien ne sera réglé dimanche. La situation politique du pays va rester très fragile, car indépendamment de la popularité du Premier ministre en fuite, la moitié de la population ne reconnaît plus la légitimité d'un pouvoir dont elle estime qu'il a été confisqué par des élites urbaines qui s’appuient sur l'armée et le palais royal. |

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Commentaires (1)
Crise politique
Bien étrange de voir que toutes les publications de ce problème politiques par la presse française semblent supporter ce malheureux Thaksin. Vivant en Thaïlande et a Bangkok a ce moment même, je voudrais signaler que Thaksin a été expulsé du pays pour corruption, après s’être enrichi de près d'un milliard de dollars a travers de transactions douteuses a l’époque ou il était Premier Ministre.
Les t shirt rouges reçoivent l’équivalent de 40e chacun pour aller a Bangkok de la part de ce brave Thaksin, qui use ce qui lui reste de ces millions pour revenir a la tête de ce pays, pour s’enrichir a nouveau.
La plupart de ces chemises rouges n'ont aucune idée de la raison pour laquelle ils se battent, mais sont juste content de recevoir cette maigre somme de la part de Thaksin.
Le jour ou Thaksin n'aura plus d'argent, il n'y aura plus de chemises rouges, et tout le monde l'aura oublie...
Pour le moment, cela ne fait qu’aggraver la situation politique (et économique) d'un pays qui n'en as pas besoin, pour le salut d'un seul homme...
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