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Article publié le : lundi 15 mars 2010 - Dernière modification le : mercredi 23 juin 2010

La Banque mondiale dénonce la «corruption discrète» en Afrique

La Banque mondiale publie un rapport sur les ravages de la «corruption discrète».
La Banque mondiale publie un rapport sur les ravages de la «corruption discrète».
AFP/Rizwan Tabassum

Par Jean-Pierre Boris

La Banque Mondiale publie un rapport sur une forme de corruption moins souvent décriée que les grandes affaires de détournement de fonds. C’est ce qu’elle appelle « la corruption discrète », faite de petits abus quotidiens mais dont les conséquences sont massives en Afrique. 

 

La mauvaise gouvernance dont souffrent souvent les pays africains n’est pas seulement le fait de dirigeants prédateurs, amateurs de pots de vin. Elle se traduit aussi par une série d’incivilités qui vont de l’absentéisme des enseignants à la mauvaise qualité des engrais vendus aux paysans en passant par la tromperie sur les médicaments. Cette « corruption discrète » ainsi que la qualifient les auteurs du rapport, inventant ainsi une expression appelée à devenir très populaire, est la face cachée de ce phénomène très nocif pour le développement économique africain. Mais parce que cachée, parce moins dénoncée par les médias ou par les ONG comme Transparency International, parce que moins étudiée jusqu’à ce rapport de la Banque mondiale, elle est aussi plus dangereuse. Les victimes de cette corruption du quotidien sont en effet les plus pauvres, ceux dont la survie dépend de la qualité des services publics de la santé ou de l’éducation, pour ne citer que ces deux secteurs, au cœur de l’étude des experts de la Banque. 

Des conséquences à long terme 

L’absentéisme des enseignants a en effet pour conséquence de réduire le niveau d’éducation des jeunes. La mauvaise qualité des engrais agricoles se traduit par le faible rendement des cultures et donc par une alimentation défaillante. La tromperie sur les médicaments affecte l’état de santé des populations. Dans ces trois secteurs, l’impact de la « corruption discrète » est à long terme. Mal instruits, mal nourris et mal soignés, les jeunes Africains auront plus tard du mal à s’insérer dans une société de plus en plus ouverte sur le monde et où la compétition n’est pas limitée par le cadre géographique.

S’appuyant sur une compilation d’études, les auteurs du rapport de la Banque mondiale font une démonstration implacable de ces dégâts. En 2004, une étude a par exemple démontré que 20% des instituteurs des écoles primaires des zones rurales de l’ouest du Kenya n’étaient pas à leur poste, dans leur salle de classe, pendant les heures de cours. Et même lorsqu’ils sont face à leurs élèves, les enseignants africains ne donnent pas le meilleur d’eux-mêmes. En Ouganda, le même genre d’étude a abouti à des conclusions similaires. Pour ce qui est des engrais, 43% des produits vendus en Afrique de l’Ouest dans les années 1990 ne correspondaient pas à la fiche descriptive. Conséquence, les agriculteurs se détournent de ces produits. 

Au Tchad, des fonds qui s’évaporent 

ET AUSSI
"Manuel contre la corruption dans les opérations humanitaires". Transparency International.

Dans le secteur de la santé, la petite corruption peut aussi avoir des effets ravageurs. Au Tchad, la quasi-totalité des fonds alloués par le gouvernement aux hôpitaux disparaît avant d’avoir atteint leur destinataire final. Au Kenya, seulement 62% des sommes budgétées arrivent dans les caisses des établissements de santé. Dans les zones rurales, le degré de compétence des responsables des services de santé est considéré par la Banque Mondiale comme très faible. Et il y a une corrélation entre les indicateurs de corruption et les données relatives à la mortalité infantile et juvénile ! 

Seule bonne nouvelle de ce rapport affirment les auteurs, il y a un remède : c’est l’engagement des autorités. En assignant des objectifs clairement définis aux fonctionnaires, aux enseignants, en contrôlant effectivement le respect de ces directives, des améliorations substantielles peuvent être obtenues. Mais bien sûr, rien ne sera possible si l’on n’éradique pas la grande corruption qui contamine l’ensemble des sociétés où elle est à l’œuvre.

tags: Anniversaire des indépendances africaines - Banque mondiale - Kenya - Questions sociales - Tchad
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Commentaires (24)

Et les causes?

Tres bon constat par la Banque Mondiale des effets devastateurs de la corruption passive ou de masse. Sans nier les faits ou disculper l'Afrique et sa gestion, il serait temps que tous ces organismes se posent les vrais questions qui structurelles.
Quelle motivation aurait un enseignant qui a des classes de 80 gosses et qui de surcroit ne peut joindre les 2 bouts avec son salaire. Il y a un deliquescence prononce du service public dans la plus part des pays africain. En trouver les vrais causes pas continuellement denonce les symptomes que sont les diverses formes de corruption progressivement institutionnalisees serait une approche plus saine et tourner vers les solutions. Continuellement etaler le corruption de l'Afrique sans parler de ses causes n'apporte plus au debat.

Merci

remerciement

je remercie la banque mondiale pour ce rapport qui nous encourage pour contunier ce noble combat

La banque mondiale denonce la corruption discrète en Afrique

Donc elle encourage la corruption officielle alors? Celle elle et le FMI qui encourage nos dirigeants à la mal gouvernance économique.

je trove personnelleme ce

Je torve personnellement ce rapport exactement indicatif de l'tat de la corruption en Afrique, même si en a mon avis ceci n'est qu’cela face visible de l'iceberg. Je veux dire que ce rapport de la banqye pose superficiellement le constat de la corruption endémique, la quasi-naturelle prédisposition des africains a user de la corruption comme seule et ultime recours a tout. Aucun domaine n'est épargné, de l'éducation a la santé en passant par la police ou aux affaires les plus banales, tout se ressoude par pot de vin chez. Le mal est tel que la perception du juste a pris un autre sens, ainsi, celui qui détournerait les biens publics par exemple, est, dans les consciences peu éclairées d'une population analphabète, vu comme "beni" et cet autre qui honnêtement travaillerait pour la cause commune est plutôt "maudit" pour n'avoir pas vole ou détourner.
Il n'ya donc pas a rougir de la très mérité dernière place de l'Afrique sur la scène internationale car tant ces pratiques malsaines auront cours, le développement ne sera pas pour demain.
Delpi, NY.

DEMAIN IL RISQUE D`ETRE TROS TARD

Qui défendra la cause congolaise ? Les amis du Congo ? La nébuleuse communauté internationale ? Ou les Congolais eux-mêmes ? La question reste posée jusqu'à ce que réponse soit trouvée.
Mais en attendant Une polémique de mauvais goût est entretenue depuis fin 2009 autour du nombre des Congolais tombés du fait de différentes guerres qui se sont succédé sur le territoire de la RDC depuis 1996. Des guerres qui ont été baptisées, débaptisées puis rebaptisées sous plusieurs vocables : libération, agression, rébellion, occupation, invasion, etc. mais que toute la communauté internationale. Et dire que tous s'étaient finalement apitoyés sur le sort qui était celui du peuple congolais et de ses richesses qui partaient en fumée sous le couvert des crépitements d'armes légères et lourdes.
Sous leurs divers formats et appellations, ces conflits meurtriers ont décimé des populations congolaises dans l'est de la RDC. Rien à redire sur ce point précis. Tous les violons s'accordent sur le fait qu'il y a eu mort d'homme suite à des affrontements armés.
Toutefois, les divergences apparaissent et se creusent davantage quand il faut estimer le nombre de toutes ces vies humaines fauchées pour des causes qui leur échappaient totalement.
Comme dans toute histoire de guerre à grande échelle- plus de 9 armées nationales se sont affrontées sur le territoire congolais- des organismes humanitaires intéressés ont présenté des estimations. Les premières tentatives de chiffrage ont fait état de 3 millions de victimes. Ensuite, les données sont allées crescendo : 4 millions, 4 millions et demi ; 5 millions, 5 millions et demi. Un reportage de New-York Times vient de révéler une dernière estimation : 6,9 millions de morts, victimes de la guerre en RDC. De quoi faire réfléchir deux fois, les chercheurs canadiens qui, toute honte bue, prétendent qu'il n'y aurait pas eu plus de 2,5 millions de morts. Le confrère américain, Nicholas D. Kristof, repris par Jeune Afrique dans son édition n°2567 de mars 2010, confirme que la guerre dans l'Est de la RDC a duré plus longtemps et a été plus meurtrière que l'holocauste juif.
Luis Ocampo Moreno de la CPI, qui a lui aussi reconnu plus de 4 millions de morts, devrait se saisir d'office de ces révélations pour que les auteurs de ce massacre soient poursuivis et ne restent pas impunis en courant les rues de la RDC, d'autres pays d'Afrique et du monde. Il ne faut attendre 10 millions de morts que parler de l'holocauste congolais !

La jeunesse africaine n'est

La jeunesse africaine n'est pas consciente et se laisse emportée par les tendances politiques. Or c'est elle qui doit assurer la relève donc c'est à elle de se réveiller dés maintenant pour construire l'Afrique de demain.

Une des causes de la corruption

La corruption est incontestablement une calamité pour l'Afrique; votre excellent article le montre à suffisance. Toutefois je prétends que la situation économique, notamment le faible pouvoir d'achat des populations y tient une place non négligeable, ce à quoi vous faites très peu allusion.

Un enseignant, un infirmier ou autre désertent leur lieu de travail ou ne donnent pas le meilleur d'eux-mêmes parce qu'ils sont désabusés et cherchent où ils peuvent aller prêter leurs services pour arrondir leurs fin de mois cauchemardesques. Cela ressort de nos investigations lorsque nos équipes de formation du projet FACTS (Fight Against Corruption Through Schools = lutte contre la corruption à travers les écoles) se rendent dans les établissements privés du Cameroun la formation des personnels au programme d'intégrité.

Il y a certainement un problème sérieux de niveau de vie des populations à résoudre: les chefs d'établissements détournent les frais de scolarité et délivrent divers faux documents. Les enseignants n'hésitent pas à aller chercher pitance ailleurs aux heures de cours ou alors font en classe un travail extra. Ils vendent des notes, organisent des cours du soir (obligatoires) payants, subtilisent de l'argent aux parents d'élèves...Tout cela parce qu'ils ont faim et n'arrivent pas à subvenir aux multiples charges de leurs familles.

Ne doit-on pas aussi voir la responsabilité des pouvoirs publics à qui incombe la responsabilité d'assurer aux citoyens le minimum pour survivre? S'assurer que les produits mis sur le marché sont de bonne qualité et donner aux citoyens les moyens d'y accéder. Les médicaments douteux sont malheureusement à la portée de la bourse des pauvres hères alors que ceux de la pharmacie sont hors de prix... Des exemples comme ceux-là sont légion qui montrent que l'une des causes de la corruption dans nos pays relève de la responsabilité de nos gouvernements qui pour la plupart du temps mettent l'accent sur des priorités loin du social.

Irené G.
Inspecteur du projet FACTS
Cameroun

mon frere c'est un Moise qui

mon frère c'est un Moise qui viendra libérer le peuple camerounais du désordre .. je suis content pour votre commentaire qui est une pure réalité.

Et la Commission européenne ?

La BM a plus de courage que la Commission Européenne, 1er bailleur de fonds mondial, même si OLAF (Office de Lutte Anti-Fraudes) a été mis en place. Les ingénieux mécanismes de détournement de l'aide européenne sont nombreux, déjà que celle-ci n'est pas très efficace. Quand prendra-t-on le problème à bras le corps à Bruxelles ? Avec des sanctions effectives, nominales et pénales ?

Ce ne serait pas par hasard

Ce ne serait pas par hasard les "faveurs" fêtes à nos secondes épouses ou à nos petites amies?
Dans certaines parties du globe des centaines de milliers de milliards ont été octroyé pour cent fois moins que les problèmes de l'Afrique. Si la BM ne peut pas développer un plan "Marshall" pour nous, qu'elle ait la décence de garder le profil bas.
Alors pouvez-vous laisser l'Afrique rester en paix!

Ohlala, c'est seulement aujourd'hui que la BM le sait ?

La Banque Mondiale aime nous prendre, les africains pour les fous. C'est elle qui orchestre en grande partie cette corruption en Afrique. Certes, nous les africains, portons la tres grande partie du tort; mais le reste est organisé depuis Paris, Londres, Washington ou meme Pekin. Ses pays prétent de l'argent a des regimes corrompus en echange de leurs ressources naturelles (l'Afrique est le continent le plus riche en ressources minieres non encore exploitees), puis pour se donner bonne conscience, ils dénoncent la corruption en Afrique dans des rapports. Et du reste l'argent verse sous forme d'aide revient dans les pays occidentaux, puisque beaucoup des dirigeants africains ramenenent cet argent la-bas a travers les paradis fiscaux.
Alors, chers africains, ne faisons jamais confiance a la BM ou au FMI, car l'intérêt de ses organismes est de nous exploiter au maximum.

Il faut bien commencer par un bout

C'est trop facile de justifier la petite corruption décrite dans le rapport de la Banque Mondiale par la grande, celle des plus puissants, dirigeants des pays, ministres et autres chefs d'entreprises d'Etat. Or, il faut bien commencer à lutter contre la corruption par un bout! Il va de soi que ce qu'il faut bien appeler les élites de la nation, les enseignants, les médecins, les gendarmes, les policiers sont censés un jour certain être en mesure d'exiger de leurs dirigeants plus de transparence et plus de respect de la démocratie. Si eux sont touchés par la corruption et en profitent à leur petit niveau, il est clair qu’ils seront "mous" pour combattre la corruption, la plus grande, celle du sommet des Etats. En tolérant cette petite corruption, les dirigeants savent qu'ils couvrent la leur, bien plus importante et sans doute beaucoup plus dangereuse que la petite corruption. Car vendre les richesses du sous-sol à vil prix et sans respect le plus souvent de toutes les règles du respect de l'environnement, de manière dangereuse donc, est finalement bien plus grave que cette petite corruption. Donc pas de justification, ni de la petite corruption, celle qui serait tolérable, ni l'autre et il faut commencer par un bout pour atteindre l'autre!!!

la grande corruption

il est important que nous africains prennent act des etudes de la banque mondiale car c´est un danger á long terme, ce danger s´il atteint la maturité il n´y aura plus de solution alors il faut agir dès maintenant: Mes solutions:
- je pense qu´il faut bien valoriser le secteur de l´enseignement, l´enseignant ne doit pas être preoccupé par son prix de condiment, sa location, l´entretien de sa famille, actuellement les enseignants sont devant les eleves en corps mais pas en esprit, ils sont hantés par les problemes...ils doivent chercher dans leur tête quel chemin il faut emprunter pour eviter leur crenacier, qui il faut rendre visite pour avoir le prix de condiment...
- les paysans sont pauvres, ils connaissent pas comment il faut tester la conformité des engrins, mêmes les services et ministères n´ont pas les moyens de le faire, il serait necessaire que des moyens soient directement mis À la disposition des paysans eux même pour être capable de tester les engrins sans passer par les services c´est `s dire le paysan doit avoir chez lui sous sa main un moyen de tester, en ce moment il serait á l´abris, il es t possible de realiser cet aspect

corruption discrète

Ce n´est pas une nouvelle, mais je me réjouis que ce rapport vient apporter á la « place du marché » le calvaire de milliers de pauvres. C´est le millième de ce qui se passe en réalité chaque jour que Dieu fait. Par exemple les frais d´inscription á l´école ou á l´universités dépassent la capacité des populations. Dans le même temps les leaders politiques roulent dans des voitures qui coûtent au moins 500 000 euros et la grille salariale se présente comme suit : fonctionnaire moyen gagne moins de 50 euros par mois ; les parlementaire gagne au moins 15000 euros par mois sans compter les autres avantages ; pour les ministres et le président le montant de leur salaire relève simplement du secret d´Etat.

références de l'article

Bonjour,
Je trouve l'article très intéressant mais j'aimerais lire également le rapport de la banque. Puis je donc avoir sa référence complète.
Merci

transfert de fonds

Peut on parler de corruption lorsque l'ONU réclame des frais de transfert important de la Cote d'Ivoire vers la France.
Qui peut me dire la légalité dans tout cela.
Transfert d'une sommes importante bloquée par ordre d'arret sous conditions de payer pres de 50000 euros de frais .

occupons nous de la corruption mondiale d'abord

Il serait indécent de leur faire la morale alors que l'on trouve un grand nombre de politiciens, économistes, financiers ... incompétents et avides au point de nous avoir fait plonger dans une crise mondiale et de nous avoir volé pour sauver les banques et leurs "possessions".
L'écart entre leurs discours et leurs actes est tel qu'il est normal que personne ne soit motivé pour les écouter.

Qui dit mieux?

La réaction ci-dessus est l'arbre généalogique de la corruption. On ne peut dire mieux. En effet l'enseignant qui ne donne pas le meilleurs de lui même ou qui est absent de son poste soit veut un pot de vin pour enfin donner le mieux de lui, soit est mal payé ou pas du tout payé à temps et est obligé de s'absenter de temps en temps pour trouver avec une activité parallèle de quoi nourrir sa famille. Puis, allez-y voir, je peux gager que qui vend du faux angrais est un industriel très lié avec les dirigeants au pouvoir. Donc le poisson ne peut pourrir que commençant par sa tête.

un exemple de pays le senegal

Ce qui m'a sidéré dans cet article c'est qu'on a oublié de citer le Sénégal comme premier pays en Afrique ou la corruption occupe tous les secteurs. Vouloir combattre la corruption en Afrique et promouvoir le développement c'est faire partir Abdoulaye Wade et sa famille loin de ce bas monde. Ils sont le mal du siècle car depuis l'événement de l'alternance beaucoup de pays Africains souffrent énormément face a un syndrome qu'on arrive toujours ne pas arrêter. Que la banque mondiale et toutes institutions financières revoient leur financements vers des pays comme le Sénégal car c'est replonger ce pays agonisant dans les Pays les Plus Pauvres au Monde. Tout financement sera utilisé à des fins politiques. Je demande aux responsables de la Banque Mondiale d'envoyer des experts en audit pour évaluer la gestion des financements au Sénégal. Au Sénégal le slogan c'est nous faisons la promotion de la mediocricité. L'alternance est un régime qui a pour mission de faire des pauvres des riches en quelques mois de fonction. Ou va le Sénégal. J'aimerais bien savoir. Ou bien c'est parce que l'antéchrist y est.............

Sénégal

Bien vrai que le Sénégal est un pays de corruption, ce vice commence à diminuer. Par contre, dans certains secteurs comme la fonction publique, la corruption est intense. Par exemple à l'université de Dakar, si un étudiant veut percevoir sa bourse, il doit se bousculer et faire le rang pendant une demi-journée. Puis les payeurs détenant l'argent n'attendent qu'à 11h pour ouvrir les guichets et ils ne payent pas plus de 100 personnes.
C'est vraiment dommage pour la fonction publique des états africains d'être handicapée par des gens corrompus et qui mettent en avant le besoin personnel. Alors que d'autres citoyens patriotes sérieux sont prés à relever le défi pour une atténuation de ce vice et le processus de développement à long terme.
Merci
Ndaw B.

Domage,tout le monde sait où

Dommage, tout le monde sait où se trouvent les vrais prédateurs. Ce rapport montre comment on essaie de nous boucler le cerveau. Un jour arrivera!!!!

corruption dite discrète en afrique

c'est aussi domage de ne pas se rendre compte que c'est l'action décentralisée des dirigeants prédateurs qui se traduit plus bas.
puisque le responsable gros predateur ne peut que rabattre les paupières sur le mini-prédateur qui agit sur le pauvre. et puisque le gros prédateur fait la volonté des supers prédateurs de ce monde. Alors ne soyons pas surpris de la jungle pour la survie en AFRIQUE

que faire alors

la BM a fait son mea culpa. nous attendons ceux des FMi, UE, USA, France, UK etc...en afrque on parle aide budgétaire alors que c'est un emprunt donc à rmbourser. Il nous dupe, c'estla néocolonisation. Il dénonce la non démocratie et mauvaise gouvernance mais continue à supporter ces dirigeants corrompu et étouffe tout velletés de changer le régime par méthode autre que élection alors c'est une élection entachée de fraude et corrompues. QUE FAIRE ALORS car on sait d'où vient le problem et on connait aussi la solution: débouté ces dirigeants corrompu, tenir aux bailleurs (il faut discuter 50-50 pur tt prêt et/ou coopération, investissement), entraide des pays africain (cessons les chacuns pour soi, être marionnette des occidentaux, être francophone /nglophone:lusophone et j'en passe) soyons africains fière de l'être et SOUVENEZ QUE VOUS NE RAMENEREZ RIEN AU CIEL, aimez nous les uns ds autres.

ce rapport est

Ce rapport est intéressant; malheureusement, il ne monte qu'une face visible du dé.
Le FMI qui travaille en collaboration avec des gouvernements africains et qui a des représentants résidentiels connaît vit au quotidien par l'entremeise de ces représentants la réalité des sociétés africaines.
que font-ils pour dire stop aux autorités qui mettent en place des mécanismes pour favoriser la corruption et encenser les corrupteurs.
Chez nous nous considérons ceux qui pillent les deniers publics comme des héros.
au sein des quartiers on les appelle "présidents" pas parce qu'ils sont a la tête d'une association, un groupement ou un état mais tout simplement parce qu'ils détournent les aides, les financements des bailleurs de fonds et l'argent du contribuable qu'ils investissent après dans les campagnes pour soutenir le pouvoir en place. Ils sont des élus du peuple qu'ils utilisent à leur merci. Les fonds dédiés aux micros projets pour le développement de leur localité leur serve pour construire de villas de rêve, s'acheter des vehicules de pres d'une centaine de millions et tout cela se fait aux yeux des representants du FMI et de la banque
mondiale
Ces 02 structures ne sont elles pas là pour aider les gouvernements à lutter contre la pauvreté et les accompagner dans la réalisation des projets de développement?

Ma foi ce rapport n'apportera rien aux pauvres africains que nous sommes tant que le FMI et la banque Mondiale ne cesseront pas d'aider nos dirigeants à nous maltraiter

Nous savons que ces structures sont l'oeil des grandes puissances dont les objectifs sont claires; piller nos richesses, faire de nous des abrutis.

Qu'est ce que ça peut faire au monde de voir l'africain mal appris, mal nourri et mal soigné

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