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Le Parti socialiste, premier parti de France

Une gauche qui retrouve le sourire, la droite qui s'essoufle et une abstention qui s'envole, 53,5% des electeurs ne sont pas allés voter. Ce sont donc les premiers enseignements du premier tour des régionales du dimanche 14 mars 2010 en France. Le Parti socialiste est en tête au niveau national avec 29,5% des suffrages devant l'UMP, le parti présidentiel crédité, lui, de 27% des voix. Désormais l'heure est au tractations pour le second tour, dimanche prochain 21 mars 2010, pour les socialistes actuellement en tête dans 13 des 22 régions métropolitaines.
Le grand chelem, 22 régions sur 22, annoncé par Martine Aubry pendant la campagne, paraît jouable, et même en Alsace le maintien du Front national au second tour va considérablement gêner l'UMP. Neuf mois après la catastrophe des Européennes, les socialistes sont de nouveau largement dominants à gauche.
Pas d'arrogance pour autant : les négociations avec Europe Ecologie ont commencé dès dimanche soir 14 mars et Martine Aubry a eu les mots doux qu'il fallait à l'égard de ce qu'elle appelle « ses partenaires ». PS, écologistes, et Front de gauche, rose verts rouge, c'est une nouvelle gauche plurielle qui pourrait se dessiner. Et compte tenu du rapport de force que ce résultat installe dans le pays, la gauche peut envisager avec un prudent optimisme la préparation de la mère de toutes les batailles, l'élection présidentielle.
Un caillou quand même dans la chaussure de Martine Aubry : le Languedoc-Roussillon. L'opération commando lancée un mois et demi à peine avant le premier tour pour se débarrasser de l'encombrant George Frêche a lamentablement échoué. La candidate officielle du Parti socialiste n'a même pas atteint les 8%. Elle ne peut pas se maintenir et ce lundi 15 mars, Martine Aubry a appelé à faire barrage à la droite et à l'extrême droite en Languedoc. En clair, à voter Georges Frêche qui n'en finit pas de savourer sa revanche.
Un sérieux revers pour Nicolas Sarkozy La droite a beau se réfugier derrière l'abstention massive des électeurs, le vote sanction a bien eu lieu hier soir, dimanche 14 mars, au premier tour des régionales qui sonne comme un désaveu manifeste et cinglant pour Nicolas Sarkozy. Désaveu tout d'abord de sa stratégie d'union de la droite au premier tour qui devait impulser une dynamique gagnante au second. Le pari est très largement perdu, et la gauche est en mesure désormais de réaliser le grand chelem dont elle rêve tant dimanche prochain, 21 mars. La droite elle, n'a plus ou presque plus de réserve de voix et l'appel à la mobilisation des abstentionnistes risque bien de rester sans grand effet alors même que les électeurs de droite ont déjà boudé le premier tour. Et c'est sans doute là le plus grand échec de Nicolas Sarkozy, l'électorat de 2007, celui de sa victoire à la présidentielle, lui a fait défaut : déçu par la politique menée depuis plus de deux ans et demi, sur fond bien sûr de crise économique... Face à la vague rose annoncée le week-end prochain, le président ne pourra donc pas rester les bras croisés, lui qui excluait tout « bouleversement ministériel », va sans doute être obligé de remanier, même si cela se fait à la marge, son gouvernement, avant sans doute également d'être obligé de revoir en partie les fondamentaux de son action. Cela s'impose comme un impératif pour rester dans la course de 2012. |
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Il faudrait effectivement que la campagne de la droite se réveille et prenne une tournure un peu différente, mais quoi qu’il en soit, les abstentionnistes qui ne sont pas allés voter au premier tour l’ont fait sciemment… |

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