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Article publié le : mardi 16 mars 2010 - Dernière modification le : mardi 16 mars 2010

A la une : le soutien de l’opposition à Sarath Fonseka au Sri Lanka

Par Sophie Malibeaux

Sarath Fonseka fait ce mardi les gros titres des journaux au Sri Lanka, non pas parce qu'il a l'intention de se présenter aux élections législatives à venir, mais parce que les autorités ont décidé de le faire passer en cour martiale. Les journaux se font l'écho des manifestations de soutien qui se sont tenues ce lundi15 mars 2010 dans la capitale. Colombo Today cite les leaders des partis qui s'étaient ralliés à Fonseka dans la course électorale à la présidentielle de janvier dernier. Pour eux, son arrestation elle même est illégale.

Ce lundi, l'ancien ministre de la justice Sarath Silva donnait une conférence de presse, que résume le site d'information Colombo Page: «il n'y a aucune raison de recourir au tribunal militaire pour juger Fonseka. Si les autorités ont quelque chose à lui reprocher, affirme l'ancien ministre, elles n'ont qu'à recourir au droit civil. Officiellement, Fonseka doit répondre d'accusations liées à ses activités lorsqu'il était encore dans l'armée, accusations d'escroquerie à l'occasion de la signature de contrats d'équipements militaires, mais c'est surtout son implication politique qui dérange, or le général a pris sa retraite pour se présenter à la présidentielle ».

Pendant ce temps le parti au pouvoir, l'Alliance du peuple uni pour la liberté s'apprête à organiser son premier grand meeting en vue des législatives du 8 avril. Coup d'envoi de la campagne à Kandy, au centre de l'île. Les festivités commenceront le 19 mars d'après le Daily News, qui semble d'ailleurs s'intéresser essentiellement au clan du pouvoir.

Thaïlande, le geste désespéré des chemises rouges

Sur un ton de plus en plus virulent. Les «chemises rouges» n'ont pas réussi pour l'instant à ébranler la fermeté du gouvernement, et les leaders se livrent aujourd'hui à la surenchère: le Front uni pour la démocratie contre la dictature promet «un bain de sang». A la lecture du Bangkok Post, on comprend vite que l'expression est un peu abusive : certains leaders du mouvement ont appelé leurs militants à donner du sang pour le répandre devant les principaux sites du pouvoir. Geste symbolique et quelque peu désespéré, très critiqué par le ministre de la Santé, qui a insisté lundi sur le risque sanitaire que ce type d'opération pouvait comporter. Mais les leaders en chemise rouge ont pensé à tout. Ils affirment avoir une équipe médicale de 500 personnes pour prendre le sang des manifestants.

Le Bangkok Post nous donne aussi des nouvelles de la famille Shinawatra, la famille de l'ancien Premier ministre Taksin que soutiennent ces militants en chemise rouge. Les Shinawatra ne seraient plus en Thaïlande. L'ancienne épouse et son fils seraient partis à Hong Kong et les deux filles auraient pris la direction de Berlin, en attendant des jours meilleurs. Quant au principal intéressé, l'ancien Premier ministre Taksin, les journaux s'interrogent désormais sur le lieu de son exil. Il était à Dubaï, mais il serait désormais en délicatesse avec les autorités de ce pays, gênées de le voir poursuivre son activisme politique.

Les frères Hatoyama sur le devant de la scène politique au Japon

Dans la famille Hatoyama, Yukio dirige l'actuel gouvernement, avec beaucoup de peine. Le soutien populaire du gouvernement élu haut la main en août dernier s'effondre, d'après l'Asahi Shimbun. Il n'est plus aujourd'hui que de 32 %. Et pourtant, Yukio n'obtiendra pas l'aide de son frère Kunio, lui aussi très impliqué dans la vie politique du pays. Mais pas du même côté. Kunio est en effet resté jusqu'ici un membre influent du parti libéral démocrate, dont il claque aujourd'hui la porte. Il s'apprête à créer une nouvelle formation politique. Selon l'Asahi, le nouveau parti devrait voir le jour d'ici la fin avril. Kunio Hatoyama pourrait faire du grabuge au sein de l'opposition conservatrice, en entraînant à ses côtés des pointures telles que Kaoru Yosano, ancien ministre des Finances, et Masuzoe, ancien ministre de la Santé. Mais il n'est pas tendre non plus avec son frère, estimant que son équipe, et sa tendance «socialisante», est en train de conduire le pays au chaos. Le Japan Times précise par ailleurs que Kunio Hatoyama risque d'avoir des difficultés à trouver des alliés dans cette nouvelle aventure politique.

tags: Revue de presse - Sri Lanka

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