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    La Cour constitutionnelle du Togo confirme la réélection de Faure Gnassingbé

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    La Cour constitutionnelle togolaise a confirmé jeudi 18 mars 2010 à Lomé la réélection du président sortant Faure Gnassingbé lors de la présidentielle du 4 mars dernier. Ces résultats sont contestés par l'opposition.

    Le président sortant Faure Gnassingbé est ainsi officiellement élu avec 60,88 % des voix, devant son principal rival, Jean Pierre Fabre, de l'Union des forces de changement (UFC, principal parti d'opposition) qui recueille 33,93% des suffrages. La Cour a également rendu officiels les scores des autres candidats. Ainsi, Yawovi Agboyibo, soutenu par le Comité d'action pour le renouveau (CAR) a obtenu 2,95% des suffranges, Nicolas Lawson (PRR) a recueilli 0,29%, Bassabi Kagbara du Parti démocratique panafricain (PDP), 0,40%, Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA) 0,65% et Agbéyomé Kodjo, du parti Organisation pour Bâtir dans l'Union un Togo Solidaire (OBUTS) a obtenu 0,85% des voix.

    « Faure Gnassingbé, ayant obtenu le plus grand nombre de voix, doit être élu président de la République. Cette proclamation est définitive », a déclaré, en début d’après-midi, le président de la Cour constitutionnelle togolaise, Aboudou Assouma. Il a par ailleurs annoncé que tous les recours déposés par les candidats avaient été rejetés, pour « insuffisance de preuves », et que « cette proclamation est définitive, et clôt toutes les opérations électorales ».

    Faure Gnassingbé, 43 ans, a succédé, en 2005, à son père, Gnassingbé Eyadema, qui avait dirigé le pays d'une main de fer pendant près de 40 ans. L’élection du 4 mars a été perçue comme un test pour ce petit pays d'Afrique de l'Ouest de plus de 5 millions d'habitants où les scrutins présidentiels ont souvent été marqués par des violences. La dernière élection présidentielle s'est déroulée dans le calme. Les observateurs de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) avaient toutefois relevé des « insuffisances » concernant la fiabilité et l'authentification des bulletins de vote dans ce scrutin.

    Au lendemain du vote, le système Vsat de transmission des résultats électoraux via satellite - mis en place par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) - entre les commissions électorales locales (Céli) et la commission électorale nationale indépendante (Céni), n'a pas pu se passer comme prévu.

    Le président de la Céni, Issifou Taffa Tabiou, a évoqué devant la presse des problèmes techniques. Que s'est-il donc passé avec ce système de transmission pour qu'il soit ainsi interrompu ? Ce système qui était censé sécuriser les résultats avait fait l'objet d'un consensus entre le pouvoir et l'opposition.

    Au sujet de ces problèmes de transmissions des résultats, Yoro Thiam, l’expert logistique du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) qui a mis en place le système Vsat de transmission par satellite des résultats depuis les commissions locales vers la Commission nationale à Lomé, a déclaré à RFI: « il est évident que le système, par moments, a été ralenti par des attaques virales, dans le système, que nous avons fait nettoyer par des antivirus. Et le système était au point. Donc, que des problèmes techniques aient été évoqués, j’en suis le premier surpris parce que le samedi 6 mars, à 18 heures, moi j’étais en mesure de mettre à la disposition de la Céni la totalité des PV (procès-verbaux) transmis, en tout cas, par la Céli ».

    Quant à l'origine des attaques virales, le PNUD ne dit mot. Pour Issifou Taffa Tabiou, le président de la Céni, la décision qui a été prise s'imposait : « On m’avait dit que ça fonctionnait par à-coups et je ne pouvais pas me fier à des machines sur lesquelles je n’ai pas la maîtrise. Je ne comprends pas pourquoi on conteste la proclamation par des présidents des Céli. C’est vouloir privilégier Vsat. Des deux, quel est le plus fiable, d’après vous ? ». Et du coup, ce sont les présidents des Céli (commissions électorales locales indépendantes) qui se sont déplacés personnellement jusqu'à Lomé, pour acheminer les procès-verbaux du scrutin présidentiel.


     

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