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A la une : Terrorisme, le Pakistan sur la sellette
Ce jeudi la presse pakistanaise se fait l'écho de nouvelles accusations venant de New Dehli. « Le Pakistan refuse de fermer 42 camps d'entraînement pour terroristes, accuse l'Inde » . C'est à la Une du grand quotidien The Dawn. Ce journal cite le ministre indien de la Défense, Antony, il affirme que les 42 camps en questions sont bel et bien en activité et que le Pakistan n'a pris aucune disposition sérieuse pour les détruire. The Dawn rappelle qu'il y a eu tout récemment une entrevue au niveau des secrétaires des Affaires étrangères pour relancer le dialogue entre les deux pays mais que ces discussions n'ont abouti à rien, si ce n'est la promesse d'un nouveau rendez-vous. Mais il ne faut pas croire au miracle souligne le ministre indien. Le journaliste pakistanais souligne par ailleurs que l'Inde n'a fait aucune proposition formelle pour la tenue d'une prochaine réunion.
La diplomatie indienne en mal de reconnaissance
En Inde, les efforts de la diplomatie indienne pour peser sur le théâtre afghan retiennent l'attention des journaux. Madame Nirupama Rao, la secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères - celle-là même qui recevait récemment son homologue pakistanais pour relancer le dialogue - vient d'achever une visite aux Etats-Unis. Il s'agissait essentiellement de souligner face à ses interlocuteurs américains la volonté d'engagement de l'Inde en Iran et en Afghanistan, rapporte The Hindu et aussi, insiste le journal, d'exprimer le souhait de voir la présence internationale confortée en Afghanistan aussi longtemps que nécessaire.
C'est raté, à en croire, The Times of India, concernant le dossier AF-Pak , pour reprendre la terminologie américaine, « l'Inde reste hors du coup » , d'après ce journal. L'atmosphère était favorable, pendant cette tournée aux Etats-Unis, écrit le correspondant du Times of India, mais en réalité, au-delà des bonnes intentions, la diplomatie indienne peine à se faire entendre à Washington, où le Pakistan continue de capter l'attention. Et pas seulement l'attention d'ailleurs, mais aussi les armes. Alors que madame Rao tentait de sensibiliser ses interlocuteurs américains, au problème que pose la fourniture d'armes au Pakistan pour la sécurité de l'Inde, Washington était en train d'approvisionner le Pakistan d'une flotte de 14 hélicoptères de combat Cobra, depuis sa base jordanienne, rapporte le Times of India.
Rio Tinto en Chine, un procès à moitié transparent
Dans la presse australienne, le procès à venir d'un employé de Rio Tinto (géant australien de l'acier) en Chine fait les gros titres de journaux. Avec cet avertissement du Premier ministre australien à la Chine, « le monde vous observe », avertissement qui traduit semble-t-il le manque de confiance de Kevin Rudd dans la justice chinoise. Il le dit en terme très diplomatique, selon The Australian, il se borne à constater que « le système légal chinois est différent du système légal Australien ».
En tout cas, le gouvernement australien s'engage à faire tout ce qui est en son pouvoir pour aider l'homme qui comparaitra lundi prochain devant un tribunal de Shanghai. Monsieur Stern Hu, un australien d'origine chinoise, est accusé d'avoir violé des secrets commerciaux en pleine négociations sur l'acier. Il doit également faire face à des accusations de corruption. Cette partie-là du procès pourrait se dérouler en présence de représentants consulaires australiens, afin que ceux-ci puissent juger de la validité de la procédure, mais pour ce qui est des accusations d'espionnage industriel, c'est une autre histoire. Les autorités australiennes se voient refuser l'accès au procès. Le Sydney Moring Herald évoque un arrière-plan politique dans cette affaire, la rivalité des clans de l'actuel président Hu Jintao et de son prédécesseur Jiang Zemin. C'est ce qui complique tout. Evidemment, aucune allusion à ce genre de chose dans vos journaux chinois où l'on se borne à annoncer la date prochaine de l'audience. On en reparle lundi.
Les droits de l’homme au Sri-Lanka, le grand malentendu
Il était temps. Le gouvernement vient d'approuver un programme censé promouvoir le respect des droits de l'homme, avec des mesures s'étalant sur les quinze ans à venir, au moment où les Nations Unies s'agitent et promettent de leur côté, d'établir un panel d'expert sur la question, des experts internationaux qui se pencheraient notamment sur les violences enregistrées à la fin de la guerre menée par l'armée sri-lankaise contre les Tigres Tamouls, où il semblerait que les militaires aient passé la mesure et procédé à un certain nombre d'exécutions sommaires injustifiables - c'était au printemps dernier.
On sait peu de chose des intentions réelles du gouvernement sri lankais, le site d'information en ligne Lanka page l'annonce sans en dévoiler le contenu, mais l'on comprend qu'il ne s'agit pas d'une réconciliation avec les Nations unies. Car le ministre en charge de ce plan déclare que de toute façon, il n'y a aucune raison de laisser des représentants de la communauté internationale mettre leur nez dans les affaires du Sri-Lanka. Aucun incident passé ne justifiant, selon lui, l'intervention d'experts étrangers. Les autorités sri-lankaises au plus haut niveau continuent de contester l'action des Nations unies contre ceux qu'ils présentent comme les héros de la guerre.

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