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    Sports

    Amadou Fall: «L’Afrique a toujours été importante pour la NBA»

    media Reuters

    Amadou Fall a été désigné vice-président de la NBA, la Ligue de basket-ball nord-américaine. Le Sénégalais sera notamment chargé du développement du basket en Afrique. Il dirigera le tout premier bureau de la NBA ouvert sur le continent, en Afrique du Sud. L’ancien dirigeant des Mavericks de Dallas explique à RFI les enjeux de son action sur place.

    La NBA va ouvrir son premier bureau sur le continent africain, en Afrique du Sud plus précisément. Pourquoi cette décision ?

    La NBA est impliquée en Afrique depuis plus de vingt ans. Ce bureau permet de conforter cet engagement. Nous voulons développer le jeu sur ce continent avec le concours des fédérations, de tous les acteurs du basket-ball africain et de nos partenaires commerciaux.

    Quand est-ce que ce bureau va commencer ses activités et quels seront ses objectifs ?

    Nous sommes actuellement en Afrique du Sud pour ouvrir les locaux à Johannesburg. Le bureau devrait commencer ses activités durant la deuxième quinzaine du mois de mai. Notre objectif sera d’augmenter le nombre de pratiquants. Pour cela, nous souhaitons rendre le basket-ball plus accessible à tous les jeunes souhaitant devenir de bons joueurs.

    L’Afrique est-elle un nouveau « réservoir » de joueurs pour la NBA ?

    L’Afrique a toujours été importante pour la NBA même s’il est vrai qu’il n’y a pas eu énormément de publicité autour de nos actions. De nombreux voyages ont pourtant eu lieu ici. Plusieurs joueurs NBA se sont rendues sur le continent. En 1993, par exemple, le Congolais Dikembe Mutombo s’est rendu en Afrique du Sud avec deux autres grands pivots : Patrick Ewing et Alonzo Mourning. Notre « commissionner » (patron de la NBA, Ndlr), David Stern, était également présent. La NBA a participé à la création de camps de basket-ball au Nigeria, au Kenya, en Tanzanie ou en Zambie.

    Du point de vue purement sportif, vingt-cinq joueurs africains ont évolué jusqu’à présent en NBA. On peut notamment citer le Nigérian Hakeem Olajuwon qui a gagné deux titres de champion et qui fait parti des cinquante meilleurs joueurs de l’histoire, le Hall of fame. On ne présente plus Dikembe Mutombo, élu quatre fois meilleur défenseur de la Ligue. Et actuellement, sept Africains jouent chez nous (1).

    Le basket-ball souffre de la suprématie du football en Afrique. Qu’est-ce que la NBA peut faire pour aider à son  développement sur le continent ?

    Nous pouvons affermir les expertises locales. Nous souhaitons travailler avec les Fédérations et la FIBA-Afrique dans ce but. Nous comptons lancer des séminaires pour les entraîneurs, offrir des opportunités aux administrateurs de ce sport, créer des événements attrayants. L’idée c’est aussi qu’il y ait plus d’infrastructures. En basket-ball, les besoins matériels sont plus importants qu’en football où on peut créer un terrain n’importe où. Le basket-ball est un sport très populaire en Afrique. Il suffit de le rendre plus accessible.
    Nous voulons également que les fans puissent voir des matches de la NBA, diffusés sur les chaînes nationales locales.

    Dans quels pays l’engouement pour la NBA est-il le plus fort ?

    C’est difficile de mettre un pays en avant… Nous allons au Sénégal, par exemple, car c’est une de nos priorités. Le jeu y est populaire et l’équipe nationale dispose d’un palmarès. Nous organiserons à Dakar le camp « Basket-ball without borders » (« Basket-ball sans frontières », Ndlr) qui réunit soixante-cinq jeunes entre le 5 et le 8 août 2010.

    Partout où la NBA est diffusée, sa popularité est énorme. Y compris en Afrique du Sud, considéré comme un pays de football. Les gens s’intéressent à ce qu’on met en place, ici. La passion est forte au Sénégal, en Angola, au Nigeria comme dans le reste du monde.

    Plusieurs fédérations africaines ont assisté au All-Star week-end (2) à Dallas. Elles ont montré beaucoup d’enthousiasme.

    L’Afrique est-elle un marché important pour la NBA ?

    C’est un marché extrêmement important, oui. Les vingt-cinq joueurs africains qui ont foulé les parquets NBA donnent une idée du potentiel que recèle ce continent. Mais nous voulons y développer davantage la pratique pour le bien de l’Afrique et du basket-ball mondial. En améliorant la qualité du jeu sur place, nous améliorerons le niveau des championnats locaux et, par extension, celui des équipes nationales.

    Mais l’amélioration du jeu vise aussi à développer le business…

    Le jeu est notre business ! La qualité du basket-ball est primordiale. Lorsque la pratique se développe en quantité et en qualité, le business aussi. Mais il y a tout un travail à effectuer en amont.

    Quelles sont les relations entre la NBA et la FIBA-Afrique, l’instance tutélaire du basket-ball africain ? Voit-elle d’un bon œil vos ambitions sur le continent ?

    Nous travaillons en étroite collaboration avec la FIBA-Afrique pour le camp « Basket-ball without borders », par exemple. Nous avons beaucoup de respect pour la FIBA et ses compétitions. Nous encourageons nos joueurs à défendre leurs couleurs nationales lors des Afrobasket notamment.

    (1) Luc Mbah A Moute (Cameroun/Milwaukee Bucks), DeSagana Diop (Sénégal/Charlotte Bobcats), Hasheem Thabeet (Tanzanie/Memphis Grizzlies), Serge Ibaka (Congo/Oklahoma City Thunder), Luol Deng (Soudan-Grande-Bretagne/Chicago Bulls) et Didier Ilunga-Mbenga (RDC-Belgique/Los Angeles Lakers).
    (2) Le All-Star week-end se déroule chaque année, en février. Il permet notamment d’organiser le All-Star Game, un match entre les vingt-quatre meilleurs joueurs de la NBA.

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