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Article publié le : vendredi 19 mars 2010 - Dernière modification le : vendredi 19 mars 2010

Une économie à la recherche de moteurs de croissance

Le président sénégalais Abdulaye Wade en 2007 au World Economic Forum on Africa à Cape Town (Afrique du Sud).
Le président sénégalais Abdulaye Wade en 2007 au World Economic Forum on Africa à Cape Town (Afrique du Sud).
AFP/GIANLUIGI GUERCIA

Par Laurent Correau

Il y a 10 ans jour pour jour, le 19 mars 2000, le Sénégal élisait un opposant à la tête du pays et connaissait une alternance démocratique. Abdoulaye Wade remportait l’élection présidentielle en brandissant le mot d’ordre du « sopi », le « changement » en wolof. 10 ans plus tard, peut-on dire que ce changement est survenu ? En matière économique le bilan est en tout cas mitigé, car si le Sénégal a fait des progrès sur certains points importants pour sa compétitivité, il cherche toujours de nouveaux moteurs de croissance.

De notre correspondant à Dakar, Laurent Correau

Abdoulaye Wade aime dire qu’il pose des jalons pour gagner la bataille de demain… et en 10 ans, il a effectivement pu lancer plusieurs chantiers importants : forte augmentation des dépenses de l’Etat pour le secteur de l’éducation ou développement des infrastructures… L’environnement économique n’a pourtant pas pu être complètement assaini. L’alimentation en électricité notamment, reste hasardeuse.

Le pays, 10 ans après l’alternance, cherche toujours par ailleurs de nouveaux moteurs de croissance.

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20/03/2010 - Sénégal/Anniversaire

Ces dernières années, les autorités sénégalaises ont décidé de miser sur l’agriculture avec la GOANA, la Grande Offensive Agricole pour la Nourriture et l’Abondance. Et ce volontarisme, associé à de bonnes pluies a permis une forte croissance des récoltes. Mais les progrès sont trop récents pour qu’on puisse encore juger de leur durabilité. Et les circuits de commercialisation restent déficients. Paradoxe d’un pays d’élevage… qui importe pourtant du lait en poudre…

« En matière de tourisme, nous avons mangé une partie de notre capital en distribuant les côtes à des privés » regrette le professeur Moustapha Kassé, de l’Université Cheikh Anta Diop, avant de poursuivre : « Il y a énormément de goulots d’étranglement dans le secteur de la pêche. Nous avons également un véritable problème d’industrialisation ». Les ICS, les Industries Chimiques du Sénégal, pilier de l’économie sénégalaise qui extraient l’essentiel du phosphate et le transforment, redémarrent à peine après plusieurs années de crise.

Pratiques douteuses

Selon l’économiste Moubarack Lo, « Le régime libéral a osé lancé des projets que l’administration socialiste aurait eu plus de mal à mener, mais le revers de la médaille c’est qu’il a plus tendance à se laisser aller aux dérapages » L’économie sénégalaise a dû encaisser ces dernières années le choc des dépenses hors-budget et autres avances sur trésorerie qui avaient conduit la dette intérieure à un niveau quasi insoutenable pour le secteur privé.

Les pratiques douteuses touchent les différents niveaux de l’Etat et ses différents démembrements : de la valise de billets remise par la présidence de la République en cadeau à Alex Segura, l’ancien représentant du FMI à Dakar… aux méthodes de gestion cavalières de certaines structures officielles décrites dans les rapports de l’ARMP, l’Autorité de Régulation des Marchés Publics. « Si on veut remettre l’économie en marche, il faut en revenir à des principes élémentaires de bonne gouvernance ! », lance un haut fonctionnaire qui a requis l’anonymat.

10 ans après l’alternance, enfin, le déséquilibre entre Dakar et l’intérieur du pays reste criant. La capitale est hypertrophiée (2,5 millions d’habitants en 2008 pour la région de Dakar selon les chiffres de l’agence nationale de statistique, l’ANSD) et la plupart des activités économiques s’y concentrent.

Pikine, la grande ville de banlieue, a connu une très forte croissance alimentée par l’exode rural, tandis que les campagnes peinent à trouver des bras valides. Ce déséquilibre régional et cet exode montrent bien le danger d’une économie sans moteurs, incapable de fixer les populations à l’intérieur du pays : elle devient génératrice de frustrations, en dépit de ce que les autorités ont pu réaliser.

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Commentaires (4)

changemant de mantalitee polique pour l afrique 10 de nean

Il était une fois un jeune patriote et nationaliste, qui avais accepter de donnée sa vie pour les peuple africain meurtrie par l`impérialisme, Thomas Sankara fils d’un homme réel crée a l image de dieu, fils de patrice émeri Lumumba ses deux homme on étais tuer sur les bois de pécher accusé de leur amour envers les autre. L’Afrique demeure et reste est restera un continent de vainqueur a cause de sans des homme saint , versée pour les économie de detractaire est de prédataire qui on fait prostituer les monde,

opinion

Je suis d'accord avec cette analyse. Dans le domaine économique il y a certes des problèmes mais il faut saluer les efforts consentis. Dans les autres secteurs (éducation, santé, agriculture, etc), des actes concrets ont été posés. A mon avis il y a une progression même si l'on reconnait qu'elle est faible. Pour tous ceux qui disent que rien ne marche, il faut relativiser. Nous devons tous nous mettre au travail et diminuer le bavardage. L'avenir nous réserve de bonne chose si nous arrêtons de nous plaindre.

voila une vision trop

Voila une vision trop pessimiste.

malheureusement, c'est une

Malheureusement, c'est une vision objective de la situation. Le régime de Wade depuis 10 ans a accentué la pauvreté, un pays très rural (de la bouche de son président à 73%) devrait valoriser l'agriculture et l'élevage et même l'agro-business, assurer la nourriture des populations. Au lieu de tout cela, on assiste depuis 2000 à des discours, des projets sans une réelle réponse aux besoins des sénégalais qui vont se soigner et manger à leur faim.

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