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La CITES rejette toute restriction au commerce des coraux précieux

La conférence de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées) a rejeté dimanche 21 mars à Doha une proposition conjointe des Etats-Unis et de l'Union européenne visant à réguler les exportations de coraux rouges précieux, utilisés en bijouterie.
Avec notre envoyé spécial à Doha, Guilhem Delteil
Il y a trois ans, l’inscription des corallium avait déjà été rejetée par les Etats parties de la CITES, la Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées.
Ce dimanche 21 mars, les Etats-Unis espéraient enfin que les contrôles seraient imposés à leur commerce, car selon le représentant de Washington à cette conférence, la collecte des coraux rouges est intense en mer Méditerranée et la situation dans le Pacifique est encore pire. « Deux espèces, dit-il, ont même complètement disparu des eaux d’Hawaii ».
Mais si les experts de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), appelés à se prononcer sur cette proposition, reconnaissent que la population de coraux rouges est en déclin, ils estiment que cette baisse n’est pas suffisamment importante pour justifier une inscription de cette espèce à la CITES.
Nombre de ces pays pratiquant la pêche de ces coraux comme le Japon, la Tunisie, le Maroc, se sont engouffrés dans la brèche pour contester la proposition des Etats-Unis. A tour de rôle, tous ont insisté sur les conséquences économiques qu’aurait cette inscription pour les populations qui pêchent les coraux rouges.
En réponse, l’Union européenne, favorable à la mesure, a souligné que l’inscription à l’annexe 2 n’interdirait pas tout commerce international de ces coraux mais renforcerait les contrôles, notamment dans les pays où la législation locale est assez souple.
Des assurances qui n’ont pas su convaincre les deux tiers des pays présents. Le commerce international des coraux rouges n’est donc toujours pas réglementé par la CITES.

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